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Corrado Cagli

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Ancône 1910  – Rome 1976).

Formé d'abord dans l'ambiance de la " Scuola romana ", il séjourne ensuite à Paris et à New York. Depuis 1948, il s'est fixé à Rome. Ses premières œuvres (1930), de tendance cubiste, s'insèrent dans une structure classique et figurative en y intégrant des éléments repris de la Renaissance italienne. S'opposant à la rhétorique du mouvement Novecento, sa peinture, narrative, traduit des mythes modernes en de vastes compositions : fresques, détrempes, mosaïques (fontaine monumentale de Terni). Le problème des rapports entre peinture et architecture l'a toujours préoccupé, et les données de son art s'y prêtaient, étant nées d'exigences formelles et expressives et d'un goût poussé pour l'expérimentation technique ; l'artiste est en effet hostile à toute concession intimiste ou sentimentale. À partir de 1933, Cagli exécuta plusieurs cycles pour des édifices publics, que le régime fasciste détruisit en partie : œuvres pour la Mostra edilizia (Rome, 1933), Course des Barbares (Castel dei Cesari), décorations pour la Quadriennale de Rome (1934) et pour les Triennales de Milan (1933, 1937). Il décora également le pavillon italien de l'Exposition internationale de Paris (1937) et, en 1960, peignit la fresque du palais de l'E. U. R., à Rome.

Après la guerre, il pratique une peinture de caractère fantastique, où alternent les modes abstrait et figuratif. Son goût pour l'étrange le conduit à une forme de Surréalisme néo-métaphysique qui, à l'exemple des " frottages " de Max Ernst, se développe à partir des possibilités techniques du matériau et où hasard et maîtrise interviennent au même titre. Une iconographie complexe, utilisant des symboles ésotériques ou des alphabets primitifs, constitue le fondement des cycles de cette période (les Tarots, Motifs cellulaires, les Empreintes, 1949-1950), résultats de continuelles recherches d'ordre technique : papier collé, empreintes à l'emporte-pièce, éclaboussures (les Métamorphoses, 1957 Papiers, 1958-59). En 1959, il donne une série de sculptures, puis des encres de couleur (les Siciliennes, 1962-63).

Cagli a participé à de nombreuses expositions (Rome, Milan, Paris, États-Unis ; deux expositions personnelles à la Biennale de Venise en 1952 et 1964) et remporté le prix Marzotto (1958).