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Emily Carr

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre canadien d'origine britannique (Victoria, Colombie-Britannique, 1871  – id., 1945).

Elle étudia d'abord à San Francisco (1889-1894) puis en Angleterre à partir de 1899, à la Westminster Art School, ou à Saint Ives en été. Elle y souffrit notamment d'anémie et devait toujours être en butte à de constants problèmes de santé. Établie en 1905 à Vancouver comme professeur de dessin, elle visita des réserves et des villages indiens de la côte ouest du Canada (1907) et commença à peindre en s'inspirant de la culture indienne.

Jugeant nécessaire de parfaire sa formation, elle entama de nouvelles études, cette fois à Paris (1910), notamment à l'académie Colarossi. Elle travailla aussi en Bretagne, où il est probable qu'elle rencontra l'artiste néo-zélandaise Frances Hodgkins (1869-1947), et en Suède. De retour à Vancouver, elle entreprit une nouvelle série de peintures, qu'elle exposa en 1912 et 1913 (Potlatch Figure, 1912) mais qui n'eurent aucun succès dans une ville peu préparée à accueillir les tendances les plus neuves de l'art européen. Découragée, E. Carr abandonna alors la peinture jusqu'à ce que l'ethnologue Marius Barbeau remarque et contribue à faire exposer certaines de ses œuvres de 1912 à la N. G. d'Ottawa (1927). Elle recommença à peindre, exposa avec les Sept (1930) et trouva alors l'équilibre de son style (Sky, Forest Landscape II, tous deux v. 1935, Ottawa, N. G. of Art ; Scorned as timber beloved of the sky, 1935, Vancouver, Art Gallery). Peu à peu, elle fut reconnue par le grand public mais sa santé l'obligea à cesser tout travail en 1942-43. Elle laissa une autobiographie, publiée après sa mort (Growing Pains, Toronto, 1946), et un journal (Hundreds and Thousands, The Journals of Emily Carr, id., 1966).