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Antonio del Castillo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Cordoue 1616  – id. 1668).

Fils d'un peintre médiocre, Agustín, et neveu du Sévillan Juan del Castillo, il est la figure capitale du xviie s. à Cordoue, centre artistique d'une remarquable indépendance. Orphelin à dix ans, il acheva ses études de peinture v. 1635 à Séville, où il fut sans doute élève de Zurbarán, avant de revenir à Cordoue, en 1645 (date du grand Martyre de saint Pélage de la cathédrale). Il a laissé dans les églises de Cordoue un grand nombre de toiles vigoureuses, dont le musée a recueilli une partie. Son style reflète partiellement le réalisme sévère de Zurbarán (Calvaire, musée de Cordoue), avec plus d'emphase et de brutalité (Saint Paul, id. ; Saint Bonaventure, musée de Bilbao), mais aussi parfois avec un sens narratif vif et nerveux dont manquaient ses maîtres et qu'il atteignit par une intelligente assimilation des estampes flamandes, qu'il utilisait fréquemment (Baptême de saint François, musée de Cordoue ; Histoires de Joseph, Prado). Son œuvre graphique, que caractérise l'esprit de synthèse, le désigne comme le dessinateur le plus fécond de l'école espagnole (Madrid, B. N. ; musée de Cordoue ; Louvre).