Consulter aussi dans le dictionnaire : induction
Opération mentale par laquelle on passe d'observations données à une proposition qui en rend compte
Induction électromagnétique,
phénomène qui se manifeste par une tension induite.
Processus qui commande la différenciation des cellules de l'embryon et contrôle la constitution de celui-ci.
→ Larousse Médical

Le phénomène de l'induction électromagnétique, découvert par Faraday, est à la base du fonctionnement de la plupart des convertisseurs d'énergie électrique. Étant donné un circuit placé dans un champ magnétique, tel que le flux d'induction ϕ embrassé par le circuit soit variable :
1° si le circuit est ouvert, il y a, entre les bornes de la coupure, création d'une force électromotrice ;
2° si le circuit est fermé, un courant induit apparaît ;
3° le sens du courant induit est tel que son flux propre s'oppose à la variation du flux inducteur.
Ces phénomènes se produisent soit lorsque le circuit est mobile dans un champ d'induction uniforme, soit lorsque le circuit, fixe, est soumis à un champ variable.
1° La force électromotrice e, créée dans un circuit par induction, est donnée par la formule
. Sa valeur (en V) est numériquement égale à la dérivée du flux par rapport au temps (en Wb/s).
2° Le courant induit i est lié à la résistance R du circuit par la loi d'Ohm
.
Un courant i circulant dans un circuit, d'inductance propre L, y engendre un flux magnétique ϕ = L i. Si le courant i est variable, le circuit est le siège d'une f.é.m. d'auto-induction
.
Considérons deux circuits électriques C1 et C2, parcourus par des courants i1 et i2 et couplés, c'est-à-dire tels que chacun d'eux embrasse une partie du flux d'induction magnétique créé par l'autre. En désignant par M l'inductance mutuelle de C1 et C2, le flux embrassé par C2 dans le champ de C1 est ϕ12 = M i1, et le flux embrassé par C1 dans le champ de C2 est ϕ21 = M i2. M peut être positif, négatif ou nul, suivant les cas, et ne dépend que de la forme et de la position de C1 et C2.

Dans le processus d'induction, un groupe de cellules vivantes d'un embryon, voisin d'un autre groupe de cellules, « induit » ce dernier à se différencier et à constituer des organes. L'édification de ceux-ci constitue une partie du programme génétique dont chaque cellule porte le code. À son tour, le jeune organe induit d'autres différenciations, jusqu'à l'âge adulte. Il existe chez les vertébrés un véritable centre organisateur de tout l'embryon, sis à la lèvre dorsale du blastopore (futur anus) et qui agit par diffusion d'une substance active, de composition encore inconnue aujourd'hui mais qui garde ses propriétés après la disparition du tissu qui l'a engendrée.

C'est Aristote qui a posé le problème du nombre nécessaire d'observations et surtout le problème de leur cohérence, nombre et cohérence à partir desquels l'induction est légitime. Bacon a formulé cette problématique, et Hume l'a démolie en affirmant que c'est « par habitude » que nous finissons par céder à l'affirmation d'universalité. Au XXe s., Karl Popper a extrait l'induction de la panoplie intellectuelle du scientifique : selon lui, la science doit se passer de l'induction en procédant exclusivement par hypothèses et réfutations.
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