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Drapeau du Cap-Vert

îles du Cap-Vert

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Carton de situation

îles du Cap-Vert
en portugais Cabo Verde
Nom officiel : République du Cap-Vert

État insulaire d'Afrique occidentale, le Cap-Vert est situé dans l'océan Atlantique, à 500 km environ à l'ouest du Sénégal.

Superficie : 4 000 km2
Nombre d'habitants : 491 000 (recensement de 2010)
Nom des habitants : Cap-Verdiens
Capitale : Praia
Langue : portugais
Monnaie : escudo du Cap-Vert

Chef de l'État : Pedro Pires

Chef du gouvernement : José Maria Neves

Nature de l'État : république à régime semi-présidentiel

Constitution :

 Adoption : 5 août 1992

 Entrée en vigueur : 25 septembre 1992

Institutions

Exécutif

Chef de l'État : président de la République

Chef du gouvernement : Premier ministre

Législatif

 Assemblée nationale

GÉOGRAPHIE

Situé entre 15° et 17° de latitude nord, à 500 km environ à l'ouest du Sénégal, l'archipel se répartit entre dix îles habitées (dont les principales sont São Tiago, Fogo, Maio, Boavista, Sal, São Nicolau, São Vicente et Santo Antão) et de nombreux îlots. Ce sont des terres volcaniques récentes, sèches, pauvres et surpeuplées, malgré une traditionnelle et intense émigration. Praia ne reçoit en moyenne que 270 mm d'eau par an. Les côtes sous le vent sont presque arides.

   La population est très inégalement répartie sur l'ensemble de l'archipel. L'île de São Tiago (ou Santiago), où se trouve la capitale, Praia, accueille plus de la moitié des habitants. L'extrême pauvreté d'une grande partie de la population nourrit une forte émigration, notamment vers les États-Unis où vit une communauté de près de 700 000 Cap-Verdiens. L'économie reste très dépendante de l'aide internationale, qui fournit près d'un tiers du revenu national. Les principales ressources proviennent de la culture de la banane et, dans une moindre mesure, de la pêche et de l'extraction de sel. Le tourisme se développe lentement sur quelques îles, où des entreprises portugaises de confection et de chaussures ont délocalisé leur production. Dépourvu de ressources naturelles, l'archipel tend à devenir une importante plaque tournante du trafic de drogues, notamment de la cocaïne, dans l'espace ouest-atlantique. La transition libérale amorcée au début des années 1990 s'est accompagnée d'une maîtrise du déficit budgétaire (5 % du P.I.B. en 1997) et de l'inflation (4,4 % en 1998), ce qui permet à l'archipel de bénéficier d'une excellente image auprès des institutions financières internationales.

HISTOIRE

Ancienne colonie portugaise, l'archipel est découvert en 1460 par Antonio da Noli et Diogo Gomes. Au XVIe s., la colonie est relativement prospère grâce à l'élevage et, surtout, au trafic des esclaves. Par la suite, elle ne cesse de décliner.

   Sous l'impulsion d'Amilcar Cabral, fondateur du parti africain de l'Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (P.A.I.G.C.), un mouvement séparatiste se développe, qui aboutit le 5 juillet 1975 à l'indépendance, et une loi sur l'« organisation politique de l'État » est promulguée. En septembre 1980, celle-ci est abrogée, et l'Assemblée nationale populaire adopte la première Constitution de l'archipel. Aristides M. Pereira, président de la République depuis 1975, est réélu en 1986.

   Les relations entre le Cap-Vert et la Guinée-Bissau étaient marquées par l'existence du parti unique commun, le P.A.I.G.C. Toutefois, le coup d'État de novembre 1980 en Guinée-Bissau, qui vit l'éviction de nombreux dirigeants d'origine capverdienne, provoqua une dégradation des rapports entre les deux États. En janvier 1981 fut créé le parti africain de l'Indépendance du Cap-Vert (P.A.I.C.V.), destiné à remplacer le P.A.I.G.C.

   L'instauration du multipartisme en septembre 1990 permet au Mouvement pour la démocratie (M.P.D.) de remporter les élections législatives de février 1991 et à son candidat, António Mascarenhas Monteiro, de succéder comme chef de l'État à A. M. Pereira. En décembre 1995, le M.P.D. conserve une majorité absolue de sièges à l'Assemblée nationale. Deux mois plus tard, seul à se présenter, le président Monteiro est réélu, mais le climat reste tendu avec le P.A.I.C.V. Après sa victoire aux municipales de février 2000, annonciatrice d'un prochain retour au pouvoir, le P.A.I.C.V. prend sa revanche en janvier 2001 en emportant largement les élections législatives. Son leader, Pedro Pires, devient président de la République, à l'issue d'un scrutin particulièrement serré (février ; entrée en fonctions en mars). Cette alternance « réussie » démontre le solide ancrage de la démocratie dans ce petit archipel. Les élections législatives du 22 janvier 2006 sont remportées par le P.A.I.C.V. avec plus de 52 % des suffrages (41 sièges) devant le M.P.D., qui obtient 44 % des voix et 29 sièges. Le 12 février suivant, le président P. Pires s'impose de justesse avec 50,9 % des voix face au candidat du M.P.D, Carlos Veiga (49 %).

   Si le Cap-Vert se rapproche de la francophonie, il est également membre fondateur, en juillet 1996, de la Communauté des pays de langue portugaise (C.P.L.P.), dont il a accueilli le deuxième sommet des chefs d'État et de gouvernement à Praia, en juillet 1998. En décembre 2004, il participe, pour la première fois, dans le cadre de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (C.E.D.E.A.O.) aux opérations RECAMP IV (Renforcement des capacités africaines au maintien de la paix) organisées au Bénin. En 2008, il adhère à l'O.M.C.

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