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les Regrets

Joachim Du Bellay
Joachim Du Bellay

Recueil poétique de Joachim Du Bellay (1558).

À la nostalgie de la « douceur angevine » s'ajoute la satire acerbe de la cour pontificale ou des « coïons magnifiques » de Venise.

Morceaux choisis

France, mère des arts, des armes et des lois,
Tu m'as nourri longtemps du lait de ta mamelle ;
Ores, comme un agneau qui sa nourrice appelle,
Je remplis de ton nom les antres et les bois.
[…]

(Sonnet IX, adaptation en orthographe moderne).

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestui-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
[…]
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loire gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la douceur angevine.

(Sonnet XXXI, id.).