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Edgar Degas, <I>Chevaux de courses</I>

course

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Consulter aussi dans le dictionnaire : course

course
nom féminin
(de cours, avec l'influence de l'italien corsa, course)

 Lutte, compétition de vitesse : On fait la course ? Le premier qui arrive au poteau a gagné.

courses
nom féminin pluriel

 Compétitions où les chevaux courent et où, en général, on peut jouer de l'argent : Jouer aux courses.

ATHLÉTISME

Le sprint

Le sprint est le domaine des distances courtes : le 100 m, le 200 m et le 400 m en plein air, mais aussi le 50 m, le 55 m et le 60 m en salle. La durée de l'effort maximal d'un sprinter est d'environ sept secondes ; l'athlète doit donc maîtriser son énergie afin de conserver assez de puissance pour les derniers mètres. Pour mener à bien sa course, le coureur doit concilier la fréquence et l'amplitude de la foulée. La technique du départ est très importante : il faut s'éjecter très vite des starting-blocks (les cales de départ, adoptées en 1928) et rechercher d'entrée l'amplitude optimale de la foulée en assurant, grâce à la jambe d'appui, une bonne poussée. Pour un sprint en ligne droite, les starting-blocks sont disposés en retrait par rapport à la ligne de départ : à 50 cm pour la cale avant, où prend appui la jambe la plus puissante de l'athlète ; à 90 cm environ pour la cale arrière. Des cales trop rapprochées auraient pour conséquence une foulée trop précipitée en début de course. Le 200 m est plus délicat, car le départ s'effectue en virage. Le 400 m, sur un tour complet de piste, est considéré comme un sprint, mais pour des sportifs très résistants, car l'athlète doit maintenir un effort maximal tout en ménageant, au début, son énergie. En dehors des qualités physiques, un coureur de 400 m doit posséder une motivation et une volonté extrêmes.

Certains sprinters sont doués pour un effort bref, et les distances courtes comme le 100 m leur conviennent parfaitement ; d'autres sont à l'aise aussi bien sur le 100 m que sur le 200 m : l'Américain Carl Lewis (ancien recordman du monde du 100 m à Tokyo en 1991 avec 9 s 86) remporta les deux épreuves en 1984, aux jeux Olympiques de Los Angeles ; avant lui, ses compatriotes Jesse Owens (1936) et Bobby Morrow (1956) ainsi que le Soviétique Valeri Borzov (1972) avaient également réussi ce doublé. Après la performance réalisée en 1999 par l'Américain Maurice Greene (9 secondes 79 centièmes), améliorée en 2002 par l'Américain Tim Montgomery (9 secondes 78 centièmes), un nouveau record du monde du 100 m est établi en 2005 par le Jamaïcain Asafa Powell, qui a couru l'épreuve en 9 secondes 77 centièmes. Lors des championnats du monde organisés en Espagne en août 1999, l'Américain Michael Johnson bat le record du 400 m en 43 s 18 centièmes.

Les courses de haies

Les courses de haies sont aussi des épreuves de sprint, disputées en plein air sur 110 m (100 m pour les femmes) et 400 m.

Au 110 m haies, dix obstacles sont placés à 9,14 m les uns des autres, le premier à 13,72 m du départ, le dernier à 14,02 m de la ligne d'arrivée. Selon la distance, la hauteur de haie sera plus ou moins élevée. Ainsi pour le 110 m la hauteur de haie est de 1,067 m, par contre pour le 400 m elle est de 0,914 m. Pour les dames la hauteur de haie est de 0,840 m pour le 100 m et de 0,762 m pour le 400 m.

Les athlètes s'efforcent d'aller le plus vite possible en franchissant les obstacles sans « sauter ». Mais à la différence du sprinter des courses plates, le coureur recherche immédiatement la vitesse et la fréquence de foulée qui lui permettront d'aborder de la meilleure façon le premier obstacle et de maintenir ensuite le rythme de quatre foulées entre chaque haie. L'attaque de la haie se fait par une projection très vive vers l'avant de la jambe libre, qui, légèrement fléchie, passe au ras de l'obstacle. Au 400 m haies, lorsque la fatigue intervient, il est possible d'augmenter le nombre de foulées entre les obstacles afin de ne pas trop perdre de vitesse.

Le relais

Le relais, qui met en compétition des équipes de quatre coureurs, figure au programme des grands championnats et aux jeux Olympiques avec le 4 × 100 m et le 4 × 400 m hommes et dames. Chaque équipier effectue un parcours (100 ou 400 m), à la fin duquel il passe au coureur suivant un témoin, cylindre de bois ou de métal. Ce témoin est transmis dans une zone de 20 m par le porteur, ou donneur, qui le tient par le tiers postérieur. Le témoin parvient de bas en haut dans la main du relayeur ; les vitesses doivent être bien coordonnées. Le relayeur, dans un 4 × 100 m, doit s'élancer au centième de seconde près ; dans un 4 × 400 m, il a le temps de faire passer le témoin d'une main dans l'autre pendant sa course.

Le demi-fond

Le demi-fond, qui exige des athlètes des changements de rythme dans l'effort, des manœuvres tactiques, des retours fulgurants dans la dernière ligne droite, a fini par gagner les faveurs du public. Les grandes vedettes du demi-fond, tels l'Anglais Sebastian Coe ou le Marocain Saïd Aouita, ont marqué les années 1980 avec des performances qui quelques années auparavant semblaient impossibles à atteindre.

La pratique du demi-fond ne se conçoit pas sans des qualités d'endurance : il faut courir longtemps avec une certaine facilité d'allure, ce qui sollicite le cœur de manière importante. L'entraînement, qui consiste à courir quotidiennement plusieurs heures, vise donc à développer le muscle cardiaque afin que la quantité d'oxygène transmise aux muscles, par l'intermédiaire du sang, soit plus importante.

Demi-fond court

Les distances classiques sont le 800 m et le 1 500 m ; elles sont réservées à des coureurs naturellement résistants.

Le demi-fond court est souvent spectaculaire, car il met en jeu une stratégie en vue de la séquence finale, généralement la plus rapide, qui se déroule dans les 250 derniers mètres. Pour s'imposer dans cette discipline, l'athlète doit allier vitesse et endurance, comme l'ont montré des spécialistes du 400 m qui sont passés au 800 m avec succès, tel le Cubain Alberto Juantorena, qui à l'occasion des jeux Olympiques qui se déroulèrent à Montréal en 1976 remporta – pour la première fois dans l'histoire de l'olympisme – la médaille d'or dans ces deux spécialités. Le Marocain Hicham El Guerrouj domine depuis quelques années le demi-fond court ; il est en effet détenteur des records mondiaux du 1 500 m (3 min 26 s 00 en 1998), du 2 000 m (4 min 44 s 79 en 1999) et du mile (3 min 43 s 13 en 1999). Le record du 3 000 m est détenu par le Kenyan Daniel Komen (7 min 20 s 67 en 1996).

On distingue deux grands types de coureurs. Le « finisseur », qui pousse sa pointe de vitesse dans la dernière phase de la course, et le « coureur de train ». Ce dernier, qui s'impose surtout dans le 1 500 m, aime partir de loin, parfois dès les premiers mètres de la ligne de départ, ce qui lui évite les aléas tactiques d'un dénouement indécis lors du sprint final, disputé entre plusieurs concurrents dans le dernier virage et la ligne droite.

Le demi-fond long

Il comprend le 5 000 m et le 10 000 m. Initialement réservées aux coureurs très endurants, ces disciplines ont subi une véritable révolution depuis quelques années sous l'impulsion de champions d'exception qui ont abattu, dans la conquête des records, des barrières psychologiques. Les compétitions sont devenues beaucoup plus spectaculaires, car plus rapides et avec de superbes retournements de situation, souvent créés par les coureurs de l'Afrique de l'Est, éthiopiens et surtout kenyans. L'amélioration des techniques, l'intensification de l'entraînement (les distances courues chaque jour par les spécialistes se sont allongées, parfois jusqu'à 50 km) et la minutie de son organisation, ainsi qu'une motivation supérieure ont permis une progression fulgurante des records : en 1987, un coureur comme Saïd Aouita franchissait la limite des 13 min au 5 000 m, en 1987, courant à une allure de 2 min 36 s environ au kilomètre. Le record détenu depuis 1998 par l'Éthiopien Hailé Gebreselassie (12 min 39 s 36) a été battu, en 2004, par Kenesisa Bekele, son jeune compatriote, avec 12 min 37 sec 35.

Dans l'épreuve du 10 000 m, plusieurs coureurs, comme le Mexicain Arturo Arrios (en 1989, record du monde de 27 min 8 s 23), ont démontré, à l'approche des années 1990, que l'objectif des 27 min pourrait être atteint. En 1994, le Kenyan William Sigei réalisait ce record mémorable avec un temps de 26 min 52 s 23, que Hailé Gebreselassie portait à 26 min 22 s 75 en 1998. En 2005, la meilleure performance mondiale est détenue par l'Éthiopien Kenesisa Bekele (26 min 17 sec 53). De telles perspectives semblaient inimaginables dans les années 60, peu après les exploits d'Emil Zátopek, la « locomotive tchécoslovaque », aux Jeux d'Helsinki, jusqu'à ce que l'Australien Ron Clarke porte le record du monde du 10 000 m de 28 min 18 s 2 à 27 min 39 s 4.

Le steeple

Le steeple est une épreuve de demi-fond (3 000 m) avec obstacles : il faut franchir vingt-huit barrières (quatre à chaque tour) hautes de 0,914 m et sept fois une rivière, précédée d'une barrière de même hauteur, large de 3,66 m.

Les coureurs doivent présenter des qualités athlétiques particulières : coureurs de demi-fond rapides, mais aussi endurants, ils doivent supporter tous les changements de rythme provoqués par le franchissement des obstacles. L'athlète a la possibilité de prendre appui sur les barrières, avec l'une ou l'autre jambe ; pour la rivière, l'appui est même indispensable, la réception se faisant très légèrement à l'intérieur de la fosse inondée. Les Kenyans avec Kipchoge Keino, médaillé olympique à Munich (1972), Henry Rono – il a établi en 1978 un record du monde (8 min 5 s 40) qui est demeuré dix ans intouchable –, Kariuki, champion olympique aux Jeux de Séoul (1988), et Peter Koech – il a amélioré le record de quelques dizièmes de seconde en 1989 – ont montré leur grande habileté sur le steeple. En 1995, un autre Kenyan, Moses Kiptanui, entre dans la légende en descendant sous les 8 minutes (7 min 59 s 18). En 2004, un nouveau record mondial a été établi par le Qatari d'origine kenyane Saif Saaeed Shaheen, qui a couru l'épreuve en 7 min 53 s 63, battant celui réalisé depuis 2001 par le Marocain Brahim Boulami (7 min 55 s 28). Le record féminin a été amélioré en 2004 par la Russe Gulnara Samitova (9 min 01 s 59).

Le cross-country

Dans le cross-country, l'athlète retrouve le goût des grands espaces, sur des terrains variés, qu'il pleuve, vente ou gèle. Cette discipline permet au coureur de revenir aux sources, celles de son entraînement.

C'est aussi, en tant que compétition hivernale, un merveilleux révélateur des sujets doués pour la course à pied. De nombreux championnats sont organisés à l'échelle scolaire, fédérale et internationale (le célèbre Cross des nations, créé en 1903, est devenu en 1977 un championnat du monde). Montées, descentes, saut d'obstacles, virages, terrains mous, souples ou durs, ces difficultés font du cross-country une école de la volonté, qui forme le caractère d'un jeune athlète.

Jack Holden (Angleterre), Alain Mimoun (France), Gaston Roelants (Belgique), John N'Gugi (Kenya), en remportant quatre fois le Cross des nations et le Championnat du monde, ont marqué l'histoire de cette discipline.

Le marathon et les courses sur route

Le marathon tire son nom d'un petit village de Grèce rendu célèbre par l'affrontement entre les Grecs et les Perses en 490 avant J.-C. Selon la légende, le soldat Philippidès aurait effectué, en courant à perdre haleine, le trajet de la plaine de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire grecque, avant de s'écrouler, exténué par son terrible effort, terrassé par une crise cardiaque.

Mais la distance de 42,195 km retenue pour les compétitions officielles de marathon ne correspond pas à celle qui sépare Marathon et Athènes, mais à l'espace qui, entre le château royal de Windsor et le stade de White City, servit de cadre aux compétitions d'athlétisme lors des Jeux de Londres en 1908.

Cette discipline est devenue extrêmement populaire : de grandes villes dans le monde (New York, Rio de Janeiro, Paris…) organisent des marathons ou de grandes courses sur route, qui rassemblent parfois de 20 000 à 30 000 concurrents. Cet engouement a permis un développement important des sociétés d'équipements sportifs, qui rivalisent d'ingéniosité pour fabriquer des chaussures légères, souples, parfaitement adaptées à la course sur le macadam.

Cette vogue de la course de fond a donné naissance à une pratique individuelle, sans véritable objectif de compétition, le jogging, phénomène dont l'ampleur est devenue étonnante. Il correspond à un besoin d'évasion de l'homme moderne, de recherche d'une certaine forme d'équilibre face aux contraintes et aux nuisances de la vie citadine.

ÉQUITATION

Les courses de chevaux et les paris auxquels elles sont souvent associées ont passionné l'homme depuis des siècles.

De l'amélioration des races aux courses

Les Anglais sont les premiers, en Europe, a rechercher la rapidité chez leurs chevaux et à sélectionner les croisements de races allant en ce sens. Cette quête a débuté dès le retour des croisades avec l'apport des chevaux arabes. Les premières courses qui furent alors organisées, souvent « de clocher à clocher » (de ville à ville), devaient un peu s'apparenter aux épreuves de fond. En Angleterre, vers la fin du XVIIe s., elles sont progressivement institutionnalisées et, parallèlement, la race pur-sang anglais commence à se stabiliser. En France, elles seront réglementées par Napoléon Bonaparte en même temps qu'il créera les haras nationaux.

Les types de course

La forme des courses est très diversifiée : course en ligne, sur un circuit, attelée ou non, etc. À présent, dans tous les pays, les courses de chevaux ont lieu sous le contrôle de sociétés de courses. Un grand nombre de ces courses, de trot, d'obstacles ou de plat, donne lieu à des paris. Une large partie des sommes engagées n'est pas redistribuée aux parieurs, mais reste dans les caisses de l'État. En France, les paris sont validés par une organisation officielle (PMU, Pari mutuel urbain), tandis qu'au Royaume-Uni les bookmakers sont autorisés à exercer cette activité.

Les courses de plat

Elles sont organisées sur circuit gazonné et plat, mais, en France, contrairement à la plupart des autres pays, le terrain peut présenter une certaine déclivité, rendant les courses plus difficiles.

Le poids supplémentaire porté par le cheval, le handicap, est strictement déterminé par les juges. En fonction de son âge, de son sexe et de ses victoires, l'animal portera un certain nombre de « plombs » qui, logés dans le tapis, s'additionneront au poids du jockey et de la selle. Les chevaux débutent vers l'âge de 18 mois, mais, du fait de l'intensité de la compétition, leur carrière est généralement assez courte. Ils sont orientés, ensuite, soit vers les courses d'obstacles, soit vers les haras ou les clubs.

Les courses d'obstacles

Elles s'adressent aux chevaux de plus de 3 ans. On distingue la course de haies, rapide et comportant peu d'obstacles, sur une longueur inférieure à 3 000 m, et le steeple-chase, qui, disputé sur une distance supérieure (jusqu'à 6 000 m), peut comporter de huit à trente obstacles.

La carrière d'un cheval d'obstacles est plus longue que celle d'un cheval de plat et peut durer une dizaine d'années, à moins qu'une mauvaise chute ne vienne malencontreusement l'écourter.

Le Grand Steeple Chase de Liverpool

Depuis le 29 février 1836, date du premier Grand Steeple Chase de Liverpool, plus de 2 600 chevaux ont chuté au cours de cette célèbre course d'obstacles. En 1911, sur les 26 chevaux qui avaient pris le départ, un seul passa le poteau d'arrivée avec son cavalier sur le dos. Ces quelques anecdotes démontrent, à elles seules, la difficulté de ce steeple-chase de 7 200 m, comportant 16 obstacles. Le plus terrible de ceux-ci, le Beecher's Brook, du nom du premier vainqueur de la course, mesure 4 m de largeur pour une hauteur de 1,60 m à l'enlever et de 2,40 m côté réception. Un grand nombre de chevaux arrivent parfaitement à sauter tous les obstacles, mais sans leur cavalier ; surpassant ainsi tous les autres concurrents, ils ne sont bien sûr pas classés.

Les courses de trot

Elles se pratiquent soit « montées » soit « attelées » en utilisant un sulky, sorte d'attelage léger. Pendant l'épreuve, des groupes de commissaires, les juges aux allures, vérifient qu'aucun cheval ne passe du trot au galop, auquel cas, quelle que soit sa place à l'arrivée, il est rétrogradé.

Les courses d'endurance

De tradition américaine, ces compétitions se disputent sur une longueur comprise entre 20 et 100 km. Comme elles sont très éprouvantes pour les chevaux, les contrôles vétérinaires sont très stricts. Un cheval d'endurance est capable de parcourir 80 km à une vitesse comprise entre 15 et 18 km/h. Aux États-Unis, des compétitions de 100 miles (environ 160 km) en trois jours sont fréquemment organisées.

Les courses d'attelage

Dans ces compétitions sont engagés deux ou quatre chevaux attelés à une voiture ancienne. Le championnat du monde comporte trois épreuves. Dans la présentation, c'est la beauté de l'attelage, voiture et chevaux, qui est jugée. L'épreuve de dressage permet de mettre en évidence, grâce à un passage d'obstacles très étudiés, les qualités du conducteur. Enfin, l'épreuve de marathon permet de juger les qualités d'ensemble de l'équipage.

Le Palio

Le Palio est une course spécifique de la ville de Sienne, en Italie. Chaque année, en juillet et en août, cette compétition, dont les origines remontent au Moyen Âge, oppose les cavaliers des différents quartiers de la ville.