En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

République dominicaine

en espagnol República Dominicana

Carton de situation - République dominicaine
Drapeau de la République dominicaine
Drapeau de la République dominicaine

État des Grandes Antilles baigné au nord par l'océan Atlantique, au sud par la mer des Antilles, la République dominicaine occupe la partie orientale de l'île d'Haïti.

  • Superficie : 48 400 km2
  • Nombre d'habitants : 10 404 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Dominicains
  • Capitale : Saint-Domingue
  • Langue : espagnol
  • Monnaie : peso dominicain
  • Chef de l'État : Danilo Medina Sánchez
  • Chef du gouvernement : Danilo Medina Sánchez
  • Nature de l'État : république à régime présidentiel
  • Constitution :
    • Entrée en vigueur : 26 janvier 2010
Pour en savoir plus : institutions de la République dominicaine

GÉOGRAPHIE

À l'Ouest, montagneux, ouvert par des fossés d'effondrement, s'oppose l'Est, formé surtout de plaines et de collines, domaines de la canne à sucre (principale ressource), de la banane, du riz, du café, du cacao et du tabac. Le tourisme est en plein essor. La population (dont Saint-Domingue concentre un peu plus de 20 %) s'accroît rapidement et est largement métissée.

1. Les milieux naturels

Le relief est tourmenté. Il est constitué d'une succession de plaines, de fossés d'effondrement, de vallées et de montagnes disposés en bandes parallèles orientées E.-S.-E. à O.-N.-O. La Cordillère centrale forme l'épine dorsale du pays (pic Duarte, 3 175 m) ; elle s'abaisse à l'est en un seuil assez bas (277 m) pour faciliter le passage entre la plaine côtière du Sud (bas plateau calcaire) et le fossé Cibao-Vega Real (remblayé d'alluvions fertiles). Au-delà du seuil, elle se prolonge par la sierra de Seibo (600 à 700 m d'altitude) jusqu'au cap Engaño. La côte nord est bordée par la Cordillère septentrionale (1 249 m), qui s'allonge jusqu'à la presqu'île de Samaná. Au sud-ouest, du cap Beata à la Cordillère centrale, se succèdent une plaine côtière, la sierra de Bahoruco (dans la presqu'île de Baharona), le fossé du lac Enriquillo (−40 m au-dessous du niveau de la mer), la sierra de Neiba, le fossé de la vallée de San Juan et de la plaine d'Azua.

Le climat, tropical (température moyenne de 25 à 26 °C) est assez humide. Les pluies se concentrent de juin-juillet à novembre-décembre, les autres mois correspondent à la saison sèche. La répartition géographique des pluies présente de vigoureux contrastes : les fossés abrités sont secs (moins de 800 mm d'eau par an dans la vallée de San Juan) ; les versants exposés aux vents d'est, très arrosés (plus de 2 m d'eau par an dans la presqu'île de Samaná). De violents cyclones peuvent ravager le pays. La végétation naturelle présente une très grande variété de formations selon la pluviométrie et l'altitude : des steppes à cactus et à buissons d'épineux à la forêt dense et à la forêt de pins caraïbes. Le potentiel agricole est important et diversifié (près de 80 % du territoire sont utilisables pour l'agriculture et l'élevage).

2. Le peuplement

L'île de Hispaniola était l'un des principaux centres de peuplement des Arawaks au sein des Antilles avant l'arrivée des Espagnols en 1492. Sa colonisation a entraîné un désastre démographique chez les Amérindiens, victimes du pillage, des maladies et de l'établissement du travail forcé. La disparition de la population amérindienne a conduit les Espagnols à utiliser des esclaves africains, mais la pratique de l'esclavage n'atteignit jamais la même ampleur que dans la partie occidentale de l'île, colonisée par les Français. La population actuelle de la République dominicaine est donc le fruit d'un métissage très large entre les descendants des esclaves africains et les colons européens. Le pays, qui compte également des communautés chinoises et japonaises, a attiré des milliers d'émigrants en provenance d'Haïti (État correspondant à l'ancienne partie française de l'île), mais aussi de Cuba, de la Jamaïque et de la Guadeloupe, et ce malgré l'instauration, sous la dictature de Rafael Leónidas Trujillo y Molina (1930-1961), d'une politique raciste qui cherchait à favoriser le blanchiment de la population en encourageant l'immigration européenne.

La population est aujourd'hui principalement urbaine (65 %) à la suite d'un exode rural massif pendant les années 1970. Elle se concentre à Saint-Domingue, à San Pedro de Macoris et à La Romana, dans le sud du pays, ainsi qu'à Santiago de los Caballeros, dans le nord. À l'image de ses voisines antillaises, la population dominicaine est jeune (31 % des habitants sont âgés de moins de 15 ans). Malgré diverses incitations gouvernementales en faveur de la régulation des naissances, les taux de natalité (24 ‰) et d'accroissement naturel (1,8 % par an) restent encore élevés. De très nombreux Dominicains ont préféré émigrer à l'étranger, tandis que, paradoxalement, il existe un fort courant de main-d'œuvre illégale en provenance d'Haïti. Enfin, l'analphabétisme, qui touchait 13 % des plus de 15 ans en 2002, reste un grave problème minant le développement du pays.

3. Les caractéristiques économiques

La République dominicaine est l'un des pays les plus pauvres de la région des Antilles. Son économie, fragile, repose avant tout sur l'agriculture, mais cette forte dépendance à l'égard du secteur agricole est compensée par la vitalité et la croissance de l'industrie manufacturière ainsi que par l'essor spectaculaire du tourisme. Mais le développement économique se heurte toujours à des difficultés structurelles, comme le montrent, par exemple, les déficiences chroniques dans l'alimentation électrique des particuliers et des entreprises. La République dominicaine reste encore très marquée par la terrible récession survenue dans le courant des années 1970. La concomitance de deux phénomènes, à savoir la chute vertigineuse des revenus d'exportation du sucre et la forte augmentation des dépenses énergétiques, a alors plongé le pays, au bord de la faillite, dans une crise profonde, aggravée par une corruption érigée en système et par la subordination des autorités politiques aux intérêts économiques des compagnies multinationales américaines. La République dominicaine a dû s'en remettre aux exigences du Fonds monétaire international (F.M.I.), qui préconisait des réformes structurelles importantes, comme le dégraissage d'une fonction publique jugée pléthorique. Mais l'application de ces directives a eu de terribles répercussions sociales, entraînant une succession d'émeutes contre la vie chère et la misère. Cependant, elle a permis à l'économie dominicaine de renouer avec la croissance. Cependant, plus de la moitié de la population active est au chômage ou sous-employée et la dette extérieure reste écrasante (plus de 7 milliards de dollars en 2005).

Les principaux produits d'exportation sont le sucre et le ferronickel. Le pays importe du pétrole, des biens de consommation ainsi qu'une bonne partie de ses produits alimentaires. En 1998, le pays a été durement touché par les inondations qui ont suivi le passage du cyclone Georges. Ses principaux partenaires commerciaux sont les États-Unis, loin devant le Mexique et le Japon. La République dominicaine a signé en 1998 un accord de libre-échange avec la Communauté des Caraïbes (Caricom).

Le secteur agricole et la pêche contribuent à 12 % du produit intérieur brut (P.I.B.) et emploient 16 % de la population active. Les cultures tropicales vouées à l'exportation coexistent avec une importante agriculture de subsistance (maïs, riz). La canne à sucre constitue la principale culture commerciale, devant la banane, le cacao (12e rang mondial) et le café. Cependant, l'industrie sucrière a subi de lourdes pertes ces dernières années, en raison d'une chute significative de ses niveaux de production.

L'industrie fournit le quart du P.I.B. et occupe 15 % des actifs. L'exploitation minière représente une source non négligeable de revenus. Elle repose essentiellement sur la production de ferronickel et, dans une bien moindre mesure, sur l'extraction d'or et d'argent. L'industrie manufacturière, principalement concentrée autour de la capitale, Saint-Domingue, a connu une forte croissance. Les petites unités industrielles dominent, une bonne partie d'entre elles étant spécialisées dans la transformation de la production agricole (raffinage du sucre, production de mélasse, confection de cigares et de cigarettes). L'activité de la sous-traitance est en pleine expansion et contribue, pour une large part, à la vitalité du secteur secondaire.

De son côté, l'essor du tourisme soutient l'activité économique d'un pays bénéficiant de ressources géographiques exceptionnelles qui en font une destination privilégiée dans la région des Antilles. La République dominicaine a développé de manière substantielle son parc hôtelier et ses structures d'accueil, en promouvant les offres « tout inclus », si bien qu'au début des années 1990 elle accueillait plus de un million de touristes par an. Le nombre de visiteurs n'a pas cessé d'augmenter depuis (4 millions en 2011) et les recettes en devises dépassent 4 milliards de dollars par an.

HISTOIRE

1. Du partage colonial aux errements de l'indépendance

Les Espagnols, avec Christophe Colomb, abordent l'île en 1492 et entreprennent sa colonisation dès 1493. Elle fut la première base de l'expansion des Espagnols dans les Antilles et le reste du continent américain.

Placée au centre des rivalités coloniales, elle est officiellement partagée entre la France et l'Espagne au traité de Ryswick (1697). La France acquiert la partie occidentale de l'île, mais la délimitation des deux territoires n'est réalisée qu'en 1776, par le traité d'Aranjuez. Au traité de Bâle (1795), l'Espagne cède finalement sa colonie à la France, alors que la partie française est en pleine insurrection antiesclavagiste. En 1801, l'ancien esclave Toussaint Louverture, principal chef de l'insurrection, occupe la partie espagnole de Saint-Domingue pour le compte de la France. Mais celle-ci envoie dans l'île le général Leclerc puis le général Rochambeau pour rétablir son autorité et le système esclavagiste. Ces troupes sont battues dans la partie française, qui devient la République indépendante d'Haïti en 1804. En revanche, la partie espagnole reste sous l'autorité militaire française. Les émigrés dominicains à Porto Rico réussissent à chasser les dernières troupes françaises en 1809 et à rattacher la partie orientale de l'île à l'Espagne, ce qui est confirmé par le traité de Paris (1814).

À l'instigation de José Núñez de Cáceres, la colonie devient indépendante en décembre 1821. L'existence du nouvel État n'est que de très courte durée, puisqu'il est envahi par Haïti en 1822. L'île connaît l'unité politique, mais la domination haïtienne est rejetée en février 1844, et l'indépendance de la République dominicaine est à nouveau proclamée. Incertain de la capacité de son pays à l'indépendance et prétextant une menace haïtienne, le président Santana fait voter la rétrocession de la République dominicaine à l'Espagne en mars 1861. La nouvelle annexion provoque une large réaction populaire, qui aboutit, après une nouvelle guerre, à l'indépendance définitive en 1865.

2. Impérialisme et dictature

La République dominicaine est secouée par des révoltes et des coups d'État, et les États-Unis interviennent à plusieurs reprises à la fin du xixe s. pour assurer le paiement des dettes. De 1916 à 1924, les Américains occupent même le pays. Pendant cette période, les États-Unis procèdent à une remise en ordre, à leur profit, de l'économie et mettent aussi sur pied une Garde nationale, dont ils confient le commandement à un jeune officier, Rafael Leónidas Trujillo y Molina. À partir de 1930, celui-ci impose son pouvoir absolu sur l'État, pouvoir fondé sur la terreur, une répression très dure et un culte effréné de la personnalité. L'île devient son domaine privé, et il contrôle toute la vie économique. Il procède au redressement financier, poursuit de grands travaux, fait distribuer des terres de l'État aux petits paysans, ce qui entraîne un développement économique spectaculaire. L'année 1960 marque le début de la désagrégation du régime de R. L. Trujillo y Molina ; en juin, le dictateur est compromis dans une tentative d'assassinat contre le président du Venezuela, Rómulo Betancourt. En août, les pays membres de l'Organisation des États américains (OEA) décident des sanctions contre la République dominicaine, tandis que le régime est condamné par l'Église et abandonné par les États-Unis. Le 30 mai 1961, R. L. Trujillo est assassiné ; le président du parti révolutionnaire dominicain (PRD), Juan Bosch, rentre d'exil. Accusé d'être une créature de la famille Trujillo y Molina, le président Joaquín Balaguer (nommé en 1960 par R. L. Trujillo y Molina) doit démissionner le 16 janvier 1962, et Rafael Bonelly lui succède. Une nouvelle Constitution est ratifiée en août 1962. Les élections du 20 décembre assurent le succès du parti de Juan Bosch, qui devient président de la République. Mais, le 25 septembre 1963, un putsch militaire le renverse et institue un triumvirat civil.

3. Le difficile chemin vers la démocratie

3.1. La Révolution constitutionnaliste

En avril 1965, de graves événements ensanglantent le pays. Une fraction progressiste de l'armée aux ordres du colonel Francisco Caamaño, jouissant d'une large adhésion populaire, renverse le triumvirat. La guerre civile, restée ancrée dans la mémoire historique dominicaine sous le nom de Révolution constitutionnaliste, les oppose alors aux généraux partisans de l'ordre dictatorial ancien.

Effrayés par le succès des partisans de F. Caamaño ainsi que par l'éventualité de la victoire d'une révolution de type castriste, les États-Unis interviennent militairement dans le pays, mais leur occupation n'est approuvée qu'a posteriori par l'OEA.

Un gouvernement provisoire est mis en place avant la tenue de nouvelles élections en 1966, très contestées par les partis de gauche, qui donnent la victoire à Joaquín Balaguer, du parti réformiste social chrétien (PRSC).

3.2. Le gouvernement personnel de Joaquín Balaguer (1966-1978)

Héritier de la période Trujillo y Molina, le président Joaquín Balaguer inaugure une nouvelle ère de gouvernement personnel, n'utilisant pas moins la terreur, la violence et la fraude que son prédécesseur pour anéantir l'opposition et assurer sa réélection en 1970 et 1974.

Deux tentatives de débarquement armé d'opposants en 1973 et en 1975 sont implacablement écrasées et utilisées à des fins de propagande pour renforcer son pouvoir. Fort du soutien des États-Unis, J. Balaguer mobilise les forces sociales en poursuivant la politique des grands travaux. Pourtant, à la surprise générale, il est battu aux élections de 1978 par Antonio Guzmán, issu du parti révolutionnaire dominicain (PRD).

3.3. Antonio Guzmán (1978-1982) et Jorge Blanco (1982-1986)

L'armée tente une nouvelle fois d'empêcher l'alternance politique. Elle se ravise après avoir subi de fortes pressions de la part des États-Unis, qui ne craignent plus de dérives socialistes de la part du PRD. Le nouveau gouvernement, atteint lui aussi par la corruption, se heurte à la crise économique et perd une bonne partie de sa base populaire à la suite de l'application de mesures d'austérité.

Aux élections de 1982, le PRD conserve le pouvoir mais change de leader, en la personne de Jorge Blanco, qui se heurte lui aussi aux effets d'une crise économique et sociale profonde.

3.4. Le retour de Joaquín Balaguer (1986-1996)

J. Balaguer revient au pouvoir à la suite des élections de 1986, marquées par la violence. Malade et quasi aveugle, le vieux caudillo renoue avec la tradition de la fraude et de la corruption pour se maintenir au pouvoir aux élections de 1990 et 1994. Mais, vivement contesté par ses concitoyens et par la communauté internationale, il accepte de réduire son mandat de moitié et de ne pas se présenter à l'élection de 1996.

3.5. Leonel Fernández (1996-2000) et Hipólito Mejía (2000-2004)

La victoire revient à Leonel Fernández, du parti de la Libération dominicaine (PLD), fondé par Juan Bosch après son départ du PRD. Lors des élections législatives et municipales du printemps 1998, le parti du président essuie un grave revers au profit du PRD.

En 1998, Saint-Domingue rétablit ses relations diplomatiques avec Cuba, au terme de presque quarante années de gel. 

En mai 2000, le candidat social-démocrate, Hipólito Mejía (PRD) est déclaré vainqueur à l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, grâce au retrait du candidat du PLD, Danilo Medina, arrivé en deuxième position. À mi-mandat, la cote de popularité du chef de l'État, qui s'était présenté comme le défenseur des pauvres, s'effondre à mesure que l'économie plonge dans une brutale récession ; en moins de deux ans, la rapide dévaluation du peso et l'inflation ont amputé de moitié le pouvoir d'achat des Dominicains.

En mai 2003, la faillite frauduleuse de la banque Baninter (1,9 milliard d'euros) secoue le pays et dévoile un système de corruption généralisé. Rejetant la responsabilité de la crise sur des facteurs externes tels que le prix élevé du pétrole, Hipólito Mejía réprime durement les grèves générales de novembre 2003 et de janvier 2004. L'annonce de sa candidature à l'élection présidentielle de mai 2004 provoque une grave crise au sein son propre parti (PRD).

3.6. Le retour de Leonel Fernández (2004-2012)

Lassés, les Dominicains optent pour le changement et élisent, pour la seconde fois, au premier tour L. Fernández avec plus de 51 % des suffrages. Ce dernier profite de sa popularité et de la faiblesse des partis d'opposition pour faire adopter par le Parlement un budget d'austérité. Il promet de résoudre la crise énergétique qui affecte gravement la vie quotidienne des Dominicains et s'engage à combattre les fléaux de la corruption et de la criminalité.

Alors que les relations avec Hugo Chávez avaient été rompues en 2003, un « accord de coopération énergétique » prévoyant la livraison de pétrole à des tarifs préférentiels dans le cadre du programme Petrocaribe, est signé avec le Venezuela en novembre 2004. En septembre 2005, le congrès – initialement réticent en raison des conditions imposées – ratifie l'association de la République dominicaine à l'accord de libre-échange entre les pays d'Amérique centrale et les États-Unis (ALEAC ou CAFTA) qui est effective en mars 2007. Avec l'appui du FMI, le gouvernement parvient ainsi à redresser la situation économique du pays.

Fort de ce bilan positif, L. Fernández remporte l'élection présidentielle de mai 2008. Avec plus de 53 % des suffrages, il est élu pour un troisième mandat, au premier tour de scrutin, devant Miguel Vargas, candidat du PRD, qui obtient de 5 % des suffrages. Tout en accusant le gouvernement sortant d'avoir massivement utilisé les moyens à sa disposition pour assurer cette réélection (en allégeant notamment par des subventions les prix du carburant et de certains produits de première nécessité), le chef de l'opposition admet sa défaite tandis que l'OEA reconnaît la transparence du scrutin.

Le 26 janvier 2010, alors que se profilent les élections législatives et municipales, une nouvelle Constitution prohibant la réélection consécutive du président de la République entre en vigueur. Avec 105 députés sur 183 à la Chambre et 31 sièges sur 32 au Sénat, le PLD et ses alliés s’imposent massivement au mois de mai.

Sur le plan régional et international, les relations de la République dominicaine avec Haïti – en dépit de quelques tentatives de rapprochement – restent tendues, en raison notamment des expulsions massives d'immigrés haïtiens par la République dominicaine. Elles se détériorent en 2005 après que la Cour interaméricaine des droits de l'homme juge le gouvernement dominicain coupable de discriminations envers les immigrés d'origine haïtienne. Elles connaissent une nette amélioration au lendemain de l'élection du président René Préval en Haïti (février), qui réserve sa première visite à la République dominicaine. Par ailleurs, cette dernière offre son assistance à son voisin dévasté par un tremblement de terre en janvier 2010.

Après avoir organisé la 36e assemblée générale de l'OEA en juin 2006, la République dominicaine accueille, en mars 2007, le premier sommet régional sur les drogues, la sécurité et la coopération ainsi que la conférence ministérielle des pays de la Caraïbe sur la lutte contre le terrorisme et le crime transnational. En février 2010, à l’occasion de la célébration du 166e anniversaire de son indépendance, elle réitère son engagement dans la lutte contre le trafic de stupéfiants (reconnaissant l'implication de certains militaires). En janvier 2010, elle offre son hospitalité à Manuel Zelaya, président déchu du Honduras, dernier acte d’une longue crise institutionnelle qui a secoué ce pays pendant plusieurs mois.

3.7. Danilo Medina Sánchez (2012-)

Ne pouvant plus se représenter à l’élection présidentielle de mai 2012, L. Fernandez laisse la place à son ancien homme de confiance, devenu son rival lors des élections primaires au sein du PLD en 2007 : Danilo Medina Sánchez est ainsi élu à la tête de l’État avec 51,21 % des voix face au candidat du PRD, l’ancien président Hipólito Mejía, qui refuse de reconnaître officiellement sa défaite.

Entré en fonctions le 16 août, D. Medina s’engage à mettre en œuvre un programme de développement visant une réduction de la pauvreté absolue et la promotion de la classe moyenne, tout en maintenant le taux de croissance à 4,5 % par an en moyenne.