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Barbade

en anglais Barbados

Carton de situation - Barbade
Drapeau de la Barbade
Drapeau de la Barbade

État insulaire des Petites Antilles, la Barbade est l'île la plus orientale des Antilles ; elle est située à l'est de Saint-Vincent-et-les-Grenadines.

La Barbade est membre du Commonwealth.

  • Superficie : 431 km2
  • Nombre d'habitants : 285 000 (estimation pour 2013)
  • Nom des habitants : Barbadiens
  • Capitale : Bridgetown
  • Langue : anglais
  • Monnaie : dollar de la Barbade
  • Chef de l'État : Élisabeth II représentée par Elliott Belgrave
  • Chef du gouvernement : Freundel Stuart
  • Nature de l'État : monarchie constitutionnelle à régime parlementaire
  • Constitution :
    • Adoption : 22 novembre 1966
    • Entrée en vigueur : 30 novembre 1966
Pour en savoir plus : institutions de la Barbade

GÉOGRAPHIE

1. La population

Anciennement habitée par les Arawaks venus d'Amérique du Sud, l'île est aujourd'hui peuplée de descendants d'esclaves africains (80 % de la population), d'Européens (4 %), d'Asiatiques et de métis (16 %). L'installation anglaise aux Antilles débuta par cette île en 1627. La population est jeune (17 % des habitants sont âgés de moins de 15 ans) et urbaine à 53 %, la capitale constituant la principale concentration humaine du pays. Celui-ci connaît une forte pression démographique (684 habitants par km2). C'est l'une des raisons qui poussent la population à émigrer massivement vers d'autres territoires des Antilles et, surtout, vers le Royaume-Uni.

2. Les transformations économiques

L'économie de l'île se transforme depuis une trentaine d'années. Originellement vouée à la monoculture de la canne à sucre, la Barbade s'est engagée dans un programme de diversification, fondé principalement sur le tourisme et l'industrie légère. La production de canne à sucre domine encore le secteur agricole et fournit les principaux produits d'exportation (sucre, rhum). La pêche, en difficulté depuis 1986, devrait connaître une certaine reprise grâce à la signature d'accords régionaux. La petite industrie exportatrice de produits manufacturés (composants électriques, vêtements, ciment, insecticides) subit des fluctuations depuis le début des années 1990, après une longue période de croissance. La diversification est renforcée par l'essor de l'extraction et du raffinage pétroliers. Le tourisme constitue la principale source de revenus de l'île. Enfin, les facilités financières offertes à l'investissement international et l'établissement de sociétés offshore (banques, assurances) rendent attractive l'économie de la Barbade. Malgré ce dynamisme, le développement est gêné par un endettement élevé, le chômage reste fort malgré un mouvement de baisse récent, et le pays doit recourir à l'aide internationale.

HISTOIRE

Découverte par les Espagnols au xvie siècle, la Barbade est progressivement occupée par les Anglais à partir de 1627. Pays de petits cultivateurs blancs, exploitant la canne à sucre à l'origine, l'île connaît, à partir de la fin du xviie siècle, le régime de la grande propriété sucrière exploitée par des esclaves noirs.

Dotée d'un gouvernement autonome, dont Errol Walton Barrow est le Premier ministre à partir de 1961, la Barbade devient indépendante en 1966. Le Democratic Labour Party (DLP) de Barrow est battu aux élections législatives de 1976 par le Barbados Labour Party (BLP) qui lui reproche la réforme constitutionnelle de 1974 augmentant la dépendance des tribunaux à l'égard du gouvernement. Tom Adams devient alors Premier ministre. À la mort de ce dernier, en 1985, E. Barrow retrouve son poste de Premier ministre après l'écrasante victoire de son parti, le DLP, aux législatives du 28 mai. Barrow meurt à sont tour, en 1987, et Erskine Sandiford lui succède à la tête du gouvernement.

Le DLP conserve le gouvernement du pays aux élections de 1991, malgré une scission en son sein qui mène à la création du National Democratic Party (NDP). Le DLP mène alors une sévère politique d'austérité pour combattre la crise économique née de la surévaluation de la monnaie nationale (dollar de la Barbade) et de la baisse des revenus du tourisme et du sucre. La forte poussée du chômage conduit à un vote de défiance contre le Premier ministre E. Sandiford, en 1994. Le BLP remporte les élections législatives de la même année et porte au pouvoir Owen Arthur. Fort d'un bilan économique globalement positif, le gouvernement de O. Arthur recueille encore une majorité des suffrages aux élections de 1999. Mais durant son deuxième mandat, O. Arthur doit faire face à une forte baisse des activités touristiques alors que ce secteur demeure essentiel à l'économie de l'île. Par ailleurs, le développement du trafic de drogue et la montée de la criminalité posent un défi de plus en plus sérieux au gouvernement. La Barbade affiche sa détermination à lutter contre le blanchiment d'argent sale tout en préservant les intérêts de son secteur bancaire offshore, qui est accusé, notamment par l'OCDE, d'encourager les pratiques d'évasions fiscales.

En 2003, le BLP enregistre une nouvelle victoire électorale grâce au recul de la pauvreté et à la relative prospérité de l'île par rapport à ses voisins des Caraïbes, mais il est largement battu par le DLP aux élections de janvier 2008. David Thompson prend alors la tête du gouvernement et s'engage notamment à lutter contre les inégalités en encourageant l'accession à la propriété et en renforçant le système de protection sociale pour les plus démunis. Après la mort de ce dernier en 2010, Freundel Stuart lui succède. En février 2013, le DLP retrouve de justesse une majorité de sièges et le Premier ministre est reconduit dans ses fonctions.

Sur le plan diplomatique, malgré l'hostilité à l'intervention militaire américaine en Iraq (2003) et ses bonnes relations avec Cuba, la Barbade ménage ses relations avec les États-Unis et le Royaume-Uni. Elle demeure surtout un acteur essentiel de l'intégration régionale : signataire du traité de Chaguaramas, elle est l'un des quatre États fondateurs (avec la Jamaïque, Guyana et Trinité-et-Tobago) de la Communauté (et du marché commun) des Caraïbes (CARICOM) en 1973 et participe, dans ce cadre, à l'établissement, en 2005, de la Cour caribéenne de Justice (CCJ) ainsi qu'au lancement officiel, en 2006, du Marché unique des Caraïbes (Caricom Single Market and Economy, CSME).