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Andrea Appiani

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre italien (Milan 1754  – id. 1817).

Il étudie à Milan sous la direction de différents maîtres ; de cette formation, il conservera une finesse d'exécution qui adoucit la froideur néo-classique de ses œuvres (Histoires d'Amour et Psyché, 1789, Monza, Villa royale). Lié au cercle de l'architecte Piermarini, il effectue des études préalables à la manière de Léonard de Vinci, qui témoignent du classicisme d'esprit néo-grec vers lequel il tend. Dans les fresques de la coupole de S. Celso à Milan (1792), il se souvient de Corrège et de Dominiquin. Même après 1796, lorsque Appiani subit l'influence de David et qu'il reçoit des charges et des commandes de portraits officiels (en 1805, il est nommé " premier peintre " de Napoléon Ier), sa peinture conserve la même fluidité de facture : Jacob et Rachel (1795-1805 env.), Portrait de Vincenzo Monti (1805, Rome, G. A. M.), Apollon et Daphné (1811, Brera). Au cours de cette période, le style de ses œuvres les plus importantes s'infléchit vers l'héroïsme tout en révélant un sens aigu de la réalité contemporaine : frise monochrome des Fastes napoléoniens (1803-1807, Milan, Palais royal, salle des Cariatides, détruite en 1943).

Appiani fut apprécié par ses contemporains, tant pour ses peintures commémoratives et allégoriques (Apothéose de Napoléon Ier, 1808) que pour ses portraits (exemples à Versailles : portraits du Général Louis-Charles-Antoine Desaix et de Madame Regnaud de Saint-Jean-d'Angély).