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Wozzeck

Alban Berg
Alban Berg

Opéra en trois actes d'Alban Berg (1925, Staatsoper, Berlin). Livret d'Alban Berg d'après Woyzeck de Georg Büchner.

Autour du personnage d'un antihéros, le pauvre soldat Wozzeck, Alban Berg donne à sa partition une puissance dramatique et un lyrisme qui font de Wozzeck l'une des œuvres lyriques majeures du xxe s. À l'acte I, le soldat Wozzeck, sujet à des hallucinations, tient des propos inquiétants ; sa compagne, Marie, qui a un enfant de lui, finit par céder aux avances du Tambour-Major. À l'acte II, les voisins se moquent de Wozzeck, qui accuse Marie d'infidélité ; mais la jeune femme danse néanmoins avec le Tambour-major, lequel, rentré ivre dans sa caserne, se vante de sa conquête et assomme son rival d'un coup de poing. L'acte III commence au crépuscule : près d'un étang, Wozzeck plonge son couteau dans la gorge de Marie, avant de se laisser engloutir par les eaux ; devant la maison de la jeune femme, son fils, insouciant, joue avec des camarades.

Découpés chacun en cinq scènes, ces trois actes n'adoptent plus l'alternance ordinaire entre récitatif et air, mais regroupent plusieurs petites formes d'origine instrumentale (fantaisie et fugue, lied, passacaille, rhapsodie, largo, rondo, scherzo, suite, sonate, sur un thème, sur un son, sur un rythme, sur un accord, enfin sur une tonalité). Le compositeur diversifie les modes d'émission vocale : parler, déclamation poétique du Sprechgesang, arioso, chant lyrique. La note si y possède une véritable fonction génératrice, tout comme les motifs souvenirs, qui renforcent la cohésion de l'œuvre ; la quatrième scène du premier acte, par exemple, présente un premier essai de série de douze sons, qui constitue ensuite le thème de la passacaille. Par ailleurs, dans ce contexte atonal, le compositeur multiplie les références tonales.