En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Belize

anciennement Honduras britannique

Carton de situation - Belize
Drapeau du Belize
Drapeau du Belize

État d'Amérique centrale baigné à l'est par la mer des Antilles, le Belize est limité au nord et au nord-ouest par le Mexique, à l'ouest et au sud par le Guatemala.
Le Belize est membre du Commonwealth.

  • Superficie : 23 000 km2
  • Nombre d'habitants : 332 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Béliziens
  • Capitale : Belmopan
  • Langue : anglais
  • Monnaie : dollar de Belize
  • Chef de l'État : Élisabeth II représentée par Colville Young
  • Chef du gouvernement : Dean Barrow
  • Nature de l'État : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire
  • Constitution :
    • Adoption : 10 août 1981
    • Entrée en vigueur : 21 septembre 1981
Pour en savoir plus : institutions du Belize

GÉOGRAPHIE

L'ossature du relief est constituée par un massif ancien, les monts Maya (qui dépassent 1 000 m). Le Sud, plus montagneux, est davantage arrosé que le Nord. On passe de la forêt caducifoliée, au nord, à la forêt dense équatoriale, au sud. Jusqu'en 1950, l'économie reposait sur le bois.

La population du Belize est pour l'essentiel composée de métis (44 %), de créoles (afro-cubains, 30 %) et de Mayas (11 %). La majeure partie de celle-ci vit sur la côte et l'agglomération de Belize compte plus de 64 000 habitants (soit près du quart de la population). Environ 45 000 Béliziens vivent à l'étranger, notamment aux États-Unis. Bien que l'anglais soit la langue officielle de cette ancienne colonie britannique, l'espagnol s'est de plus en plus affirmé avec l'arrivée de réfugiés guatémaltèques et salvadoriens dans les années 1980.

1. Une économie agricole

L'agriculture est prédominante au Belize, bien que moins de 15 % des terres cultivables soient exploitées ; elle emploie plus de 25 % des actifs et produit 70 % des denrées – pour l'essentiel la canne à sucre, les agrumes et la banane –, exportées à l'étranger, en particulier vers les États-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada et les Antilles. L'État met en place un système d'imposition des terres non cultivées, pour augmenter l'utilisation des sols, et encourage la production de produits non traditionnels, tels que le concombre et la papaye. Les exportations actuelles sont en effet jugées trop dépendantes des fluctuations financières internationales. D'autre part, l'État encourage le développement du tourisme, par l'aménagement des infrastructures routières et hôtelières, mais aussi par sa participation à la signature des accords Mound Maya – en février 1996, avec le Mexique, le Guatemala, le Salvador et le Honduras – portant sur la protection des sites Mayas.

2. Une balance commerciale déficitaire

Malgré la création d'une zone de production pour l'exportation, à proximité de l'aéroport international de Belize, la balance commerciale reste fortement déficitaire et le Belize, indépendant depuis 1981, est encore très lié à la Grande-Bretagne, notamment pour l'importation de produits à usage domestique, alimentaire ou pharmaceutique. Les échanges commerciaux avec les autres pays d'Amérique centrale, qui permettraient au Belize de s'affranchir de son ancienne métropole, sont freinés par la médiocrité du réseau routier.

HISTOIRE

La région fait d'abord partie de l'empire maya, puis subit une invasion de Caraïbes. Fréquenté, au xviie siècle, par les flibustiers français et anglais, puis par les colons de la Jamaïque, qui viennent couper l'acajou et le bois de campêche, ce territoire est longuement contesté au xviiie siècle, entre l'Espagne et la Grande-Bretagne, qui se contente du droit de couper les arbres à l'embouchure de la rivière Belize (traités de 1763 et de 1786), mais qui y envoie un surintendant avant de l'ériger en colonie de la Couronne (1862) et de le confier à un lieutenant-gouverneur dépendant de la Jamaïque, en songeant au canal interocéanique. Le Guatemala, voisin, ne cessera plus de réclamer ce territoire.

Doté d'institutions autonomes depuis 1964, et gouverné depuis 1954 par le parti uni du Peuple (PUP), le territoire prend en 1973, à l'initiative du Premier ministre George Price, le nom de Belize. Le pays jouit d'un statut transitoire d'autonomie interne, qui aurait dû déboucher, en 1976, sur une indépendance de plein droit. Le mouvement vers l'indépendance est freiné par l'hétérogénéité et la pauvreté de la population, et par le fait que, le Belize étant revendiqué à la fois par le Guatemala et le Mexique, l'appartenance du jeune État à la Grande-Bretagne apparaît comme la garantie de son existence. Cependant, à la suite d'un accord intervenu en mars 1981 entre le Guatemala et la Grande-Bretagne, le Belize accède à l'indépendance en septembre 1981. Les élections de décembre 1984 voient la victoire de l'opposition conservatrice : après avoir dominé la vie politique pendant trente ans, le PUP doit céder le pouvoir au parti démocratique uni (PDU), dont le leader, Manuel Esquivel, devient Premier ministre. En 1989, le PUP remporte les élections législatives ; G. Price redevient Premier ministre.

En janvier 1993, deux membres du PDU forment la National Alliance for Belizean Rights (NABR) afin de lutter contre le rapprochement du PDU avec le parti du gouvernement, le PUP. En 1993, le PDU abandonne sa politique d'entente avec le PUP.et, bénéficiant du soutien du NABR, remporte les élections qui ramènent M. Esquivel au pouvoir. Celui-ci, soucieux de rapprocher son pays de ses voisins d'Amérique centrale, signe le projet d'intégration régionale de Managua en 1997 et renoue des relations diplomatiques avec le Guatemala. En 1998, le PUP est à son tour victorieux aux élections législatives et son chef, Saïd Musa accède au poste de Premier ministre. En mars 2003, le PUP remporte 22 des 29 sièges de la Chambre des représentants. Cette victoire s'explique en partie par la bonne tenue de l'économie marquée par une forte croissance. Mais en avril 2005, des manifestations pour protester contre des augmentations de taxes et une grève des employés de la Compagnie de télécommunications tournent à l'émeute contre le gouvernement, atteint par ailleurs par des scandales financiers. Ce mécontentement croissant conduit à la défaite de S. Musa aux élections législatives de février 2008, largement remportées par le PDU avec 25 sièges sur 31. Dean Barrow devient Premier ministre.