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Antonio Carnicero

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Salamanque 1748  – Madrid 1814).

Fils d'un sculpteur de Salamanque appelé à Madrid pour la décoration du nouveau Palais royal, Antonio Carnicero, comme ses trois frères, étudia les arts du dessin ; il passe une partie de sa jeunesse à Rome (1760-1766). Sa carrière officielle fut régulière et brillante : prix de l'Académie en 1769, académicien en 1788, " pintor de Cámara " en 1796, maître de dessin des Infants en 1806, il fut en outre l'artiste préféré du favori de la reine, Godoy, dont il fit plusieurs bons portraits, notamment celui de l'Académie de San Fernando. D'autres portraits, moins gourmés, évoquent les relations de l'artiste : l'acteur Vicente Garcia (1802), la vigoureuse Doña Tomasa de Aliaga, au Prado. En 1808, avant de devenir " pintor de Cámara " de Joseph Bonaparte, il peignit Ferdinand VII (Real Academia de la Historia, Madrid). Mais une part aussi importante de l'œuvre de Carnicero est consacrée à la vie populaire du temps, traitée avec moins de grâce que chez Paret, moins de verve que chez Goya, mais de façon attrayante bien qu'un peu rigide, soit par la peinture (l'Ascension de la montgolfière, au Prado, Toreros, Majas), soit par la gravure. Dans ce domaine, 2 suites sont particulièrement significatives. La Coleccion de las principales suertes de una corrida de toros (1790) est la première en date, sinon la meilleure du genre que Goya devait illustrer au moment où l'art tauromachique est en pleine rénovation ; le succès en fut rapide et les imitations nombreuses. L'autre, le Real Picadero, présente des scènes d'équitation dont les acteurs sont de hauts personnages : Charles IV, Godoy. Il participa avec les autres peintres contemporains à la décoration de San Franscisco el Grande de Madrid en exécutant 6 toiles pour le cloître.