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Cantate BWV 147 ou Herz und Mund und Tat und Leben

Cantate de Jean-Sébastien Bach (1723, Leipzig).

Cette longue cantate au choral célèbre est l'adaptation, à Leipzig en 1723, d'une œuvre composée en 1716 sur un texte de Salomon Franck, auteur réputé de poèmes religieux. Vers 1728-1731, Bach remodela cette cantate qui célèbre la Visitation de Marie (2 juillet) ; l'œuvre est connue aujourd'hui dans cette version. Elle comprend deux parties, les six premiers numéros se chantant avant le sermon, les quatre derniers, après. Les lectures bibliques du jour (Isaïe XI, 1-5 ; Luc I, 39-56) et la musique de Bach préparent aux réjouissances de Noël. L'orchestre, à la fois doux et éclatant, fait appel à une trompette ornant la mélodie comme une guirlande, à des hautbois – instruments liés à la Nativité – aux timbres différents, un basson, un violon solo, cordes et continuo. Le texte est confié à quatre solistes qui se joignent au chœur à quatre voix pour le choral qui clôt chacune des parties.

Le grand chœur d'entrée en ut majeur est une sinfonia en trois parties, deux sections fuguées encadrant un récit homophone. Le texte s'adapte bien à la Visitation : « Cœur et bouche, action et vie doivent donner témoignage du Christ. » La douceur est le sentiment qui domine cette œuvre où les arias sont accompagnées par des timbres variés tandis que revient sans cesse un motif de trompette exposé dans le chœur d'entrée.

Le fameux fredon « Jésus que ma joie demeure » est chanté dans les numéros 6 et 10, à la musique identique.