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Balthasar Van der Ast

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre néerlandais (Middelburg v.  1593  – Delft 1657).

Maître à Utrecht en 1619, il s'installe en 1632 à Delft, où il restera jusqu'à sa mort. Sa plus ancienne œuvre datée est de 1610. Très lié avec le grand peintre de fleurs Ambrosius Bosschaert, son beau-frère et son maître, dont il protégea à son tour les enfants, Johannes, Abraham et Ambrosius le Jeune, il porta à une minutieuse perfection l'exécution de la nature morte de fleurs d'origine maniériste, mise à l'honneur à Middelburg au début du siècle par l'atelier de Bosschaert (Coquillages, Saint-Omer, musée de l'Hôtel Sandelin). Chez lui, les thèmes se diversifient (fleurs, fruits, insectes, coquillages surtout) et les ordonnances se compliquent davantage, souvent par juxtaposition de plusieurs natures mortes, comme dans le chef-d'œuvre du musée de Douai, le plus grand tableau connu du maître. Curieux de perspective, exécutant raffiné, sensible à l'éclat des tons comme aux nuances de la lumière, préoccupé de recherches décoratives parfois très proches de celles des Flamands Snyders et Adriaen Van Utrecht, il a joué un rôle déterminant dans l'évolution de la nature morte néerlandaise en accordant la même importance aux considérations picturales et au simple naturalisme. J. D. de Heem, son disciple, et plus tard J. Van Huysum lui devront beaucoup. L'iconographie de ses œuvres n'est pas aussi simple qu'il y paraît. Il s'agit en général de Vanitas très complexes : celles représentant des coquillages, allusion aux grandes collections constituées à l'époque, et où le coquillage représente le vice, par un lien avec les complexes emblemata du xvie siècle.