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Vincent Bioulès

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Artiste français (Montpellier 1938).

Deuxième Prix de Rome, professeur à l'école des Beaux-Arts d'Aix-en-Provence, Vincent Bioulès, jusqu'à la moitié des années 70, concentre l'essentiel de son travail sur la réalité tangible de la couleur, dans sa confrontation avec son support. Ainsi, avec le groupe Support-Surface, il interroge l'existence purement matérielle du tableau. Dans cet esprit, il conjugue le monochrome avec un renoncement partiel du recouvrement de la toile au profit de la teinture et du badigeonnage. À partir de 1969, son travail est marqué par l'utilisation de la bande de papier adhésif comme moyen de structuration formelle de la surface, imprimant une dimension arbitraire et involontaire à l'élaboration de l'œuvre.

L'adhésion de Vincent Bioulès au groupe Support-Surface repose sur une volonté commune de contester l'idéologie et la représentation autant que les circuits traditionnels et institutionnels de distribution et d'exposition de l'art. De 1966 à 1973, il participe, au sein du groupe A. B. C. Production de Montpellier, à de nombreuses expositions en plein air à Perpignan, Tours, Limoges et Montpellier (100 Artistes dans la ville), court-circuitant les musées et le réseau marchand. En 1970-1972, il prend part aux activités de Support-Surface, notamment à l'A. R. C. (1970) et à la Cité universitaire de Paris (1971). Après l'éclatement du mouvement, en 1972, Bioulès revient à une peinture plus traditionnelle et figurative, qui, sans céder à un retour au naturel, se situe entre Matisse et Dufy (l'Été indien à Montpellier, 1982 ; le Chant des sirènes, 1995). Il enseigne à l'E. N. S. B. A. (Paris) dès 1991. Une exposition a été consacrée à Bioulès (musée de Toulon) en 1995 et à Montpellier (musée Fabre) en 1996.