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Essais de théodicée sur la bonté de Dieu, la liberté de l'homme et l'origine du mal

Gottfried Wilhelm Leibniz
Gottfried Wilhelm Leibniz

Traité philosophique de Gottfried Wilhelm Leibniz (1710).

Le titre de l'ouvrage (publié en français sans nom d'auteur), le seul qui ait paru du vivant de Leibniz, comprend un néologisme, « théodicée », formé à partir de deux mots grecs, dont l'un signifie Dieu et l'autre juste.

Leibniz n'en donnant aucune explication, on peut l'entendre dans deux sens. Il peut signifier la doctrine de la justice de Dieu, ou bien le procès en justification de Dieu. Il s'agirait alors d'un plaidoyer visant à disculper Dieu de l'existence du mal. De fait, ces deux sens correspondent au contenu de l'ouvrage conçu comme un dialogue avec Bayle qui, dans son Dictionnaire historique et critique (1697), avait exposé, non sans ironie, la théorie leibnizienne de « l'harmonie préétablie ».

Pour rendre compatible l'existence du mal avec un monde créé par un Dieu tout-puissant et infiniment bon, Leibniz établit tout d'abord que parmi l'infinité des mondes que Dieu aurait pu créer, notre monde est le meilleur et la quantité de mal qu'il contient est la plus petite possible. Si l'homme se plaint de l'existence du mal, c'est que, dans son imperfection, il ne réussit pas à comprendre que ce qui, pris isolément, apparaît comme un mal concourt en réalité à l'harmonie et à la perfection du tout. Cette théorie permet de concilier libre arbitre et prédestination de l'homme.

L'optimisme leibnizien sera l'objet de l'ironie cruelle de Voltaire dans Candide (1756).