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Herbert Boeckl

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre autrichien (Klagenfurt  1894  – Vienne  1966).

Boeckl fit ses études à Vienne et participa à la Première Guerre mondiale. Une première série de tableaux de cet autodidacte révèle un expressionnisme dynamique au coloris vigoureux. En 1921-22, Boeckl séjourne à Berlin, où il peint notamment Arrière-cours berlinoises (1922, Vienne, Österr. Gal.), en 1923 à Paris l'Autoportrait parisien (1923, id.) et en 1923-24 à Palerme. L'artiste subit alors l'influence de la peinture de Cézanne, et ses deux tableaux Carrière près de Sainte-Marguerite (1938, id.) et le Staatzer Kogel (1940, id.) marquent l'apogée de cette évolution. La Nature morte au tuyau de poêle (1925) annonce une phase à laquelle on doit des toiles délicates, à la touche relativement légère et d'une grande harmonie. En 1931, il travaille dans la salle d'anatomie de l'hôpital Saint-Joseph de Vienne, à partir de laquelle il réalise une série de toiles expressives sur le thème du corps humain. Le grand Autel de la Vierge (1934-1945, depuis 1965 à la chapelle commémorative de Mogersdorf, Burgenland) est l'œuvre religieuse la plus importante de l'artiste. Après la Seconde Guerre mondiale, Boeckl s'intéresse au Cubisme et à l'Art abstrait. La série des Dominicains (1948, conservée en partie à Vienne, Österr. Gal.) illustre le processus cubiste de simplification progressive et de décomposition des formes. En revanche, le Triptyque de Copertino (1957-58, Vienne, Stadthalle) et le Vieux Moulin (1960) sont essentiellement des compositions lyriques dont les tons doux découpent la surface. La tapisserie intitulée le Monde et l'homme (1957-58, Vienne, Stadthalle) et les Fresques de Seckau (1952-1960, Styrie, abbaye bénédictine de Seckau) expriment une symbolique redevable aux fresques romanes de Catalogne. Enfin, le vigoureux réalisme constructif de Boeckl éclate de nouveau dans des tableaux tels que Vue de Madrid (1952, Vienne, Österr. Gal.). Une exposition, Corps et espaces 1915-1931, a été consacrée à Boeckl (Hambourg, Kunsthalle ; Paris, M. N. A. M.) en 1989.