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Sport qui se joue à la main et au pied avec un ballon ovale, opposant deux équipes de 15 (rugby à XV), 13 (rugby à XIII) ou 7 joueurs (rugby à VII), chacune cherchant à marquer plus de points que l'autre en aplatissant le ballon dans l'en-but de l'adversaire (essai) ou en le faisant passer, d'un coup de pied, au-dessus de la barre transversale entre les poteaux de but (drop-goal). (On disait à l'origine football rugby pour le différencier du football association.)
Rugby à treize, Sport qui se joue à la main et au pied avec un ballon ovale, opposant deux équipes de 13 joueurs (anciennement jeu à treize).

Sport collectif, le rugby, tout comme le football, trouve sans doute son origine dans la soule, un jeu qui se pratiquait dans les campagnes d'Europe depuis le Moyen Âge. Au début du XIXe s., les règles du football sont peu précises – elles varient d'un établissement scolaire à un autre – et, pour y jouer, l'on se sert aussi bien des pieds que des mains. C'est dans ce contexte que naît le rugby. En 1823, en Angleterre, au cours d'une partie de football, un jeune homme nommé William Webb Ellis, élève au collège de Rugby (Warwickshire), se serait, dit-on, emparé du ballon de volée et, le serrant contre sa poitrine, l'aurait porté vers l'en-but adverse. C'est également au collège de Rugby, et à l'initiative de son directeur, Thomas Arnold, que sont fixées en 1846 les premières règles de ce nouveau jeu.
Le nouveau jeu pratiqué avec les mains, vite paré de vertus éducatives pour la future élite bourgeoise anglaise, est bientôt adopté par les collèges de Londres, moins huppés et plus récents. Il gagne également les universités d'Oxford et de Cambridge. En janvier 1871, la Football Rugby Union est créée, avec l'affiliation de 21 clubs londoniens. Parallèlement, le jeu se répand en Écosse, au pays de Galles et, grâce à l'action des étudiants protestants, en Irlande. L'Empire britannique n'est pas de reste. Ainsi, les colons anglais se font les ambassadeurs du rugby dans l'hémisphère Sud et, dès 1872, en Nouvelle-Zélande, des équipes constituées de colons et de Maoris se forment. Au début du XXe s., ce sport connaît aussi un développement précoce en Australie, quoique largement concurrencé par le football australien et le jeu à XIII professionnel.
Le rugby a été sport olympique aux Jeux de Paris en 1900, de Londres en 1908, d'Anvers en 1920 et de Paris en 1924. Le rugby à sept a été inscrit au programme des jeux de 2016 et de 2020.
Sport élitaire en Grande-Bretagne – car très développé dans les écoles et l'enseignement supérieur –, le rugby (et son organisation) est resté une chasse gardée des Britanniques durant toute son histoire. Ceux-ci, tout en acceptant sa diffusion dans le monde entier, n'ont pas voulu l'organiser, d'où la présence de plusieurs instances internationales aux responsabilités bien délimitées.
Fondé en 1888, l'International Rugby Football Board (IRFB) regroupe alors les quatre Home Unions (Angleterre, Écosse, Irlande, pays de Galles). Très vite, l'International Board – comme on l'appelle – devient l'instance suprême de ce sport. Son rôle est d'établir les règles, de juger les litiges et d'organiser et de contrôler les compétitions internationales. La Fédération française de rugby (F.F.R.) n'a été autorisée à déléguer un de ses membres à l'International Board qu'en 1978. L'International Board est le gardien des règles du jeu.
Regroupant les quatre Home Unions, les fédérations française et italienne, la Conférence voit le jour en 1971, l'année du centenaire de la Rugby Union. Il lui appartient de prendre en compte les questions relatives à l'organisation du tournoi des Six-Nations. C'est elle qui a décidé de l'admission en 2000 de l'Italie. Elle a servi de pont entre l'IRFB et la F.F.R. jusqu'à l'admission de cette dernière à l'International Board en 1978.
Créée en 1934, la Fédération internationale de rugby amateur, ou F.I.R.A., est dirigée par la Fédération française de rugby. Attentive au développement du jeu dans tout le monde non anglo-saxon, elle organisait un Championnat du monde des nations, ainsi que, plus récemment la Coupe latine (avec l'Argentine, la France, l'Italie et la Roumanie). Elle supervise ainsi une grande partie du rugby international.
Au moment où le rugby fait ses premiers pas en Nouvelle-Zélande, il pénètre en France par Le Havre à l'initiative d'étudiants et de négociants britanniques. Adopté par les étudiants parisiens, puis bordelais, le rugby est pratiqué, à la fin du XIXe s., sur l'ensemble du territoire français. Toutefois, c'est dans le Sud-Ouest qu'il prend principalement racine. En effet, au début du XXe s., dans la partie nord du pays, les patronages catholiques choisissent plutôt le football. De son côté, le camp laïque opte pour le rugby, dans une période marquée par les affrontements politiques virulents qui accompagnent la séparation de l'Église et de l'État (1905). L'importance du rugby dans le Sud, et plus particulièrement dans le Sud-Ouest, tient donc en grande partie à la forte implantation du radicalisme dans les campagnes de cette région.
En 1920, les premiers clubs français, qui dépendent depuis 1889 de l'Union des sociétés françaises de sports athlétiques, acquièrent leur indépendance et fondent la Fédération française de rugby. Sous l'égide de celle-ci, les clubs de rugby rayonnent dans l'ensemble du Languedoc et atteignent la région grenobloise, avant de s'implanter de plus en plus au nord de la Loire. Quant au rugby féminin, il est resté marginal.
Les deux hémisphères se partagent la passion du ballon ovale. Dans l'hémisphère Nord sont surtout concernées les nations britanniques et la France, auxquelles on peut ajouter la Roumanie et l'Italie ; dans l'hémisphère Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud, qui ont été sous influence britannique, mais aussi l'Argentine.
Sport avant tout universitaire dans les îles Britanniques, de même qu'en Australie, le rugby a accédé au statut de sport national en Nouvelle-Zélande et en Afrique du Sud. Comptant parmi les meilleures équipes du monde, les All Blacks néo-zélandais pratiquent un jeu qui allie force de pénétration et rapidité dans la circulation du ballon, toutes lignes confondues. Les Springboks sud-africains – représentant plus les Afrikaners que les anglophones – se sont hissés au premier plan en remportant en 1995 la Coupe du monde dont leur pays était l'organisateur. Améliorant beaucoup leur jeu à partir des années 1980, les Wallabies australiens se sont adjugé deux titres mondiaux, en 1991 et 1999.
En Europe, le rugby anglais domine le tournoi des Cinq-Nations avant la Seconde Guerre mondiale (six grands chelems entre 1913 et 1928), même si les Gallois d'abord, puis les Écossais et les Irlandais réussissent leur percée – le pays de Galles jouant ensuite les premiers rôles à partir des années 1950 et surtout de 1969 à 1979. Victorieux pour la première fois seul en 1959 et auteur de son premier grand chelem en 1968, le XV de France atteste les progrès du rugby continental. L'Italie n'est entrée dans le tournoi qu'en 1999.
Le rugby a été le dernier grand sport collectif à se mettre à l'heure du professionnalisme. Les règles de l'amateurisme, il est vrai, avaient été maintenues par l'International Board plus dans l'esprit que dans la forme. Parti d'Angleterre, le mouvement a gagné la France en 1995 et s'impose aujourd'hui à l'ensemble des grandes nations rugbystiques.
Le terrain, ou champ de jeu, mesure de 95 m à 100 m de long sur 66 à 69 m de large ; à 22 m derrière la ligne de but et parallèlement à celle-ci, une ligne dite de « ballon mort » est tracée, qui délimite l'en-but. À l'intérieur du champ de jeu, et toujours tracées parallèlement à la ligne de but, sont figurées, en traits pleins, la ligne du milieu et les lignes des 22 m (distance mesurée à partir de la ligne de but) et, en pointillés, les lignes des 10 m (de part et d'autre de la ligne médiane) ainsi que les lignes des 5 m (parallèlement aux lignes de touche).
Implantés au milieu de la ligne de but, les buts sont composés de deux poteaux verticaux (10 à 11 m de hauteur), éloignés l'un de l'autre de 5,65 m et reliés entre eux par une barre transversale située à 3 m du sol.
Ovoïde, le ballon a les dimensions suivantes : • longueur du grand axe, de 28 à 30 cm ; • grand périmètre, de 76 à 79 cm ; • petit périmètre, de 58 à 62 cm ; • poids, de 400 à 440 g.
La répartition des quinze joueurs est la suivante : huit avants (organisés en trois lignes), deux demis et cinq attaquants (quatre trois-quarts et un arrière).
La première ligne comprend deux piliers entourant un talonneur qui ont pour rôle spécifique dans les mêlées d'assurer la conquête du ballon lors des remises en jeu.
La deuxième ligne comprend deux joueurs, grands et athlétiques, qui jouent un rôle déterminant dans la prise de balle lors des touches. La troisième ligne comprend deux troisièmes lignes ailes et un troisième ligne centre, qui tirent leur nom de leur positionnement dans l'axe de la mêlée : ils sont plus particulièrement les premiers défenseurs lorsque l'équipe adverse joue le ballon après la sortie de mêlée.
Deux demis (de mêlée et d'ouverture, chargés d'orienter le jeu vers le jeu à la main ou au pied).
Quatre trois-quarts (deux centres et deux ailiers) et un arrière, qui forment la ligne d'attaque en cas de possession du ballon ou une ligne défensive quand l'adversaire lance une attaque plein champ ou botte en l'air pour mettre en difficulté l'arrière (le « up and under »). Ces joueurs, dont la vélocité et la ténacité sont les principales qualités, assurent une fonction de défense et de déploiement d'attaque.
Depuis l'adoption des nouvelles règles, en 1996, l'entraîneur dispose sur la feuille de match de 22 joueurs (7 joueurs en plus des quinze titulaires qui débutent le match). Il peut faire entrer dans le jeu l'un ou l'autre de ces sept joueurs en remplacement d'un titulaire au moment où il le souhaite, sans pour autant que le titulaire soit blessé.
La fonction des joueurs se reconnaît à leur numéro inscrit à l'arrière de leur maillot (en Angleterre, certaines équipes choisissent des lettres) :
1 : pilier gauche
2 : talonneur
3 : pilier droit
4 et 5 : deuxièmes lignes
6 et 7 : troisièmes lignes gauche et droit
8 : troisième ligne centre
9 : demi de mêlée
10 : demi d'ouverture
11 et 14 : ailiers gauche et droit
12 et 13 : trois-quarts centre
15 : arrière.
Une partie dure 80 min – deux mi-temps de 40 min séparées par un repos de 5 min, les joueurs restant sur le terrain ; toutefois, depuis 1996, de nouvelles règles les autorisent à regagner les vestiaires.
Trois arbitres sont sur le terrain : un arbitre principal et deux arbitres de touche. L'arbitre principal siffle les pénalités, accorde les points et, pour cela, peut avoir recours à la vidéo ; il décide en outre de faire jouer des arrêts de jeu, dus à des blessures ou à des changements de joueurs.
La partie fait alterner les phases tactiques offensives et défensives. Une équipe progresse en jouant le ballon soit à la main – les coéquipiers se faisant des passes, forcément en retrait les uns des autres, ou provoquant un maul (voir plus loin) –, soit au pied – l'un des joueurs bottant en « coup de pied à suivre », en « coup de pied placé » (débordant la défense adverse), ou en « chandelle » (up and under), au-dessus d'un groupe de joueurs, mais le plus souvent pour trouver une touche dans le camp adverse. L'intérêt de la touche est de provoquer une remise en jeu, qui permet la conquête du ballon par les avants.
Une équipe défend son camp en pratiquant soit le plaquage sur le joueur porteur du ballon, soit l'arrêt de volée à l'intérieur de ses 22 m, ou encore en constituant un « mur » pour briser l'offensive de l'adversaire.
Un essai est marqué lorsqu'un joueur a touché à terre le premier le ballon dans l'en-but adverse ou quand il l'a porté dans l'en-but et l'a appuyé contre le sol et non pas projeté. Jusqu'à la saison 1970-1971, l'essai valait 3 points. Afin de valoriser le jeu d'attaque, à partir de 1971-1972, sa valeur a été portée à 4 points (la transformation de l'essai restant à 2 points). Depuis 1992 – dans le même esprit –, un essai réussi vaut 5 points (la transformation valant toujours 2 points).
Chaque essai donne lieu à un coup de pied, dit de transformation, destiné à valoriser l'essai. Ce coup de pied est tiré près de la ligne des 22 m à la perpendiculaire de l'endroit précis où le ballon a été aplati. Il s'agit alors de faire passer le ballon au-dessus de la barre transversale, entre les deux poteaux verticaux.
L'arbitre peut accorder un essai de pénalité à l'encontre d'une équipe qui, à proximité de sa ligne de but, commettrait des fautes caractérisées d'anti-jeu.
Un coup de pied de pénalité, accordé à l'équipe non fautive à l'endroit où a eu lieu la faute, vaut 3 points, de même que le « drop-goal » (ballon frappé du pied après un rebond au sol), tenté au cours d'une phase de jeu.
La mêlée est formée par les huit avants de chaque équipe avec une première ligne constituée de trois joueurs en contact avec leurs trois homologues adverses. Les joueurs doivent rester liés entre eux jusqu'à la sortie du ballon de la mêlée. Lorsque la mêlée est formée, le ballon est introduit entre les deux premières lignes par le demi de mêlée de l'équipe qui bénéficie de l'introduction, puis il est talonné par les avants afin d'être récupéré par le demi de mêlée ou le troisième ligne centre. Le ballon ne peut sortir sur les côtés de la mêlée, mais doit toujours le faire par-derrière celle-ci.
La mêlée est dite « ouverte » quand elle vient à se former lors d'une phase de jeu à l'initiative des joueurs et sans avoir été ordonnée par l'arbitre ; elle est dite « fermée » ou « ordonnée » quand elle est ordonnée par l'arbitre. Ce dernier décide de faire procéder à une mêlée lorsqu'il y a une faute ou si le ballon est devenu injouable.
Le maul est constitué de la réunion de plusieurs joueurs de chaque équipe, debout, au contact, entourant un joueur porteur du ballon. Ce qui distingue clairement le maul de la mêlée ouverte, c'est la position du ballon : porté dans le cas du maul et joué à terre dans le cas de la mêlée.
Le ruck, ou mêlée spontanée, se forme quand un ou plusieurs joueurs de chaque équipe, sur leurs pieds, en contact avec l'adversaire, entourent le ballon, qui est au sol. Un joueur a alors le droit de disputer le ballon avec ses pieds. L'utilisation des mains est interdite. Cette phase de jeu se produit souvent à la suite d'un placage, le joueur plaqué au sol devant lâcher le ballon. Le ruck est une importante phase de jeu car elle permet de conserver ou de gagner le ballon dans l'affontement.
Un joueur ne peut prendre part au jeu s'il se trouve devant le ballon, même si ce dernier a été botté, porté, touché par un joueur de son équipe. Un joueur hors jeu est sanctionné dès lors qu'il intervient ou s'approche à moins de 10 m d'un adversaire en attente du ballon.
Il y a en-avant quand le porteur du ballon le lance ou le passe à un partenaire situé en avant de lui (et qui est donc en position de hors-jeu). L'arbitre ordonne alors une mêlée, dont l'introduction est donnée à l'équipe non fautive.
Il est interdit de charger ou de plaquer un joueur qui ne porte pas le ballon, de faire une « cravate » (bras tendu à la hauteur de la gorge de l'adversaire), de pratiquer un jeu dangereux ou de retarder volontairement le jeu. Il est également interdit de piétiner l'adversaire dans les mêlées ; toutefois, le « rucking » est admis : dans une mêlée ouverte, un joueur peut ratisser avec le pied le ballon dont la progression est bloquée par un adversaire. Ce ratissage pouvant être dangereux, il est laissé à l'appréciation de l'arbitre. Ce dernier peut, s'il estime qu'un joueur s'est rendu responsable d'un des actes de violence ou d'antijeu cités plus haut, expulser celui-ci temporairement (carton jaune) ou définitivement (carton rouge). En outre, une commission de discipline peut être saisie après le match pour juger si l'acte de violence mérite une sanction disciplinaire supplémentaire.
Compétition annuelle de rugby.
Le palmarès du tournoi des Six-Nations
Appelée « Coupe William Webb Ellis », cette épreuve, créée en 1985, est organisée tous les quatre ans depuis 1987. Depuis 1999, la phase finale rassemble vingt équipes réparties en cinq poules qualificatives. Les premières sont qualifiées directement pour les quarts de finale. Les deuxièmes et la meilleure troisième des poules disputent des matchs de barrage. Les vainqueurs des quarts se rencontrent en demi-finales et les vainqueurs des demi-finales en finale. Les équipes battues en demi-finales se rencontrent pour l'attribution de la troisième place.
le palmarès de la Coupe du monde de rugby
Les pays désignés pour l'organisation des prochaines Coupes du monde sont l'Angleterre pour 2015 et le Japon pour 2019.
Outre le tournoi des Six-Nations et la Coupe du monde, les grandes équipes ont l'occasion de se rencontrer à plusieurs reprises lors de tournées qui durent plusieurs semaines.
Pendant plusieurs décennies, le principe de la tournée consistait pour l'équipe qui visite à disputer plusieurs matchs avec des sélections de province (d'un nombre variant avec la durée de la tournée), entrecoupés de deux ou trois matchs officiels avec la sélection nationale du pays visité, appelés « test-matchs ». Ces derniers matchs perdurent aujourd'hui, mais les matchs avec les sélections de province n'existent plus.
Ces test-matchs donnent l'occasion aux équipes de l'hémisphère Nord et de l'hémisphère Sud de se rencontrer en dehors de la Coupe du Monde. Leur difficulté (cohésion du groupe durant plusieurs semaines, passage d'une saison à l'autre en changeant d'hémisphère, adaptation à un arbitrage spécifique, en plus du fait évident de jouer tous les matchs à l'extérieur) renforce l'aura d'un succès aux antipodes.
La première tournée fut le fait de dix-neuf Anglais, d'un Gallois et de deux Écossais, qui s'embarquèrent pour les antipodes au début de 1888 avec l'aval de la Rugby Union. Leur périple dura neuf mois et se solda par un bilan positif, tant en Australie (14 victoires, 2 nuls) qu'en Nouvelle-Zélande (13 victoires, 4 nuls et 2 défaites). C'était la première tournée des Lions britanniques, équipe constituée de joueurs des quatre nations britanniques. Depuis 1986, avec l'organisation de la Coupe du monde, les quatre nations britanniques mettent sur pied des tournées pour chacune d'entre elles. Ces tournées les mènent le plus souvent dans l'hémisphère Sud – Afrique du Sud, Argentine, Australie et Nouvelle-Zélande principalement.
Les Français inaugurèrent leur première tournée en Argentine en 1949. Les joueurs tricolores firent de nouveau le voyage en Argentine en 1954.
L'aventure épique aux pays des Springboks a décomplexé définitivement le rugby français sur la scène internationale, alors que tout démentait le succès futur des Français, pour leur première tournée chez un membre du Commonwealth. Tout d'abord, personne n'avait remporté une série de tests en Afrique du Sud depuis 1903. Ensuite, de nombreux joueurs ne sont pas du voyage, notamment Maurice Prat, André Boniface, Amédée Domenech, Michel Crauste. Enfin, de nombreuses blessures diminuent l'équipe. Mais, lors du premier test-match, disputé au Cap, la surprise est de taille : les avants français ne plient pas contre les Springboks et le match se termine sur un score nul, 3-3. À l'approche du second match, Lucien Mias, le capitaine français au moral d'acier, parvient à remobiliser ses troupes après six semaines de tournée. Le deuxième test-match, à l'Ellis Park de Johannesburg, est dominé par les Sud-Africains mais les Français marquent deux drop et une pénalité et l'emportent 9 à 5. Au total, du 12 juillet au 10 août, les Tricolores ont joué 10 matchs, remporté cinq victoires, fait deux matchs nuls et ont subi trois défaites.
En 1961, à Christchurch, pour leur première tournée en Nouvelle-Zélande, la France est sévèrement battue 32 à 3. Mais les Français battent ensuite l'Australie à Sydney, 15 à 8.
Le 13 juillet 1968, au Lancaster Park de Christchurch, dans l'euphorie du grand chelem dans le tournoi des Cinq-Nations, on attendait beaucoup du XV de France face aux All Blacks. C'est une grosse déception et une défaite 9 à 12. Le 27 juillet, trois pénalités à une (signée Pierre Villepreux), et les All Blacks de Brian Lochore battent, à Wellington, à nouveau, le XV de France, par 9 à 3.
La première et une des plus mémorables victoires françaises en Nouvelle-Zélande est advenue le 14 juillet 1979. Sous le capitanat de Jean-Pierre Rives, une équipe de jeunes loups débarque (Gallion, Codorniou, Averous, Costes), entourée de trois anciens, Aguirre, Joinel et Paparemborde. Après un premier match perdu 23 à 9, les Français expriment inventivité, adaptation et opportunisme à l'Eden Park d'Auckland pour marquer quatre essais face aux All Blacks de Graham Mourie et l'emporter 24 à 19.
En 1985, pour la première fois, l'Argentine bat la France à Buenos-Aires, 24 à 16.
En 1992, la France remporte sa série de tests en Argentine, puis en 1993 sa série en Afrique du Sud, avec des joueurs comme Christian Califano, Olivier Merle, Olivier Roumat. Les tournées peuvent alors durer six semaines. Les matchs se jouent dans des petites villes inconnues et le temps est parfois long, sans Internet ni téléphone portable : les joueurs n'ont d'autres loisirs que de s'entraîner, dans une saine ambiance de camaraderie virile. Ces deux tournées sont les dernières du rugby à l'ancienne, avant le professionnalisme.
En 1994, sous la direction de Pierre Berbizier, l'équipe de France réussit un exploit unique et jamais renouvelé : remporter les deux test-matchs face à la Nouvelle-Zélande. Le premier test est gagné par l'équipe de France, 22 à 8, qui fête ainsi la centième sélection de Philippe Sella, face à une équipe All Blacks où débute Jonah Lomu, 19 ans. À deux minutes de la fin du deuxième test, la Nouvelle-Zélande mène de quatre points et semble ainsi tenir sa revanche. Philippe Saint-André, le capitaine français, récupère alors le ballon dans ses 22 mètres et décide de relancer à la main : son action débride le jeu, le ballon passe dans les mains de huit joueurs français, jusqu'à l'arrière Sadourny qui aplatit l'essai de la première série de tests remportés par la France en Nouvelle-Zélande.
La préparation de la Coupe du monde de 1999 passe par une défaite aux îles Tonga, où les conditions climatiques de ce mois de juin sont particulièrement éprouvantes, avec une forte chaleur et taux d'humidité extrême, puis une deuxième défaite, face à l'équipe B de Nouvelle-Zélande, puis par une troisième défaite, un jour de grand vent, face aux All Blacks, qui mènent 20-0 après douze minutes de jeu, puis 30-0 à la mi-temps. La France allait prendre sa revanche quelques mois plus tard en demi-finale de Coupe du Monde, en éliminant ces mêmes All Blacks.
En 2001, l'équipe de France remporte une victoire inattendue en Afrique du Sud. Peu expérimentée, rajeunie, l'équipe aligne Jauzion, Jeanjean, Tabacco, Chabal (qui n'est pas encore l'icône médiatique aux cheveux longs) et Nallet et l'emporte 32 à 23.
En 2006, avec un centre à l'ouverture (Damien Traille), le seul test du voyage est remporté brillamment, avec quatre essais pour un seul côté Afrique du Sud.
En 2007, l'équipe de France de Bernard Laporte, mal préparée et privée de ses titulaires participant aux demi-finales du championnat de France, chute lourdement par deux fois en Nouvelle-Zélande : 42 à 11 à Auckland puis encaisse la plus large défaite de l'histoire de l'équipe de France, 61 à 10.
En 2009, la France remporte la quatrième victoire de son histoire sur le terrain des All Blacks, 27 à 22, fidèle à sa légende qui veut qu'elle gagne tous les quinze ans en Nouvelle-Zélande.
Le palmarès des matchs disputés par la France contre la Nouvelle-Zélande
Bilan : 38 victoires de la Nouvelle-Zélande contre 12 de la France et 1 nul.
Le palmarès des matchs disputés par la France contre l'Australie
Bilan : 22 victoires de l'Australie contre 15 de la France et 2 nuls.
Le palmarès des matchs disputés par la France contre l'Afrique du Sud
Bilan : 19 victoires de l'Afrique du Sud contre 11 à la France et 6 nuls.
Première victoire internationale (contre l'Écosse 16 à 15).
Première victoire contre l'Irlande (15 à 7).
Première victoire contre l'Angleterre (3 à 0).
Première victoire contre Galles (8 à 3).
Première victoire contre l'Australie (15 à 6).
Première victoire à Twickenham contre l'Angleterre (11 à 3).
Première victoire dans le tournoi des Cinq-Nations à égalité avec le pays de Galles et l'Angleterre à la suite de sa victoire à Colombes devant l'Angleterre. Première victoire contre l'équipe de Nouvelle-Zélande (3 à 0).
Première victoire du XV de France contre l'Afrique du Sud à Johannesburg (9 à 5).
Première victoire, en occupant seule la première place, dans le tournoi des Cinq-Nations à la suite de sa victoire contre le pays de Galles (9 à 5).
France-Afrique du Sud à Colombes : 0 à 0.
Premier grand chelem dans le tournoi des Cinq-Nations après une victoire contre le pays de Galles à Cardiff par 14 à 9.
Première victoire en test-match sur les Néo-Zélandais au Parc des Princes, par 13 à 6.
Deuxième grand chelem dans le tournoi des Cinq-Nations après une victoire 15 à 6 sur l'Irlande à Dublin, avec les mêmes joueurs et sans encaisser un seul essai.
Première victoire du XV de France en test-match contre la Nouvelle-Zélande à Auckland par 24 à 19 (le 14 juillet !).
Troisième grand chelem dans le tournoi des Cinq-Nations après une victoire 16 à 12 sur l'Angleterre à Twickenham.
Victoire sur l'Australie à Sydney en demi-finale de la Coupe du monde par 30 à 24. Quatrième grand chelem.
Double victoire en test-matchs sur la Nouvelle-Zélande à Auckland (22 à 8) puis à Christchurch (23 à 20).
Cinquième grand chelem après une victoire 47 à 20 sur l'Écosse au Parc des Princes.
Sixième grand chelem après une victoire 51 à 0 sur le pays de Galles à Wembley.
Victoire sur la Nouvelle-Zélande à Twickenham en demi-finale de la Coupe du monde par 43 à 31.
Septième grand chelem (1er grand chelem d'une équipe depuis que le tournoi des Cinq-Nations est devenu tournoi des Six-Nations).
Huitième grand chelem après une victoire 24 à 21 sur l'Angleterre (championne du monde 2003) au Stade de France.
Victoire sur la Nouvelle-Zélande à Cardiff en quart de finale de la Coupe du monde par 20 à 18.
Victoire en test-match sur la Nouvelle-Zélande à Dunedin par 27 à 22.
Le tournoi des Tri-Nations oppose chaque année depuis 1997 les grandes nations de l'hémisphère Sud, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud, par matchs aller et retour. Le vainqueur de chaque match reçoit 4 points ; deux points sont donnés pour chaque équipe en cas de match nul. Une défaite ne donne pas de points. À ces points s'ajoutent des points de bonus en cas de défaite de moins de 7 points ou dans le cas où les équipes ont marqué quatre essais ou plus dans le match.
En 2012, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et l'Afrique du Sud sont rejointes par une quatrième nation, l'Argentine.
La Nouvelle-Zélande remporte la victoire avec 18 points devant l'Australie (7 points) et l'Afrique du Sud (6 points).
L'Afrique du Sud remporte la victoire avec 17 points devant l'Australie (10 points) et la Nouvelle-Zélande (2 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte avec 12 points devant l'Australie (10 points) et l'Afrique du Sud (4 points).
L'Australie l'emporte avec 14 points devant la Nouvelle-Zélande (10 points) et l'Afrique du Sud (2 points).
L'Australie l'emporte (11 points) devant la Nouvelle-Zélande (9 points) et l'Afrique du Sud (6 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte (15 points) devant l'Australie (11 points) et l'Afrique du Sud (7 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte (18 points) devant l'Australie (5 points) et l'Afrique du Sud (4 points).
L'Afrique du Sud l'emporte (11 points) devant l'Australie (10 points) et la Nouvelle-Zélande (9 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte (15 points) devant l'Afrique du Sud (13 points) et l'Australie (3 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte (23 points) devant l'Australie (11 points) et l'Afrique du Sud (9 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte (13 points) devant l'Australie (9 points) et l'Afrique du Sud (5 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte (19 points) devant l'Australie (14 points) et l'Afrique du Sud (10 points).
L'Afrique du Sud l'emporte (21 points) devant la Nouvelle-Zélande (13 points) et l'Australie (7 points).
La Nouvelle-Zélande l'emporte (27 points) devant l'Australie (11 points) et l'Afrique du Sud (7 points).
L'Australie l'emporte (13 points) devant la Nouvelle-Zélande (10 points) et l'Afrique du Sud (5 points).
Au niveau des clubs, de nouvelles épreuves internationales ont vu le jour depuis le milieu des années 1990 avec le développement du professionnalisme, qui s'appuie sur les revenus potentiels des droits touchés lors de la transmission télévisée des rencontres. Ce phénomène touche aussi bien l'Europe que l'hémisphère Sud. En Europe, deux compétitions européennes opposent des clubs des Cinq-Nations plus l'Italie : la Coupe d'Europe des clubs et le Challenge européen. Dans l'hémisphère Sud, un tournoi regroupant des sélections de province d'Afrique du Sud, d'Australie et de Nouvelle-Zélande est organisé sous le nom de Super 14.
Bilan des Coupes d'Europe par clubs
Bilan des Coupes d'Europe par pays
Cette compétition oppose les meilleurs clubs français, gallois, anglais et italiens, ainsi que des sélections de provinces irlandaises et écossaises.
Le palmarès de la Coupe d'Europe des clubs
Le Challenge européen fut organisé pour la première fois en 1996-1997, sous le nom de Conférence européenne. Son recrutement est plus large et de niveau moins élevé que celui de la « Heineken Cup ». En 1997-1998, elle était ouverte aux clubs britanniques, français, italien et roumain.
Le palmarès du Challenge européen
Créé en 1892, le Championnat de France de rugby a souvent changé de formule (nombre de poules et nombre d'équipes par poule), mais, pour ce qui est de son système général, il reste un mixte de championnat et de coupe. En 1997, il a opposé 40 clubs répartis en deux groupes. Pour la saison 1998-1999, le groupe A1, devenu Élite 1, est passé à 24 clubs, répartis en 3 poules.
Depuis la saison 2005-2006 a été mis en place le Top 14, qui réunit les 14 clubs de 1re division, : chaque club victorieux obtient 4 points, tandis que les clubs qui font match nul en obtiennent 2 ; le club qui a marqué quatre essais dans le match de même que celui qui perd le match avec une différence au tableau d'affichage inférieure à 7 obtiennent 1 point de bonus.
Palmarès
Le palmarès du Championnat de France
Créé en 1931, le Challenge Yves-du-Manoir est une compétition sur invitation qui regroupe les meilleurs clubs, c'est-à-dire ceux qui sont considérés comme les plus respectueux de l'esprit du jeu. En 1997, le Challenge devient la Coupe de France-du-Manoir.
Palmarès
Les grandes équipes de club françaises sont le S.U. Agen, l'A. S. Béziers, le F. C. Lourdes, le Racing Club de France, le Stade toulousain, le R.C. Toulon, le Stade français, le Biarritz Olympique.
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30 sélections en équipe nationale comme ouvreur ou arrière. Spécialiste du drop. Club : U.S. Dax. Il a été ensuite commentateur sportif à la télévision.
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Demi d'ouverture, Guy fut sélectionné 14 fois en équipe nationale ; il a été un des meilleurs buteurs du XV de France. Club : La Voulte. Son frère Lilian, sélectionné aussi 14 fois en équipe nationale, était demi de mêlée dans le même club de La Voulte.
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Troisième ligne aile et centre, 28 sélections en équipe nationale entre 1966 et 1971, capitaine de l'équipe victorieuse du grand chelem en 1968. Clubs : Toulon, Tarbes.
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Un des meilleurs trois-quarts centre du monde. 31 sélections en équipe nationale. Clubs : R.C. Narbonne, Stade Toulousain.
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Deuxième, parfois troisième ligne, 63 sélections en équipe nationale entre 1964 et 1972. Club : Stade montois (Mont-de-Marsan).
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Talonneur, vainqueur du grand chelem en 1981, 50 sélections en équipe nationale. Club : Tarbes.
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Pilier de légende aux 52 sélections en équipe de France. Club : C.A. Brive.
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Talonneur, 25 fois capitaine sur 33 sélections en équipe de France, vainqueur du grand chelem et finaliste de la Coupe du monde en 1987. Il fut entraîneur de l'équipe de France. Club : S.U. Agen.
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Demi d'ouverture, il a donné son nom à un challenge, qui est devenu depuis peu la Coupe de France de Rugby, et au stade olympique de Colombes. Club : R.C.F.
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Demi de mêlée, 27 sélections en équipe nationale, entraîneur de l'équipe de France. Clubs : La Voulte, Auch.
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Demi d'ouverture aux 32 sélections en équipe de France, vainqueur du tournoi des Cinq-Nations en 1967, en 1968 (grand chelem) et en 1969. Clubs : Lourdes, Bagnères-de-Bigorre. En 2009, il devient président de la Fédération française de tennis.
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Demi de mêlée, 27 sélections en équipe de France, élu meilleur joueur français en 1978, 1984 et 1985. Club : Toulon.
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Demi d'ouverture ou trois-quarts centre, il a porté le maillot tricolore 35 fois. Auteur de 8 buts de pénalité lors de la rencontre contre l'Irlande en Coupe du monde 1995. Clubs : Dax, Harlequins, Perpignan.
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25 sélections en équipe de France au poste de trois-quarts centre. Un attaquant hors pair. Clubs : Perpignan, Narbonne, Toulon. il est manager de l'équipe de France de rugby depuis 1999.
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Pilier droit, 55 sélections en équipe de France entre 1975 et 1983, participe aux deux grands chelems de 1977 et de 1981. Clubs : Pau, Racing Club de France.
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Troisième ligne aile, 46 sélections, vainqueur du grand chelem en 1977. Club : Stade toulousain. Entraîneur-sélectionneur de l'équipe de France de 1995 à 1999.
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Deuxième ligne, ou troisième ligne centre et aile, sélectionné 51 fois en équipe nationale, vainqueur du grand chelem en 1968, Walter a été l'un des meilleurs joueurs français. Son frère Claude, lui-même deuxième ou troisième ligne, a été sélectionné 22 fois en équipe de France. Club : R.C. Narbonne.
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Arrière au tempérament offensif, excellent buteur, 34 sélections entre 1967 et 1972, participa au grand chelem en 1968. Club : Stade toulousain.
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Considéré comme l'un des meilleurs demis d'ouverture du monde, il n'a pu que rarement se mesurer à des joueurs d'autres nationalités, son pays faisant l'objet, du fait de sa politique d'apartheid, d'un boycott de la part des autres grandes nations du rugby.
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Arrière, sélectionné en équipe nationale 31 fois entre 1956 et 1964. Auteur de buts phénoménaux, d'une efficacité redoutable.
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Considéré comme l'un des meilleurs talonneurs de l'histoire du rugby.
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Ailier droit, 60 sélections internationales, élu meilleur joueur britannique en 1993.
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Demi de mêlée, 61 sélections internationales et vainqueur de la Coupe du monde en 1991.
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Talonneur, 92 sélections entre 1986 et 1997, vainqueur de la Coupe du monde en 1987. Capitaine de l'équipe finaliste en 1995. 51 fois capitaine, 12 essais marqués.
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46 sélections internationales entre 1985 et 1992, vainqueur de la Coupe du monde en 1987.
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Considéré comme l'un des meilleurs trois-quarts centre de l'histoire du rugby.
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Demi d'ouverture, 81 sélections internationales entre 1964 et 1969.
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Demi de mêlée, vainqueur de la Coupe du monde en 1999, vainqueur des Tri Nations en 2000 et 2001, vainqueur du Super 12 en 2001 et 2004, il est avec 139 sélections, le joueur le plus capé de l'histoire, ayant notamment participé à quatre coupes du monde. Il a compté le plus grand nombre de capitanats au niveau international (59).
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51 sélections internationales comme arrière entre 1972 et 1982.
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Troisième ligne aile, vainqueur du grand chelem en 1990, 40 sélections.
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Considéré comme un des meilleurs talonneurs du monde, vainqueur de la Coupe du monde en 1991. 48 sélections internationales.
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Un des meilleurs trois-quarts aile du monde ; 63 sélections internationales.
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Demi d'ouverture, vainqueur de la Coupe du monde en 1999, vainqueur des Tri Nations en 2000 et 2001, vainqueur du Super 12 en 2001 et 2004, un des rares joueurs à avoir passé le cap des 100 sélections.
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Demi d'ouverture, 72 sélections internationales, considéré comme un des meilleurs joueurs du monde.
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Deuxième ligne de légende, il joua 133 fois sous le maillot noir à la fougère.
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Demi d'ouverture, il est le meilleur marqueur de l'histoire du Tournoi des Cinq-Six Nations, devant l'Anglais Jonny Wilkinson. Il remporte, avec l'Irlande, le Grand Chelem en 2009. En 2011, il est le cinquième joueur de l'histoire du Tournoi des Cinq-Six Nations à atteindre les 1 000 points.
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Troisième ligne. Capitaine vainqueur de la Coupe du monde 1995.
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Sélectionné 45 fois au poste de demi d'ouverture, c'est l'incarnation du rugby en Argentine.
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Deuxième ligne, 61 sélections internationales, vainqueur de la Coupe du monde 1987.
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Le rugby à XIII est né d'une scission qui s'est produite en 1895 au sein de la Rugby Union d'Angleterre. À cette date, des clubs dissidents décident de former la Northern Football Rugby Union, qui deviendra la Football Rugby League. D'où une implantation traditionnelle très importante dans cette région du pays dont Leeds est la principale ville. Le rugby à XIII – professionnel – attire de nombreux amateurs de rugby et est une activité florissante. Le rugby à XIII se développe dans tout le monde anglo-saxon et plus particulièrement en Australie, où il reste la discipline rugbystique la plus jouée.
Le rugby à XIII ne se développe en France qu'au début des années 1930, sous l'impulsion de Jean Galia, un international quinziste disqualifié par la Fédération française de rugby à XV pour professionnalisme déguisé. Le premier championnat de rugby à XIII fut organisé en 1934 et eut quelques difficultés à se développer. Interdit sous le régime de Vichy, il est officiellement dirigé par la Fédération française de jeu à XIII, fondée après la Seconde Guerre mondiale en 1947. Celle-ci participe à la fondation, en 1948, de l'International Football Rugby League. Le rugby à XIII, où le professionnalisme a été ouvertement admis dès le début – ce qui fut à la base même de sa naissance –, est pratiqué dans les mêmes pays que son homologue à XV.
En termes de licenciés, le Roussillon et l'Est aquitain connaissent l'implantation la plus forte, suivis de près par la vallée du Rhône. En résumé, le rugby à XIII s'est surtout développé aux marges des bastions traditionnels du rugby.
Dans le jeu à XIII, les équipes sont composées de 13 joueurs : les avants aile de troisième ligne du rugby à XV ont été supprimés. Les touches ont laissé place à des mêlées ; tout joueur qui se trouve bloqué par l'adversaire est dit « tenu » : il lui appartient de jouer lui-même le ballon au pied à l'endroit où il a été stoppé. L'équipe a droit à cinq possessions du ballon (un de ses joueurs peut être « tenu » cinq fois de suite sans qu'elle perde le ballon), à moins qu'elle ne perde le ballon avant ou qu'elle ne soit pénalisée par l'arbitre. Au sixième tenu, le ballon est donné à l'adversaire. Dans l'esprit des treizistes, ces différences sont destinées à rendre le jeu plus clair et plus rapide que celui du rugby à XV.
Un essai vaut 4 points ; un coup de pied de pénalité, qu'il soit placé ou tombé, compte 2 points ; un coup de pied tombé (« drop ») au cours de la partie vaut 1 point.
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