Composition musicale en un ou plusieurs mouvements, pour soliste ou ensemble instrumental.

Jean-Sébastien Bach
- Arcangelo Corelli
- Wolfgang Amadeus Mozart
- Ludwig van Beethoven
- Johannes Brahms
- Gabriel Fauré
Le mot « sonate », d'abord appliqué à toute pièce
sonnée sur des instruments, désigne maintenant une forme unique de la musique instrumentale définitivement élaborée au
XVIIe s. Elle s'inspire alors en particulier de la
suite, groupant des transcriptions de danses à la mode écrites dans la même tonalité. Elle figure aux offices –
sonata da chiesa (sonate d'église) – ou agrémente la vie à la cour –
sonata da camera (sonate de chambre). Avec A. Corelli, elle s'organise autour de quatre mouvements, lents et vifs alternés. Après lui, chaque mouvement se compose d'un thème exposé, développé, et repris au ton principal. La France et les pays germaniques profiteront de cet apport : Jean-Marie Leclair dans la sonate pour violon ; J. S. Bach notamment dans la sonate pour clavier. La structure adoptée par Haydn, Mozart et Clementi se compose de trois ou quatre mouvements (
allégro ; adagio ou
andante, menuet et son
trio ; allégro final). L'
allégro initial est composé sur deux thèmes, Beethoven introduit des éléments de fugue, de récitatif, de variations, surtout dans le dernier mouvement. Il remplace le
menuet par un
scherzo. Avec Chopin, Schumann, Liszt, Brahms, la sonate, support d'une confession intime, devient aussi prétexte pour exhiber une virtuosité transcendante. Réutilisant le cadre ancien, Franck, Fauré, Debussy, Ravel apportent l'emploi des formules cycliques, une harmonie rénovée par un retour à la modalité, un langage libre, suggestif. La sonate connaît aussi une transformation de l'écriture grâce aux apports du folklore, à la découverte du jazz (Bartók, Kodály, Enesco) et à l'apparition de la musique sérielle (Schönberg).