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Valentin Carderera

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Huesca 1796  – Madrid 1880).

Cet Aragonais est l'une des figures les plus intéressantes du xixe s. espagnol par sa curiosité intellectuelle, son ouverture internationale et la sûreté de son goût. Après avoir étudié à l'Académie de San Luis de Saragosse, il alla à Madrid et fut l'élève du peintre académique Maella, puis obtint du duc de Villahermosa une pension pour Rome de 1822 à 1831. Comme peintre, il fut surtout un bon portraitiste, encore très classique, d'une élégance un peu compassée : le Prince d'Anglona (Madrid, Museo romántico). En revanche, le large éclectisme de ses goûts, son intérêt pour le passé national, plus spécialement pour l'archéologie, l'architecture et la peinture du Moyen Âge, ses amitiés littéraires et sa collaboration aux jeunes revues comme El artista le rattachent au Romantisme militant. Outre les travaux d'érudition, dont le plus considérable est sa monumentale Iconografia española (2 vol., 1855-1864), recueil de dessins sur les édifices espagnols menacés par la Desamortizacíon, il publia de nombreuses études sur les peintres espagnols, et notamment sur Goya. Admirateur de son grand compatriote aragonais, il fut l'un de ses premiers biographes et l'un des plus sûrs, de l'article d'El artista (1835) à celui de la Gazette des beaux-arts (1860). Membre de plusieurs académies, collectionneur inlassable autant qu'averti, il participa à l'organisation du Musée national de la Trinidad, où furent rassemblés les tableaux sauvés lors de la fermeture des édifices religieux (1848), enseigna la théorie et l'histoire des beaux-arts à l'Académie de S. Fernando de Madrid et contribua largement à la création, en 1873, du Museo provincial de Huesca, auquel il donna 72 œuvres dont de nombreux primitifs. Sa collection de lithographies et de gravures y est présentée dans une salle où figure aussi son portrait par Federico Madrazo. De même, c'est à lui que la Biblioteca national et l'Academia de S. Fernando de Madrid doivent, chacune, plusieurs centaines de dessins de haute qualité.