Consulter aussi dans le dictionnaire : coupe
Très fine tranche d'un organe animal ou végétal, placée sous le microscope entre lame et lamelle et observable par transparence.
Opération par laquelle un outil tranchant enlève, sous forme de copeaux, de la matière d'une pièce à usiner.
Angles de coupe d'un outil, angles déterminés par l'arête de l'outil, sa position par rapport à la pièce à usiner et la direction de son déplacement.

Les coupes biologiques sont réalisées sur des organes déshydratés et inclus dans un bloc de paraffine. Après coloration, la coupe est montée dans une résine (baume du Canada) pour une conservation indéfinie. En botanique, des coupes non conservables sont obtenues par inclusion dans la moelle de sureau, tranchage puis coloration.

Dans la coupe des métaux, la pointe de l'outil pénètre à l'intérieur du métal d'une quantité appelée profondeur de passe.L'outil et la pièce ont une vitesse relative, ou vitesse de coupe ; c'est la vitesse circonférentielle de la pièce dans un tour, de la fraise ou du foret dans une fraiseuse ou une perceuse, ou la vitesse linéaire de l'outil ou de la pièce dans un étau-limeur ou dans une raboteuse. L'outil a un mouvement de translation, dans le sens de l'épaisseur du copeau : c'est le mouvement d'avance (avance par tour, par minute ou par course, selon le type de machine). La pression de l'outil provoque dans le métal une série de cisaillements successifs, formant ainsi le copeau, et cause une importante élévation de la température nécessitant une lubrification appropriée.
Initialement réalisés en acier fondu, puis en « acier rapide », les outils de coupe sont actuellement en carbures métalliques (de tungstène, de cobalt, etc.). Ils se présentent sous forme de plaquettes frittées, brasées à l'extrémité d'un corps ou fixées sur un porte-plaquettes spécial et autorisent des vitesses de coupe élevées. Certains outils, à base de céramique ou en diamant, permettent de dépasser les 1 000 m/min.