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Fables

Jean de La Fontaine, la Cigale et la Fourmi
Jean de La Fontaine, la Cigale et la Fourmi

Célèbres recueils publiés par Jean de La Fontaine en trois séries (1668, 1678-1679, 1693-1694) et regroupant au total quelque 240 fables en douze livres.

Le fabuliste français a trouvé chez des auteurs anciens, le Grec Ésope, le Latin Phèdre ou encore l'Indien Bidpai, la matière de ses récits.

Commencées vers 1660, les Fables choisies mises en vers (les actuels livres I à VI) paraissent en 1668, illustrées par François Chauveau. La morale en est humble, empirique ; c'est « le Pot de terre contre le Pot de fer ».

Les Fables nouvelles et autres poésies (livres VII à XI) paraissent en 1678 et 1679 : les sujets sont renouvelés, la peinture sociale est plus nuancée, plus mordante aussi ; les doctrines à la mode y ont leurs entrées. Leur morale constate souvent que la force et la ruse prennent le pas sur le droit et l'honnêteté. Il s'agit d'une somme poétique, dont le Discours à Madame de La Sablière (« Sur l'âme des bêtes ») serait la poutre maîtresse.

En 1693-1694 sortent les Fables choisies (livre XII) : testament spirituel de l'auteur, en quelque sorte, en particulier dans la fable « le Juge arbitre, l'Hospitalier et le Solitaire ».

Morceaux choisis

La Cigale, ayant chanté
Tout l'Été,
Se trouva fort dépourvue
Quand la Bise fut venue.
[…]
La Fourmi n'est pas prêteuse
C'est là son moindre défaut.
[…]
« Vous chantiez ? j'en suis fort aise ;
Eh bien ! dansez maintenant !

(La Cigale et la Fourmi, Livre premier).

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
[…]
« Sans mentir, si votre ramage se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces Bois. »
[…]
« Apprenez que tout flatteur
Vit aux dépens de celui qui l'écoute.
Cette leçon vaut bien un fromage, sans doute. »

(Le Corbeau et le Renard, Livre premier).

La raison du plus fort est toujours la meilleure ;
Nous l'allons montrer tout à l'heure.
[…]
Si ce n'est toi, c”est donc ton frère.

(Le Loup et l'Agneau, Livre premier).

Cependant que mon front, au Caucase pareil
[…]
Je plie, et ne romps pas.

(Le Chêne et le Roseau, Livre premier).

On a souvent besoin d'un plus petit que soi.
[…]
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage.

(Le Lion et le Rat, Livre deuxième).

Un Lièvre en son gîte songeait
(Car que faire en un gîte à moins que l'on ne songe ?)

(Le Lièvre et les Grenouilles, Livre deuxième).

Le plus Âne des trois n'est pas celui qu'on pense.
[…]
est bien fou du cerveau
Qui prétend contenter tout le monde et son Père

(Le Meunier, son Fils et l'Âne, Livre troisième).

« Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour des Goujats. »

(Le Renard et les Raisins, Livre troisième).

Petit poisson deviendra grand,
Pourvu que Dieu lui prête vie.
[…]
Un tien vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l'auras

(Le petit Poisson et le Pêcheur, Livre cinquième).

Mais le Père fut sage
De leur montrer avant sa mort
Que le travail est un trésor.

(Le Laboureur et ses Enfants, Livre cinquième).

L'Avarice perd tout en voulant tout gagner.

(La Poule aux œufs d'or, Livre cinquième).

Rien ne sert de courir ; il faut partir à point

(Le Lièvre et la Tortue, Livre sixième).

« Aide-toi, le Ciel t'aidera. »

(Le Chartier embourbé, Livre sixième).

Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de Cour vous rendront blanc ou noir.

(Les Animaux malades de la Peste, Livre septième).

Légère et court vêtue elle allait à grands pas ;
Ayant mis ce jour-là pour être plus agile
Cotillon simple et souliers plats.
[…]
adieu veau, vache, cochon, couvée

(La Laitière et le Pot au lait, Livre septième).