Consulter aussi dans le dictionnaire : porte
Baie, munie d'un dispositif de fermeture, donnant passage à l'intérieur comme à l'extérieur d'un lieu fermé ou enclos : Passer par la porte de derrière.
Autrefois, ouverture aménagée dans l'enceinte d'une ville pour permettre le passage.

Toute porte comprend deux parties : l'une fixe, le bâti (ou huisserie) ; l'autre mobile, le vantail (ou battant) ou les vantaux, articulés sur le bâti au moyen de charnières, paumelles, gonds.
Les portes extérieures ont une grande diversité fonctionnelle : porte cochère, de cour, d'habitation, etc. Elles sont à un ou deux vantaux. Les vantaux les plus simples sont formés d'un lit de planches à plat-joint. Habituellement, ils sont à cadres et panneaux (à grand cadre ou à petit cadre).
Les portes intérieures sont de deux types : portes à panneaux, identiques aux portes à panneaux extérieures, mais plus légères ; portes planes, faites de deux plaques minces appliquées de chaque côté d'une ossature (fabrication industrielle moderne).

Les portes de villes, où aboutissaient les caravanes, ont joué dans l'Orient ancien un rôle important ; elles avaient un aspect monumental défensif : porte d'Ishtar à Babylone, porte du Roi à Boǧazköy. En Grèce, les portes donnaient accès à une colline fortifiée sur laquelle s'élevaient les bâtiments sacrés (Mycènes, Athènes). Plusieurs portes de l'enceinte romaine d'Aurélien sont conservées (porte Latine, porte Majeure, porte St-Sébastien). Le système de fortification médiéval est complexe (créneaux, mâchicoulis, archères), comme le montre la porte de la Craffe à Nancy. Quelques portes appartenant à l'architecture militaire sont l'œuvre de Vauban, telle la porte de France à Montlouis.
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