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corvée

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Consulter aussi dans le dictionnaire : corvée

corvée
nom féminin
(bas latin corrogata opera, travail obligatoire dû à un seigneur)

 Travail collectif gratuit qui était dû au seigneur ou au roi par le paysan.

HISTOIRE

Exigées des paysans (serfs et tenanciers) par leurs seigneurs, les corvées seigneuriales consistaient en des journées de travail gratuit au cours desquelles les paysans assuraient labour, fauchage, vendange, moisson, etc., aménagement des routes et des ponts et transport des produits de la récolte du seigneur. Très lourdes à l'époque carolingienne (180 jours par an), elles s'atténuèrent dès la fin du IXe s., se muant en redevances fixes. Réduites à environ 12 jours par an sous l'Ancien Régime, elles furent entièrement rachetées dans certaines provinces (ainsi en Provence au XVIe s.). Mais au XVIIe s. leur fut ajoutée la corvée royale par laquelle le roi obligeait les roturiers des campagnes à travailler gratuitement, pendant plusieurs jours (8 à 40) par an, à la construction et à l'entretien des routes et des chemins du royaume. Instaurée par Louis XIV dans certaines provinces, généralisée par Louis XV en 1738, elle fut remplacée par Louis XVI en 1787 par une taxe qui s'ajouta à la taille, et fut abolie, en même temps que les corvées seigneuriales, par la Constituante (1789-1790).

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