Consulter aussi dans le dictionnaire : hyperbole
Figure de rhétorique consistant à mettre en relief une idée en employant des mots qui vont au-delà de la pensée. (Ainsi, dire un pygmée pour qualifier un homme de petite taille.)
Ensemble des points d'un plan, dont la valeur absolue de la différence des distances à deux points fixes (foyers) de ce plan est constante.

L'hyperbole a deux axes de symétrie : la droite joignant les foyers F et F′ (axe focal), et la médiatrice de [FF′] ; elle a deux asymptotes sécantes au milieu de [FF′], centre de symétrie. À chaque foyer F ou F′ correspond une droite D ou D′, appelée directrice, telle que le rapport des distances d'un point de l'hyperbole au foyer et à la directrice est une constante, e (e>1), appelée excentricité. En prenant comme axes de coordonnées les deux axes, l'équation de l'hyperbole est
, en prenant les asymptotes : xy = k. Celles-ci ont pour équations : y = bx/a et y = −bx/a. Pour a = b l'hyperbole est dite équilatère. En posant c2 = a2 + b2, on a les relations : e = c/a et FF′ = 2c.

Procédé quasi pédagogique (« L'hyperbole exprime au-delà de la vérité pour ramener l'esprit à la mieux connaître », La Bruyère) et accessoire obligé du style courtisan (voir les préfaces et les dédicaces des œuvres du siècle classique), l'hyperbole passe vite de l'emphase à la charge et, dans une perspective ironique (antiphrase), n'est rien d'autre que l'inverse de la litote. Exemple : Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable ! (J. de La Fontaine).