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Albert Anker

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture ».

Peintre suisse (Ins, canton de Berne  1831  – id. 1910).

Issu d'un milieu bourgeois, Anker abandonne en 1854 des études de théologie et entre, à Paris, dans l'atelier de Gleyre (1854-1856). Attiré par la peinture d'histoire (Luther au monastère de Erfurt, 1861, Berne, Kunstmuseum), il trouve cependant très tôt, sous l'influence des peintres anecdotiques allemands et de l'art de Chardin, les thèmes qui seront ceux de toute sa carrière : scènes villageoises, figures d'enfants et de vieillards, natures mortes. Apparemment très proche d'un Courbet et d'un Millet, Anker n'appartient pourtant pas au Réalisme, dont il ignore la truculence et les inquiétudes sociales. Ses scènes de genre (Enfants sur la balançoire, 1890, Winterthur, fondation O. Reinhart), ses portraits d'enfants (Louise, 1874, id.) décrivent dans une matière nourrie et crémeuse une existence morale idyllique où tout est calme, grâce et innocence. Artiste profondément enraciné dans la tradition, il a laissé par ailleurs des peintures sur faïence et des gravures sur bois d'une grande puissance décorative. Il est également représenté dans les musées de Bâle, de Berne et de Zurich.