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Rodolphe Bresdin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Dessinateur et graveur français (Montrelais, près d'Ingrande 1822  – Sèvres 1885).

Il emprunta son sobriquet au nom du héros de Fenimore Cooper, Chingachgook (le Dernier des Mohicans, 1826). Sa vie aventureuse et chaotique inspira des romanciers : Champfleury (Chien-Caillou, 1847) et Alcide Dusolier (le Maître au lapin, 1861). Venu à Paris en 1839, il ne s'y fixa jamais longtemps. Il partit pour Tulle (1851), puis pour Bordeaux, où il connut Odilon Redon, émigra en Amérique, au Canada (1873-1876), vivant le plus souvent dans une profonde indigence. Son œuvre consiste en gravures et en eaux-fortes, pièces de petites dimensions, retouchées maintes fois par l'artiste, qui révèlent une attention obsessionnelle portée au détail et suscitent tout un univers fantasmagorique. Il inventa d'inextricables forêts d'une grande densité romantique (le Bon Samaritain, lithographie, qui connut du vivant de Bresdin six tirages ; la Comédie de la mort ; la Fuite en Égypte ; la Sainte Famille), des paysages abrupts de visionnaire (la Crevasse, plume, 1860, Chicago, Art Inst.). Une affinité spirituelle l'apparente à Rembrandt, à Dürer, à Altdorfer, à Savery. Quoique admiré et soutenu par un cénacle d'écrivains, tels Hugo, Baudelaire, Banville, cet artiste isolé fut mal connu de ses contemporains. Il influença fortement O. Redon et Hervier. Ses œuvres sont conservées à New York (Public Library, coll. Maxime Lalanne), à Chicago (Art Inst., coll. R. de Montesquiou), à Paris (cabinet des Estampes, coll. E. Chausson) et à La Haye (Gemeentemuseum).