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Bonjour, Monsieur Courbet

Tableau de Gustave Courbet (1854). Huile sur toile, 129 x 149 cm. Musée Fabre, Montpellier.

Dès l'âge de quatorze ans, Courbet se prend régulièrement pour modèle. Il nous a ainsi laissé un grand nombre d'autoportraits, dans lesquels il ne se contente pas de reproduire ses traits mais où il se met en scène (Autoportrait au chien noir, 1842). C'est encore un portrait en situation que lui commande son mécène Alfred Bruyas qui l'a invité à Montpellier en mai 1854. Cette toile illustre la rencontre de l'amateur, accompagné de son domestique Calas et de son chien Breton, et de l'artiste qui vient de quitter la diligence que l'on voit s'éloigner à l'arrière-plan, pour terminer à pied, son matériel de peinture sur le dos, la distance qui lui reste à parcourir. La situation des personnages sur une éminence, qui les isole du monde et qui les fait se détacher sur le ciel, magnifie cette rencontre, tout comme la richesse des couleurs et de leurs nuances mises en œuvre par Courbet.

Accroché dans le pavillon indépendant qu'il s'était fait construire, en marge de l'Exposition universelle de 1855, et où le peintre présentait les toiles qui allaient le faire considérer comme le principal tenant du réalisme, ce tableau fut remarqué par de nombreux critiques. Certains en proposèrent une lecture particulière en le dénommant la Fortune s'inclinant devant le génie.