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La sédimentation est réglée par les milieux bioclimatiques régionaux et par les mouvements orogéniques. La théorie de la biorhexistasie d'Henri Erhart (1955) permet de distinguer dans l'histoire géologique des périodes caractérisées par une active pédogenèse et l'évacuation des produits en solution, et des périodes donnant la prépondérance à l'ablation qui s'exerce aux dépens du capital pédologique précédemment accumulé et de la roche saine. En relation avec les variations du couvert végétal des continents, la sédimentation sera chimique ou biochimique dans le premier cas, détritique dans le second. Toutefois, la rupture des équilibres pédogéniques peut être imposée par une tectonique vivante créatrice de reliefs jeunes. La nature des dépôts est susceptible d'être commandée par le système de pentes sur les continents et par la proximité du littoral vis-à-vis des lieux de sédimentation. Les mouvements orogéniques engendrent les plus grandes accumulations terrigènes, comme les molasses dont la localisation est grossièrement périphérique par rapport aux chaînes dont les flyschs font partie intégrante. Ainsi les séquences sédimentaires enregistrent fidèlement l'évolution de l'environnement des aires de dépôt et contribuent à la reconstitution des événements les plus marquants de l'histoire de la Terre.
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