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la Bonne Chanson

Alfred Sisley, Un coin de bois aux Sablons
Alfred Sisley, Un coin de bois aux Sablons

Recueil de poèmes de Paul Verlaine (1870).

Paul Verlaine dédie la Bonne Chanson à sa fiancée et future épouse Mathilde Mauté de Fleurville, en qui il voit une incarnation de la pureté et pour lui la promesse de la sérénité, triomphant des épreuves personnelles qu’il vient de traverser. Le ton de ce recueil de 21 poèmes – auxquels 3 ont été plus tard ajoutés – est celui de la tendresse, mais aussi celui de la réconciliation. Verlaine chante la femme aimée, sa « grâce », son « sourire » et sa « bonté » (« Puisque l’aube grandit »), et plus encore il s’émerveille de la beauté de la vie et de la création : le poète porte un regard apaisé sur « les platanes déchus s’effeuillant dans l’air noir », sur « la fange des trottoirs » et le « pavé qui glisse », car « le paradis » est « au bout » (« Le Bruit des cabarets »).

Par la retenue de l’expression, la délicatesse de l’inspiration et l’atténuation du lyrisme, la Bonne Chanson apparaît comme une œuvre de transition dans laquelle Verlaine renoue avec l’idéal poétique du Parnasse, qu’il avait honoré à ses débuts.

Morceaux choisis

La lune blanche
Luit dans les bois
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée...

Ô bien-aimée.

L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure...

Rêvons, c'est l'heure.

Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise...

C'est l'heure exquise.

(« La Lune blanche »)