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Jean-Baptiste Carpeaux

Jean-Baptiste Carpeaux, la Danse
Jean-Baptiste Carpeaux, la Danse

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre et sculpteur français (Valenciennes 1827  – Courbevoie 1875).

Arrivé à Paris en 1842 avec le désir de faire carrière de sculpteur, Carpeaux débuta misérablement. Admis à l'École des beaux-arts en 1844, il fut l'élève de Rude, puis de Duret, et remporta le prix de Rome en 1855. Malgré ses succès, malgré la faveur de Napoléon III, qui l'attira dans son intimité et le combla d'honneurs, sa vie fut pleine d'amertume. Incompris de ses contemporains, déçu dans ses affections, miné par la maladie, il connut bien des découragements. Sculpteur génial, Carpeaux fut aussi un grand peintre. Il confiait : " J'ai barbouillé bien des toiles... j'aime cet art avec passion. " Très tôt, il copia Rubens, Géricault, Delacroix. Pensionnaire à la Villa Médicis, il s'imprégna des fresques de la Sixtine. Il accomplit néanmoins un œuvre peint parfaitement original. Étranger aux concessions, il fouettait sa toile de zébrures sombres et colorées, lui conférant avec ces accents emportés un aspect pathétique : caractère bien assorti à certains sujets (l'Attentat de Berezowski, 1867, Paris, musée d'Orsay), mais qui se retrouve dans les représentations de fêtes (Bal costumé aux Tuileries, 1867, id.).

Peintre visionnaire des tumultes et des foules vibrantes, il fut aussi un portraitiste pénétrant, laissant de ses familiers et de lui même des images tendres ou cruelles, toujours intenses (la Marquise de Cadore, 1862, musée de Valenciennes). Il devait ce don de la spontanéité et du fugitif à la promptitude de son œil, à la rapidité de son dessin. À tout instant, il prenait des notes, aussi bien dans la rue qu'aux réunions de la Cour. Les peintures nées de ces croquis, avec une apparence voulue d'ébauche et de premier jet, sont, dans un esprit moderne, l'expression même de la vie et du mouvement.

Le musée de Valenciennes, le château de Compiègne, le Petit Palais et le musée d'Orsay à Paris conservent de belles séries de peintures de Carpeaux.