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Pier Paolo Calzolari

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste italien (Bologne 1943).

La participation de Calzolari à l'Arte Povera pourrait sembler un intermède entre deux pratiques de la peinture, cependant son œuvre trouve son unité dans une même traversée poétique. Alors qu'à ses débuts, vers 1965, il produit une peinture lyrique, expressive et violente, il parvient vite à un travail d'assemblages, d'installations, de performances polysémiques où chaque élément est pris comme une phase d'un état de transformation. La glace, le plomb, la mousse, le feutre, la cire ou le miel, le sel deviennent ainsi les moyens d'une quête du sublime à travers la lumière et l'ombre.

Calzolari a particulièrement affectionné les plaques réfrigérantes et leur givre, ainsi dans Un flauto dolce per far mi suonare (1968), mais aussi le néon, notamment pour l'installation Sans titre (1970-71, Paris, M. N. A. M.), qui utilise aussi haut-parleurs et bandes magnétiques susurrant les mots écrits par les lettres lumineuses. Cela rappelle l'importance accordée par l'artiste au son et à la musique dans ses performances (Untitled, 1972 ; Appunti-appunto, 1978). Quoique certaines toiles soient encore traitées avec des assemblages d'objets (Sans titre, 1979) où une planche, une sellette avec une cafetière reçoivent comme fond une peinture d'un noir brossé, avec un seul motif de lune, le grand Monochromo blu marque, en 1979, son retour à la peinture et à sa jubilation.

Pier Paolo Calzolari a participé à la plupart des expositions organisées avec les tenants de l'Arte Povera ; une rétrospective lui a été consacrée au Museo Pignatelli, Naples, 1977 et à la G. N. du Jeu de Paume (Paris) en 1994.