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Quatuor pour la fin du temps

Olivier Messiaen
Olivier Messiaen

Quatuor pour violon, clarinette, violoncelle et piano d'Olivier Messiaen (1941, Görlitz).

Prisonnier en Allemagne en 1940-1941, Messiaen écrit au stalag VIII de Görlitz (Silésie) son œuvre de chambre la plus célèbre. Ce quatuor, à l'effectif instrumental peu ordinaire, est directement inspiré par une citation de l'Apocalypse de saint Jean (X, 1-7), notée dans la préface : « […] il n'y aura plus de temps ; mais au jour de la trompette du septième ange, le mystère de Dieu se consommera. » Selon le commentaire même du compositeur, des modes, des rythmes et des couleurs nouvelles y rapprochent l'auditeur de l'éternité. Manifestation de la foi de Messiaen, de son intérêt pour le langage des oiseaux, qui symbolisent notre désir de lumière, de ses recherches rythmiques (pédales rythmiques, mètres grecs, déci-talas hindous, rythmes « non rétrogradables »), cette partition est très caractéristique de son langage.

L'œuvre dure une cinquantaine de minutes et laisse une impression générale de calme et de dépouillement. Elle est composée de huit mouvements très contrastés qui n'utilisent jamais l'effectif instrumental complet, le troisième étant même réservé à la clarinette seule : 1. Liturgie de cristal, réveil des oiseaux à l'aube, traduit par une souple polyphonie ; 2. Vocalise pour l'ange qui annonce la fin du temps : puissance de l'ange et harmonies impalpables du ciel ; 3. Abîme des oiseaux : long solo de clarinette ; 4. Intermède : petit scherzo à l'unisson, sans piano ; 5. Louange à l'éternité de Jésus : longue et majestueuse mélodie ; 6. Danse de la fureur, pour les sept trompettes : travail rythmique de quatre instruments à l'unisson et aspect cataclysmique de l'Apocalypse ; 7. Fouillis d'arcs-en-ciel pour l'ange qui annonce la fin du temps : huit épisodes très élaborés ; 8. Louange à l'immortalité de Jésus : lente montée vers l'extrême aigu, figurant l'ascension de l'homme vers Dieu dans la « paix ensoleillée du divin amour ».