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Francisco Bores

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre espagnol (Madrid 1898  –Paris 1972).

Formé dans une académie madrilène et surtout au Prado, où il exécute de nombreuses copies, il expose pour la première fois, en 1925, au Salon des artistes ibériques. Il collabore avec différentes revues : Revista de Occidente, dirigée par Ortega y Gasset, España, Alfaro et Indice, dirigée par Juan Ramón Jímenez. Il se rend la même année à Paris, où il s'installe définitivement. Il y rencontre Picasso et Gris et subit alors l'influence de ce dernier, dont il se distingue par une vision plus dynamique, sensible aux valeurs. Il évolue alors vers un art plus réaliste, qu'il exprime en de vastes compositions au dessin aigu et vivant, et figure sur un mode parfois burlesque le petit monde des cafés. De 1923 à 1925, ses œuvres témoignent d'un classicisme qui évolue jusqu'en 1929 vers un style néo-cubiste. Après 1930, il perd en pittoresque ce qu'il gagne en savant raffinement, dans la représentation, intimiste, subtilement colorée, d'ateliers et de natures mortes (Piment rouge, 1939, Villeneuve-d'Ascq, M. A. M.). Dans les œuvres qu'il a réalisées au cours des années 40, resurgit un esprit de la tradition espagnole baroque (Gaudí) et violent (Goya). Il est représenté notamment à Paris (M. N. A. M.), au musée de Lille, au M. A. M. de Villeneuve-d'Ascq (donation Masurel), et à New York (M. O. M. A.), à Londres (Tate Gal.) et à Madrid (M. E. A. C.) où se trouvent conservées d'importantes œuvres sur papier de l'artiste.