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Appel de préparation à la défense

défense

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Consulter aussi dans le dictionnaire : défense

défense
nom féminin
(bas latin defensa)

Cet article fait partie du DOSSIER consacré à la sécurité.

Défense

 Ensemble des actions ayant pour objet d'assurer la sécurité et l'intégrité du territoire, ainsi que la vie des populations ; les organismes civils et militaires chargés de cette mission. (On dit aussi défense nationale.)

 Corps de défense, formation organisée au sein d'organismes civils en vue d'assurer, en cas de menaces, des missions de défense.

 Défense civile, forme de défense dont la responsabilité incombe au ministre de l'Intérieur. (Organisée en 1965, elle assure la sécurité des pouvoirs publics, la sécurité générale du territoire et la protection des populations.)

 Défense contre les aéronefs (D.C.A.), ancienne appellation des organismes et moyens de défense antiaériens.

 Défense économique, forme de défense ayant pour objet l'orientation des diverses ressources aux fins de défense nationale.

 Défense opérationnelle du territoire (D.O.T.), forme de défense ayant pour mission de contribuer à la protection du territoire et notamment à celle de ses points sensibles civils et militaires.

 Défense passive, ancienne appellation du service chargé en temps de guerre de la protection des populations contre le danger aérien. (Elle est devenue, en 1975, sécurité civile.)

 Secrétaire général de la défense nationale, haut fonctionnaire qui assiste le Premier ministre dans l'exercice de ses responsabilités en matière de direction générale de la défense.

Psychanalyse

 Acte par lequel un sujet confronté à une représentation insupportable la refoule, faute de se sentir les moyens de la lier, par un travail de pensée, aux autres pensées.

DÉFENSE

Durant des siècles, le phénomène de la guerre s'est confondu avec la faculté de disposer de forces armées en nombre et en valeur suffisants pour dominer l'adversaire. Depuis la fin du XVIIIe s., deux mutations importantes ont bouleversé les données en matière de défense.

La première a pour origine l'apparition de la « guerre des peuples », liée à celle de véritables « guerres de libération » (Espagne 1812, Prusse 1813). De plus en plus, la défense va s'appuyer sur la mobilisation totale des ressources morales, humaines et économiques. La seconde mutation est scellée avec l'avènement de l'arme atomique, en 1945. La défense devient alors l'enjeu d'une compétition scientifique, technologique et financière qui met en œuvre les moyens de la dissuasion. Cependant, même les puissances nucléaires ne peuvent négliger les moyens conventionnels pour répondre à toute menace non atomique, permettre des interventions extérieures et assurer la sécurité intérieure.

Dans ce cadre, la stratégie militaire de la France est fondée sur les capacités de dissuasion et de combat de forces nucléaires et classiques qui se valorisent mutuellement. Le président de la République, chef des armées, doit, le cas échéant, prendre la décision d'employer les armes nucléaires.

La responsabilité de la défense de la France revient en effet au président de la République, ainsi qu'au Premier ministre. Le ministre de la Défense, assisté du chef d'état-major des armées, applique la politique militaire. C'est le Parlement qui vote le budget des armées – depuis une réforme constitutionnelle de 2008, il doit donner son autorisation au gouvernement pour la prolongation d'une intervention militaire extérieure au-delà de six mois.

La conscription, instituée en 1798, a été remplacée (loi du 28 octobre 1997) par une armée de métier, composée de techniciens militaires et adaptée à la dissuasion nucléaire. Tous les citoyens sont astreints au service national universel : ils doivent participer au recensement, prendre part à la journée d'Appel de préparation à la défense et, pour les hommes, répondre à la mobilisation en cas de guerre.

Outre la préservation de l'intégrité du territoire et de la vie des habitants (soit la défense de l'indépendance nationale), les objectifs de la défense nationale française concernent ses engagements en Europe et hors d'Europe, ainsi que son action dans le monde au service de la coopération et de la paix.

En premier lieu, la France, membre de l'Union européenne, doit assurer, avec les autres États membres, la défense de l'Europe. L'Eurocorps (corps d'armée blindé européen) est le premier élément de cette stratégie commune. La France appartient en outre à l'O.T.A.N., principale alliance régionale de défense regroupant 26 pays (en 2008).

La France est également membre permanent du Conseil de sécurité de l'O.N.U. depuis 1945. À ce titre, elle a pour mission de maintenir la paix dans le monde mais aussi de veiller au développement économique et social des nations.

Corps de défense

Prévus par une ordonnance de 1959, les corps de défense sont composés d'assujettis au service national qui reçoivent une affectation individuelle de défense. Le seul corps de défense mis sur pied est celui de la sécurité civile.

Défense opérationnelle du territoire (D.O.T.)

Elle est l'héritière des acquis de l'après-guerre (défense de surface) et des guerres d'Indochine et d'Algérie (défense intérieure du territoire). L'appellation de défense opérationnelle du territoire apparaît avec le décret du 24 février 1962. La défense de points sensibles en est l'objet principal.

PSYCHANALYSE

Freud a dégagé des mécanismes de défense typiques pour chaque affection psychogène : la conversion pour l'hystérie ; l'isolation, l'annulation rétroactive, les formations réactionnelles pour la névrose obsessionnelle ; la transposition de l'affect pour la phobie ; la projection pour la paranoïa. Le refoulement a un statut particulier dans l'œuvre de Freud, car, d'une part, il institue l'inconscient et, d'autre part, il est le mécanisme de défense par excellence, sur lequel les autres se modèlent. À ces destins pulsionnels considérés comme processus défensifs s'ajoutent le retournement sur la personne propre, le renversement en son contraire et la sublimation. Dans leur ensemble, les mécanismes de défense sont mis en jeu pour éviter les agressions internes des pulsions sexuelles dont la satisfaction s'avère conflictuelle pour le sujet, et pour neutraliser l'angoisse qui en dérive. Le moi est l'agent de ces opérations défensives.