Consulter aussi dans le dictionnaire : image
Cet article fait partie du DOSSIER consacré à la lumière.
Image d'Épinal, gravure à usage populaire, de style assez naïf, dont Épinal a été l'un des principaux centres de fabrication ; présentation qui donne d'un fait une version simpliste et exagérément optimiste.
(spécialement)
Représentation d'un objet matériel donnée par un système optique.

Vendues autrefois par les colporteurs qui couraient villes et campagnes avec un chargement varié (allant du livre au ruban, en passant par des images ou chansons en tout genre), les images d'Épinal donnent une idée des goûts et de l'imagination populaires.
Jean Charles Pellerin (1756-1836) fut le premier à imprimer et à vendre en série de telles images, et comme il les fabriquait à Épinal, (chef-lieu du département des Vosges), on leur donna le nom d'« images d'Épinal ».
Jusqu'à la Révolution française, les fabricants d'images n'avaient pas le droit d'utiliser de caractères d'imprimerie en fonte ; aussi, les figures et les mots étaient-ils d'abord gravés sur des planches de bois, que l'on enduisait d'encre (xylographie), puis, plus tard, sur des plaques de pierre (lithographie). Rarement en noir et blanc, les images ainsi obtenues étaient le plus souvent colorées au pochoir, en trois ou quatre couleurs : rouge, bleu, jaune et brun.
Les premières images, réalisées peu de temps avant la Révolution française, avaient un caractère essentiellement religieux, issu de la tradition populaire. Puis apparurent des sujets qui s'inspiraient des événements de la Révolution, et de la chute de la royauté. Avec le Concordat (1801) qui réconcilia l'Église et l'État, les images de la Vierge et des saints retrouvèrent la faveur du public.
Mais, à côté de ces thèmes pieux, les scènes de la Révolution et de l'Empire continuèrent à connaître un très vif succès, et en particulier celles des batailles : la campagne d'Égypte (pyramides), la bataille d'Austerlitz, la retraite de Russie, etc. Ajoutons qu'à partir de cette époque, plusieurs séries de planches soigneusement coloriées représentèrent, avec un grand souci d'exactitude, toute la gamme des uniformes militaires français et étrangers : chasseurs à cheval, grenadiers, cuirassiers, hussards, infanterie française, cavalerie turque, Bédouins, Tartares, etc. Mais le retour de la censure en 1835 favorisa l'apparition d'autres thèmes : scènes de genre, portraits de saints, histoires édifiantes.
Enfin, les romans à succès, les récits populaires et les événements de la vie quotidienne furent autant de sources d'inspiration pour les illustrateurs d'Épinal : des sujets tels que Paul et Virginie ou le Retour du soldat ne pouvaient que plaire à une clientèle populaire curieuse, essentiellement composée d'adultes, et rarement alphabétisée.
Très artisanale à ses débuts, l'imagerie d'Épinal allait se transformer peu à peu en une véritable industrie, dont la production devait être diffusée dans de nombreux pays. Bien que des ateliers semblables se soient ouverts dans d'autres villes de France (Paris, Orléans, Rennes, Toulouse, par exemple), et d'Europe, la capitale incontestée de l'imagerie est toujours Épinal, où les Pellerin se sont succédé de père en fils. Le musée international de l'Imagerie, situé dans l'île de la Moselle, rassemble de précieux témoignages.

On appelle image d'un point A le point A' où se rencontrent, après passage par la lentille, tous les rayons lumineux issus du point A. Lorsque les rayons issus de la lentille se coupent au point A', l'image est dite réelle. Les objectifs d'appareils photo forment des images réelles : c'est la concentration de lumière à l'emplacement des images réelles qui impressionne la pellicule. Au contraire, lorsque, à la sortie de la lentille, les rayons semblent provenir d'un point A' situé sur le prolongement imaginaire des rayons, on dit que l'image est virtuelle : les loupes, les verres de lunettes forment des images virtuelles, dont le cristallin donne ensuite une image réelle située sur la rétine.
Pour qu'une image soit nette, il faut qu'à un point objet corresponde un point image, et non une tache : le système est alors dit stigmatique. Cela est très difficile à réaliser, et même impossible dans le cas d'objets de grandes dimensions. Cependant, on obtient un résultat satisfaisant lorsque les conditions de Gauss sont satisfaites, c'est-à-dire lorsque les rayons lumineux font un angle faible avec l'axe optique, ainsi qu'avec les normales aux surfaces optiques.
D'un objet plan, schématisé par un segment AB, la lentille donne une image A'B' dont il est possible de déterminer graphiquement la position et les dimensions (on suppose les conditions de Gauss réalisées même si, pour la commodité du tracé, certains points sont un peu éloignés de l'axe principal).
Nous considérerons seulement le cas des lentilles minces (lentilles dont l'épaisseur est faible par rapport aux rayons de courbures de leurs faces). La construction repose sur les constatations suivantes : un rayon lumineux incident parallèle à l'axe est réfracté en direction du foyer image ; un rayon passant par le centre de la lentille n'est pas dévié ; un rayon incident passant par le foyer objet sort de la lentille parallèlement à l'axe optique.
On choisit le point A sur l'axe optique de la lentille et AB perpendiculaire à cet axe. L'image cherchée est un segment A'B', également perpendiculaire à l'axe optique et parfaitement déterminé si l'on connaît l'image B' du point B. Pour construire B', on choisit deux rayons particuliers du faisceau issu de B ; par exemple, on peut utiliser le rayon incident passant par le foyer objet F (qui émerge parallèlement à l'axe optique) et le rayon passant par le centre optique O (qui n'est pas dévié). L'intersection des deux rayons émergents est l'image B' cherchée : tous les rayons passant par B passent par B' après traversée de la lentille. Selon la position de l'objet, l'image est réelle ou virtuelle.
On opère de la même façon que pour les lentilles convergentes : on utilise deux rayons particuliers issus du point B ; l'un passant par O et l'autre par F, par exemple. Le premier n'est pas dévié ; au second correspond un rayon émergent parallèle à l'axe optique. L'intersection de ces deux rayons est le point B' cherché. L'image d'un objet réel est toujours virtuelle.
L'image d'un objet peut être formée ou transmise par des rayonnements autres que la lumière visible (rayonnements X ou γ, faisceaux électroniques, ultrasons, etc.). Les informations portées par ces rayonnements peuvent être converties en une forme visible, par exemple par projection sur un écran ordinaire ou sur un écran de radar ou de télévision. Les signaux représentatifs d'une image peuvent, en outre, subir certaines opérations comme une mise en mémoire, une conversion sous forme numérique, pour faciliter leur transmission ou leur traitement par ordinateur. L'holographie permet de reconstituer des objets en trois dimensions.
Voir plus