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Martin Barré

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre français (Nantes 1924  – Paris 1993).

Il se forme à l'école des Beaux-Arts de Nantes, en classe d'architecte d'abord, puis de peinture, et fait un premier séjour à Paris en 1943. À ses tout débuts, il est marqué par Picasso et Miró et travaille pour le théâtre (décors pour Huis clos de Sartre, Médée d'Anouilh, 1946-47). Il s'installe à Paris en 1948 et une réflexion sur l'apport de Mondrian et de Malévitch le conduit en 1954 à l'abstraction. Le problème de l'espace, de la forme et du fond est dès lors celui qui préoccupe le plus l'artiste. Après un voyage aux Pays-Bas en 1958, il désencombre progressivement la surface de la toile, qu'animent seulement quelques signes, diversement orientés (Peinture, 1965, Stockholm, Moderna Museet). La série dite " des zèbres ", où interviennent des bandes parallèles (1967), puis celle " des flèches " (1967-68) annoncent une réactivation de la surface (1972-1974) : des marques, des hachures colorées bleues ou ocre, transparentes sous des couches de blanc ou affirmées à la surface, modulent un espace où s'inscrivent aussi des tracés géométriques légers, suivant une grille dans laquelle le carré est privilégié. Entre 1963 et 1967, Barré a poursuivi une réflexion sur le support (éléments discontinus sur le mur) et sur le geste du peintre (couleurs directement appliquées à partir du tube ou grâce à des baguettes d'encadrement, usage de l'aérosol). À partir du milieu des années 1970, il a également privilégié l'analyse du format dans la composition de la toile (série des 14 toiles pour la Régie Renault, 1977-78) ; dans ses œuvres récentes, ses tableaux s'épurent davantage et l'artiste leur refusant toute identification les nomme uniquement par leur date d'exécution, leur série, leur dimension (92 B-124 X 128, C, 1992). Barré a exposé successivement à Paris, gal. la Roue (1955, 1956), gal. Arnaud (1957, 1968), gal. Daniel Templon (1969, 1974) et gal. Piltzer en 1976. Il est représenté à Paris (M. N. A. M. et M. A. M. de la Ville), à New York (Guggenheim Museum), à Oslo (Sonja Henie-Niels Onstad Foundations), à Rio de Janeiro (M. A. M.) et à Stockholm (Moderna Museet) et dans plusieurs F. R. A. C. français (Bretagne, Provence, [dépôt au musée Cantini, Marseille], etc.). Une grande rétrospective itinérante lui a été consacrée en 1989-90 (Nantes, Tourcoing, Nice, La Haye). Ses œuvres des années 1980 ont été présentées à Paris (G. N. du Jeu de Paume) en 1993.