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Alonso Cano

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Grenade 1601  – id. 1667).

Peintre, architecte et sculpteur, Cano est l'artiste le plus complet du Siècle d'or. Il part de bonne heure à Séville, où il collabore avec son père à la construction de retables. En 1616, il entre dans l'atelier de Pacheco, où il rencontre Velázquez, et, en même temps, il semble avoir appris la sculpture avec Montañes. De cette époque, deux ensembles sculptés sont conservés : le Retable de Lebrija (1629-1631) et le Retable de saint Jean l'Évangéliste au couvent de Santa Paula de Séville, pour lequel Cano exécute également les peintures, aujourd'hui dispersées (Londres, Wallace coll. ; Sarasota, Ringling Museum ; Louvre). En 1638, il passe au service du comte-duc d'Olivares à Madrid et se consacre surtout à la peinture. On conserve quelques compositions de cette époque, qui marquent bien le passage de la technique encore ténébriste, aux modelés sombres, de la période sévillane (Saint François Borgia, 1624, musée de Séville), à une manière plus légère, aux couleurs claires et aux touches plus déliées (Christ en croix, 1643, Madrid, coll. part.). En 1644, son épouse est assassinée. Impliqué dans le procès, il semble qu'il ait été disculpé, car, après un court séjour à Valence, il reprend son travail à la Cour (les Rois goths, Prado ; Retable de l'église de Getafe, près de Madrid, 1645). Durant ces années, son style s'allège et s'oriente vers une recherche de beauté idéale et un coloris clair et raffiné d'origine vénitienne, mais qui demeure sensible à celui de Velázquez (Miracle du puits de saint Isidore, Prado ; l'Immaculée, musée de Vitoria.) En 1652, sur la promesse de recevoir les ordres sacrés, il sollicite la charge de chanoine économe de la cathédrale de Grenade. Il l'obtient et revient dans sa ville natale, où il commence un grand cycle de 7 toiles de la Vie de la Vierge pour décorer le chœur de la cathédrale. Son style acquiert alors une certaine emphase baroque et une relative grandiloquence. De continuels procès avec le chapitre de la cathédrale l'obligent à revenir à Madrid en 1657, où il travaille pour des églises (le Christ à la colonne, Carmélites d'Ávila). En 1658, le procès s'étant terminé par son ordination sacerdotale, il revient à Grenade, s'installe de nouveau à son poste et réalise alors ses dernières œuvres (la Vierge du rosaire, cathédrale de Málaga).

Parmi ses autres peintures, conservées hors d'Espagne, on peut citer la Via dolorosa du musée de Worcester, le Portrait d'un ecclésiastique (New York, Hispanic Society), Saint Jean l'Évangéliste et Noli me tangere (musée de Budapest), et le Christ aux limbes de Los Angeles (County Museum of Art). Cité le plus souvent comme sculpteur, il atteint cependant à la qualité des plus grands peintres espagnols.