Toute composition écrite à quatre parties. (Synonyme : quartette.)

Quatuor Amadeus
- Ludwig van Beethoven, Quatuor n° 10 en mi bémol, op. 74 « Les Harpes » (1er mouvement : allegro)
- Johannes Brahms, Quatuor à cordes n° 3 en si bémol majeur, op. 67 (1er mouvement, vivace)
- Joseph Haydn, Quatuor à cordes en ut majeur n° 3 « l'Empereur », op. 76 (2emouvement, andante)
- Antonín Dvorák, Quatuor n° 12 en fa majeur, op. 96 (1er mouvement, allegro ma non troppo)
- Franz Schubert, Quatuor à cordes en ré mineur, D 810, « la Jeune Fille et la Mort » (1er mouvement, allegro)
L'écriture à 4 parties remonte au
XIIIe s. À la Renaissance et au
XVIIe s., on utilise avec un égal bonheur la polyphonie à 3, 4 (soprano, alto, ténor, basse) ou 5 voix. C'est donc au
XVIIIe s. que l'harmonie se stabilise dans l'écriture à 4 parties notamment dans le domaine instrumental. Après 1750, le quatuor d'archets (2 violons, alto, violoncelle) se développe parallèlement à la sonate en Italie (Boccherini), en France (Gossec) et en Allemagne (Haydn, Mozart), pour aboutir aux dix-sept quatuors de Beethoven, chefs-d'œuvre du genre. L'éclosion de la musique de chambre à l'époque romantique favorise la composition de quatuors chez Schubert, Mendelssohn, Schumann, Brahms, Dvořák. À la fin du
XIXe et au début du
XXe s., le genre est surtout représenté par Franck, Fauré, Chausson, Debussy, Ravel, et Chostakovitch en U.R.S.S.
Les 4 parties du quatuor peuvent aussi comporter un trio à cordes, auquel s'ajoute un piano (Fauré), ou des associations d'instruments à cordes et à air, ou ces derniers seuls.