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Charles Camoin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Marseille 1879  – Paris 1965).

Destiné à des études commerciales, il s'oriente très tôt vers la peinture. Admis à Paris dans l'atelier de Gustave Moreau, à l'E. N. B. A., il ne profite que quatre mois de cet enseignement et, comme Matisse et Marquet, quitte l'atelier à la mort du maître, en 1898, pour travailler librement dans les rues de Paris. Trois ans plus tard, au cours de son service militaire à Aix, il rend visite à Cézanne, suscitant à la fin de la vie du grand peintre une amitié et une correspondance des plus riches. La peinture de Camoin est dans ses débuts vigoureuse et colorée (Autoportrait en soldat, 1899, Marseille, musée Cantini ; Portrait de ma mère, 1904, Marseille, musée des Beaux-Arts), et sa Cabaretière (1900, Sydney Art Gal. of New South Wales) est faussement attribuée à Gauguin ; très influencé par Marquet, il s'exprime par la couleur pure, mais sans la véritable violence du premier ni la rigueur du second.

Son fauvisme est alors tempéré par l'influence de Cézanne, dans la fluidité de la touche, et par celle, plus éloignée, de Manet dans la simplification de la mise en page (Portrait d'Albert Marquet, 1904, Paris, M. N. A. M. ; Jeune Napolitaine, 1904, Genève, Petit Palais ; la Petite Lina, 1906, Marseille, musée des Beaux-Arts). En 1905, il expose au retentissant Salon d'automne et, un an après Matisse, il part avec Marquet et Manguin travailler dans l'entourage de Signac et de Cross à Saint-Tropez. Ensemble, ils effectueront des voyages à Londres, en Italie, à Francfort, en Corse, et Camoin se rendra au Maroc avec Marquet et Matisse.

Le peintre partage alors son temps entre ses deux ateliers à Montmartre et à Saint-Tropez. En 1912, il expose à Paris chez Kahnweiler et prend part à l'Armory Show de New York. En 1918, il rencontre Renoir à Cagnes, et leur amitié épanouit désormais son impressionnisme latent dans des paysages, des nus et des natures mortes d'un style voluptueux et coloré (le Canal de la douane à Marseille, 1928, Saint-Tropez, musée de l'Annonciade ; la Coupe bleue, 1930, Paris, M. N. A. M.). De nombreuses rétrospectives lui sont consacrées : au M. A. M. de la Ville de Paris en 1952, à Chicago en 1960 puis à New York en 1961, au musée des Beaux-Arts de Marseille en 1966, etc. Camoin a eu une production très importante et continue, qu'il amputa par quelques destructions massives de ses œuvres (notamment en 1913 et 1944). Il est bien représenté dans les musées français, à Aix-en-Provence (musée Granet), Marseille (musée des Beaux-Arts et musée Cantini), Saint-Tropez (musée de l'Annonciade) et Paris (M. N. A. M.), ainsi qu'à Berlin (N. G.), Bonn (Städtisches Kunstmuseum), Genève (Petit Palais), Sydney (Art Gal. of New South Wales) et New York (M. O. M. A.).