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Louis Boulanger

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Verceil, Piémont, 1806  – Dijon 1867).

Entré en 1821 à l'École des beaux-arts, il suivit l'enseignement davidien de Guillon-Lethière et se lia avec A. Devéria. Il fréquenta les milieux romantiques, les Devéria, Sainte-Beuve, le cercle de l'Arsenal de Nodier et surtout Victor Hugo, qu'il rencontra en 1824. Ami intime de celui-ci, et en quelque sorte son peintre attitré, il prit pour thèmes nombre de ses écrits (les Fantômes, la Ronde du sabbat) et créa des costumes de scène pour son théâtre (Hernani, 1829 ; Ruy Blas, 1838 ; les Burgraves, 1843). Le Salon de 1827, un des sommets de l'éclosion romantique, montrait son immense et célèbre Mazeppa (musée de Rouen). Peintre d'outrance et de paroxysme dans ses peintures d'histoire (l'Assassinat du duc d'Orléans, 1833, musée de Troyes), il adopta dans ses portraits, dont le meilleur est Léopoldine Hugo (v. 1827, Paris, musée Victor-Hugo), une facture souple, une pâte brillante et transparente qui évoque l'art de Lawrence ou de Bonington.

Vers 1835, il se tourna vers de nouvelles sources — la littérature classique (le Triomphe de Pétrarque, 1835, disparu ; Trois Amours poétiques, 1840, Toulouse, musée des Augustins) —, optant pour un style plus dépouillé, au dessin plus appuyé. Ce fut dans ce style qu'il aborda différentes commandes de peintures décoratives : la frise de la Procession des états généraux en 1836 pour le Musée historique de Versailles, des figures allégoriques pour le Sénat et le palais de Saint-Cloud, et les tableaux de peinture religieuse pour les églises Saint-Roch et Saint-Laurent. En 1860, il fut nommé directeur de l'École des beaux-arts de Dijon, ainsi que du musée de la ville.