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Symphonie en mi mineur

IVe symphonie, en mi mineur (op. 98), en quatre mouvements, de Johannes Brahms (Meiningen, 1885).

Dans la lignée des sonates pour piano, considérées par Robert Schumann comme des « symphonies déguisées », la Quatrième Symphonie, la dernière de Brahms, est d'une construction très achevée. Elle fut composée pendant les étés 1884 et 1885 à Mürzzuschlag, petit village de Styrie, et reçut un accueil enthousiaste lors de sa création sous la direction de son auteur.

Cette symphonie respecte la structure classique en quatre mouvements, dont les deux derniers révèlent une grande originalité dans la forme. Le premier mouvement s'inscrit dans la tradition beethovénienne, mais Brahms y appose sa marque en multipliant les lignes mélodiques chantantes. L'orchestre n'a plus tout à fait la densité légèrement opaque des premières œuvres symphoniques, car des jeux d'ombre et de lumière en allègent la texture. Le deuxième mouvement avec ses couleurs chaudes et sombres, ses riches superpositions de lignes, très contrapuntiques d'esprit, n'en perd pas pour autant son pouvoir expressif : Brahms sait intégrer à son langage les données techniques du passé. La robuste et joyeuse énergie de son thème principal et la grâce simple du second font du troisième mouvement un temps de contraste, très brahmsien dans son caractère populaire. Le quatrième mouvement est traité sous forme de variations : un thème initial de huit mesures, emprunté à la cantate BWV 150 de Bach, est à l'origine de trente-cinq sections, toutes différentes.