En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Bonamico Buffalmacco

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (documenté de 1315 à 1340).

Les chroniques anciennes le citent parmi les artistes toscans les plus importants de son temps, doté en outre d'une personnalité fantasque ; mais aucune œuvre documentée avec certitude ne subsiste de lui, sauf peut-être un ensemble de fresques, difficiles à juger en raison de leur état, dans l'église de la Badia de Settimo (1315). L. Bellosi a proposé de lui restituer la fameuse série de fresques du Campo Santo de Pise (Triomphe de la Mort, Jugement dernier, l'Enfer, la Thébaïde, la Résurrection, l'Ascension), longtemps attribuées à Traini, puis à un bolonais (Longhi) et qui constituent l'un des grands monuments de la peinture du Trecento. Seraient également de lui une fresque (la Madone avec des saints) au dôme d'Arezzo (1340) et des fresques au baptistère de Parme (Saint Georges et la Princesse). Sa présence en Émilie expliquerait les contacts avec la miniature bolonaise reflétés dans les fresques de Pise et remarqués par Longhi. Sa puissance expressive le situe en marge des tendances giottesques les plus traditionnelles. C'est un indépendant, mais son influence se remarque à Pise (notamment dans l'œuvre de Traini), à Florence et à Arezzo. L'hypothèse avancée par Bellosi a été accueillie favorablement par de nombreux historiens.