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Cet article fait partie du DOSSIER consacré à la féodalité.
Habitation seigneuriale ou royale.
Autrefois, demeure féodale fortifiée, défendue par un fossé, des murailles et des tours. (Synonyme : château fort.)

Construction proprement médiévale, apparue vers la fin du Xe s. et dont la naissance est inséparable de l'essor de la féodalité, le château fort doit son originalité à la multiplicité de ses fonctions : forteresse et résidence du seigneur, centre politique d'une domination territoriale, enfin centre de l'exploitation seigneuriale (de la seigneurie).
En principe, le droit de construire une forteresse appartient au roi ou à ses délégués. Cette règle carolingienne ne s'est pas perdue aux Xe et XIe s., période durant laquelle, pourtant, le pouvoir royal est affaibli et l'émiettement politique effectif. Le morcellement du pouvoir politique qui caractérise le premier âge féodal ne peut que se traduire par la multiplication des forteresses, symboles de l'autonomie du seigneur, qui détient le droit de ban.
Mais une hiérarchie s'établit très vite lorsque la construction en pierre, coûteuse, remplace la construction en bois : seul un petit nombre de seigneurs peut posséder un château maçonné ; les autres n'ont plus qu'une maison forte, qui les distingue néanmoins du commun.
Dans l'Empire romain, tandis que les riches propriétaires terriens se bâtissent des villas, qui sont à la fois des fermes et des résidences, parfois luxueuses, les Celtes élèvent ce que Jules César appellera oppidum : généralement placé sur une hauteur, ceint d'un rempart et d'un vallum (retranchement), il entoure des édifices publics, des habitations, voire une ville entière, comme à Grabenstetten (Allemagne), d'une superficie de 1 600 ha. À la fin de l'Empire romain, les villas sont fréquemment fortifiées, et les villes gauloises se dotent d'un réduit, où la population peut se réfugier en cas d'attaque : le castellum.
Entre le IVe et le Xe s. apparaissent des défenses éclatées, de bois, de terre et parfois de maçonnerie, fortifications entourant souvent un bastion. Toutefois, ces enceintes fortifiées de l'époque franque puis carolingienne ne possèdent pas les caractéristiques du château. Ce sont soit de vastes enceintes couvrant plusieurs hectares, soit de petites enceintes circulaires de 50 m de diamètre environ. Dans l'un et l'autre cas, une palissade de bois rudimentaire, précédée d'un fossé, semble avoir pour fonction de protéger un domaine, un village ou une grande ferme contre brigands et maraudeurs ; ces enceintes ne sont pas aptes à résister à un assaut d'envergure.
Vers la fin du Xe s., tandis que la féodalité se constitue en Gaule, divisée en « châtellenies », apparaît le château à donjon, ou château fort. Constitué d'une tour de bois – destinée à abriter le seigneur et les siens, une garnison et des vivres –, il est bâti sur une motte de terre (dont la tapisserie de Bayeux a conservé l'image).
Au pied de la motte, le fossé, qui précède un talus surmonté d'une palissade de bois, constitue une première ligne de défense ; au sommet, le donjon, tour de bois carrée, et la « chemise », autre palissade, forment l'ultime réduit défensif ; le donjon sert également de résidence au seigneur. Le plan se complique parfois : des mottes secondaires peuvent renforcer la défense de la palissade. La pierre est très tôt utilisée dans les régions où elle abonde ; au début du XIe s., le comte Foulques Nerra fait élever en Anjou et en Touraine nombre de donjons en pierre, dont le plus ancien semble être celui de Langeais (994). L'usage du bois se maintient pourtant, notamment dans le nord de la France et de l'Europe, jusqu'à des dates tardives : XIIe s. en Île-de-France, XIIIe s. en Flandre ; en Bohême, le château de Karljstein, que Charles IV bâtit au XIVe s., comprend encore un étage en bois.
Bien souvent, les premiers châteaux en pierre ont été élevés sur le plan des châteaux à motte (Gisors, par exemple). Mais on passe vite à des bâtiments plus complexes : les châteaux dits « romans » (contemporains des grandes cathédrales romanes), dont le type le plus achevé se trouve à Château-Gaillard.
Les premiers ouvrages de maçonnerie apparaissent ainsi au milieu du XIe s., le bois restant encore utilisé pour les planchers, les escaliers ou échelles – amovibles –, afin de faire d'ultimes retranchements des étages supérieurs en cas de pénétration de l'ennemi à l'intérieur du donjon.
Indéniable du fait des croisades, l'apport oriental est difficile à apprécier : des techniques comme celles des mâchicoulis dérivent de modèles orientaux. De même, les Occidentaux établis dans les États latins d'Orient ont reproduit maintes fois le modèle du castrum byzantin. Mais le château roman, tel le krak des Chevaliers du comté de Tripoli d'Asie, est différent. Il semble que les Occidentaux d'Orient, aux prises avec des problèmes militaires propres à leur situation, généralement défensive, aient élaboré, en utilisant les éléments trouvés sur place, une forme de château originale, apte seulement à la résistance.
Les Occidentaux ont pu s'en inspirer. Château-Gaillard, construit par Richard Cœur de Lion en 1197-1198, marque l'aboutissement de la tradition du château à motte en ce sens que tout est conçu en fonction du donjon, ultime défense qui tire sa force de sa masse, mais aussi cul-de-sac qui ne se prête qu'à une défense passive.
L'art de la fortification a fait des progrès considérables par rapport aux mottes : le château fort dispose de séries d'enceintes aux murs épais, les courtines, percées de meurtrières et couronnées d'un chemin de ronde que protègent des merlons ; des tours (plutôt rectangulaires ou carrées, dont les angles morts sont la principale faiblesse défensive) flanquent ces enceintes, permettant de battre les murs en cas d'attaque rapprochée ; pour atteindre à la verticale les assaillants, on place des hourds (constructions en bois) et des mâchicoulis au sommet des tours. L'entrée de la place forte est particulièrement protégée par de grosses tours, une barbacane, des herses, des chaînes et des chicanes.
Les diverses enceintes – en général trois, en comptant le donjon – délimitent des cours, ou « bayles », qui peuvent abriter la population du domaine et une garnison : il faut se prémunir contre les mauvaises surprises, les trahisons, et donc isoler le seigneur de la garnison et celle-ci des réfugiés.
À l'intérieur, les escaliers en pierre, pratiqués dans l'épaisseur des murs, comme à Loches, n'apparaissent qu'à la fin du XIe s. ; leurs accès sont disposés en chicane pour forcer l'éventuel assaillant à traverser les pièces, et donc à s'exposer.
Au XIIe s., des modifications importantes sont apportées au château fort. Les éléments élaborés au cours de la période précédente sont conservés et améliorés : talutage soigné des courtines ; longues archères, qui donnent au tireur la possibilité de battre un vaste espace, remplaçant les grossières meurtrières ; hourds et mâchicoulis se perfectionnent ; des précautions sont prises contre le travail des sapeurs adverses.
L'agencement des éléments du château se modifie sous l'influence de deux facteurs principaux. Sur le plan militaire, l'offensive prime sur la défensive. Philippe Auguste (et d'autres à sa suite) a constitué un corps spécialisé de mineurs et de sapeurs qui savent prendre les châteaux réputés imprenables. Il faut donc trouver la parade, abandonner la défense passive, seule fonction du château roman, au profit d'une défense active.
Sur le plan résidentiel, la vie noble ne s'accommode plus de l'inconfortable et austère donjon. Dès le XIIIe s., on commence à ouvrir sur une cour les appartements seigneuriaux et tous les bâtiments annexes. Dans le même temps, le château perd son rôle de refuge pour la population des alentours ; la coupure entre le monde aristocratique et le monde des rustres s'accentue.
Les châteaux du XIIIe s., construits selon ce qu'on a appelé la « formule de Philippe Auguste » (enceinte de Paris et forteresse du Louvre) – mais on pourrait aussi parler de « formule de Frédéric II » pour les châteaux du royaume de Sicile –, adoptent un plan ramassé, généralement quadrangulaire. De grosses tours d'angle flanquent les courtines, et chaque tour (souvent ronde) peut se défendre de façon indépendante. Un chemin de ronde continu fait le tour de l'édifice. Le donjon, parfois supprimé (cas de Villandraut), perd sa prépondérance absolue : il n'est plus protégé pour lui-même et il acquiert aussi une autonomie défensive ; à Dourdan, le plan primitif le place hors de l'enceinte.
Casemates, écuries, logements de garnison sont rationnellement distribués autour de la cour : celle-ci se trouve entièrement dégagée, ce qui facilite les manœuvres de la garnison. La porte est toujours bien protégée, mais des poternes sont ouvertes dans les tours. Tout est conçu pour que la garnison puisse agir rapidement à l'intérieur du château et à l'extérieur, où les ouvertures facilitent les sorties.
Au XIVe s., tandis que l'on continue de ceindre les villes de remparts, on apporte à la construction des châteaux de nouveaux perfectionnements techniques et esthétiques. Le Louvre, qui a perdu son utilité de citadelle après la construction de l'enceinte de Charles V et de la Bastille, est réaménagé en luxueuse résidence. Et si le palais des Papes, commencé par Benoît XII et continué par Clément VI, domine Avignon comme une forteresse, il accueille une cour brillante, dans un décor intérieur raffiné.
À ce prestigieux séjour de la papauté en Avignon répond le chef-d'œuvre de l'architecture civile islamique, le palais des monarques de Grenade, dans une Espagne où la coexistence des chrétiens et des Maures avait fait proliférer les alcazares de type oriental. L'Alhambra, commencé dès le XIIIe s. par Muhammad Ier, est embelli au siècle suivant : derrière l'enceinte de la cité, dont il intègre des éléments (le salon des Ambassadeurs est aménagé dans une de ses tours), le palais organise ses salles à la luxuriante décoration autour de jardins, de cours et de patios rafraîchis par des bassins et des fontaines.
La guerre de Cent Ans suscite l'édification de nombreux châteaux forts, alors même qu'elle les rend caducs. En effet, ceux-ci continuent leur adaptation aux techniques de combat : les mâchicoulis disparaissent peu à peu, tandis que les meurtrières s'ouvrent pour le passage des canons ; mais ces derniers se perfectionnant, le château fort n'est plus imprenable et perd sa raison d'être. Des éléments de son architecture constituent cependant encore un répertoire stylistique symbolique : la tour, en particulier, reste l'emblème de la féodalité.
À la fin du Moyen Âge, apparaissent châteaux de plaisance, sans valeur militaire, et forteresses pures, dont les vastes escarpes, enterrées, résistent à l'artillerie. Rois et princes ont déserté les châteaux forts, mais petits et moyens seigneurs conservent jalousement leur motte, restaurent leur château, élèvent une tour dès qu'ils en ont les moyens. La fonction sociale, symbolique, du château demeure, même si cette construction a perdu toute valeur militaire ; est significative la survivance de la place du château dans la civilisation médiévale.
En Italie, dès le début du XVe s., les habitations seigneuriales urbaines, jusqu'alors bâties sur le modèle médiéval de la massive maison-tour (San Gimignano, en Toscane, en conserve plusieurs), se transforment : les palais s'articulent autour d'une cour, ordinairement carrée et bordée d'arcades. Le rez-de-chaussée est réservé aux magasins et aux pièces de service ; le second étage, aux greniers et aux appartements secondaires ; les maîtres se réservant le premier étage, auquel on accède par un escalier monumental. Ce modèle trouve son expression la plus aboutie à Florence avec le palais Médicis, élevé de 1446 à 1459 par Michelozzo.
Pendant la seconde moitié du XVe s., les architectes florentins contribuent à répandre ce nouveau type de palais en Italie, intégrant les éléments décoratifs locaux et y associant des références à l'antique : l'architecture du Quattrocento voit éclore un humanisme, qui préside, notamment, au plan rationnel de la villa Médicis, résidence de campagne que Laurent le Magnifique se fait construire à Poggio a Caiano.
Les villas de la Renaissance essaiment au siècle suivant, ouvertes sur des jardins souvent agrémentés de fontaines et de fabriques à l'antique. En Vénétie, Palladio leur donne des formes resurgies de la Rome impériale, comme dans la majestueuse villa Rotonda, près de Vicence, au plan carré centré sur un salon circulaire surmonté d'une coupole.
En 1494 éclate un conflit entre l'Italie et la France, élargi à l'Europe après l'élection de Charles Quint à la tête du Saint Empire, en 1519. Les troupes françaises découvrent la richesse ornementale de l'architecture lombarde, et Charles VIII et Louis XII ramènent des artistes d'Italie. Le Val de Loire connaît alors une incroyable floraison de châteaux, devenus résidences d'agrément. Parmi les premiers, Chenonceaux, commencé dès 1515 (le pont ne sera jeté sur le Cher qu'en 1555, puis recouvert d'une galerie par Catherine de Médicis en 1559), et Azay-le-Rideau (1519-1527) ont un plan à la régularité tout italienne : rectangulaires, ils sont flanqués de quatre tours rondes, encore médiévales.
Avec François Ier, les demeures royales gagnent un éclat nouveau. À Blois, l'escalier à vis gothique se trouve transformé par un escalier octogonal richement orné et saillant sur la cour. Mais c'est certainement Chambord qui exprime le mieux l'esprit de la première Renaissance française. Bâti de 1519 à 1550, il mêle apports italiens – on attribue à Léonard de Vinci le phénoménal escalier à double révolution – et traditions françaises : les grosses tours rondes flanquent un édifice de plan rectangulaire et symétrique, entourant un donjon carré de même hauteur que l'ensemble ; les toitures d'ardoise sont rythmées par une multitude de lucarnes, cheminées et lanternes ornées de marbres polychromes. François Ier transforme le petit château médiéval de Fontainebleau en un vaste palais, où œuvreront des artistes italiens – le Rosso, Nicolo Dell' Abbate, le Primatice – et il confie la reconstruction du Louvre à Pierre Lescot. Avec ce dernier, féru d'architecture antique, et surtout avec Philibert Delorme, qui conçoit pour Diane de Poitiers le château d'Anet, la Renaissance française entre dans sa période classique.
En Espagne, Philippe II commence en 1562 le palais de l'Escurial, terminé en 1582. C'est alors le plus grand palais d'Europe, relativement austère ; inspiré de modèles italiens, son plan centré autour de l'église est également un symbole voulu par Sa Majesté Très Catholique : il rappelle le gril sur lequel a été supplicié saint Laurent, en mémoire de la victoire de Saint-Quentin, remportée le 10 août 1557, jour de la Saint-Laurent.
L'Allemagne se laisse gagner par l'italianisme, plus en Bavière (résidence de Munich, reconstruite à partir de 1560) et dans le Palatinat (réaménagement du château de Heidelberg en 1556) que dans le Nord et l'Est, où le gothique demeure plus vivace. C'est également le cas de l'Angleterre, où la Renaissance étend son vocabulaire décoratif, mais pénètre plus difficilement les édifices : Hampton Court, élevé à partir de 1515, et Whitehall, commencé en 1530, sont des palais au plan irrégulier et somme toute gothique malgré des éléments renaissants. Quant au chef-d'œuvre de l'architecture élisabéthaine, le château de Longleat, construit en 1572, il conserve, malgré son originalité, son plan symétrique et ses trois ordres superposés, un esprit issu du gothique.
Avec la Renaissance, le château a bel et bien perdu toute prétention défensive : il ne répond plus qu'à une fonction de plaisir (la chasse, les fêtes) et de prestige, qui ne cesse de s'affirmer, du palais du Luxembourg (Salomon de Brosse réutilise dans ce palais destiné à Marie de Médicis les bossages du palais Pitti, à Florence) au château de Maisons (dû à Mansart) et à Vaux-le-Vicomte (fruit de la collaboration de Le Vau, pour l'architecture, de Le Brun, pour la décoration, et de Le Nôtre, pour les jardins).
Ici, le souci de prestige frise l'arrogance : Louis XIV ne rase pas le château, mais il fait emprisonner Nicolas Fouquet (propriétaire de Vaux-le-Vicomte, et contre lequel il a nombre de griefs) et lui « vole » ses artistes, qui contribuent désormais, en édifiant le palais par excellence, Versailles, à construire le mythe du Roi-Soleil. D'un petit relais de chasse, Louis XIV fait un palais spectaculaire, à la décoration luxueuse, véritable mise en scène du pouvoir du monarque absolu ; les fontaines, statues et motifs décoratifs déclinent la symbolique du soleil et d'Apollon. La plus grande orangerie du monde, une ménagerie, un parc immense, des jardins à la française et des bassins pouvant accueillir des fêtes nautiques s'offrent à l'admiration de la cour et des visiteurs étrangers.
Un tel faste éblouit l'Europe, et cette résidence est imitée – avec des variations traduisant les fluctuations du baroque et du classicisme – de la Suède (palais royal de Stockholm) à la Russie (résidence d'été de Peterhof, palais de Tsarskoïe Selo), des Pays-Bas (château de Het Loo) à l'Autriche (palais de Schönbrunn) et à l'Allemagne (résidence de Würzburg), de l'Angleterre (nouvelle façade de Hampton Court) à l'Espagne (la Granja) et au Portugal (Queluz).
En France, à partir de la Régence, on recherche, après le faste du Grand Siècle, l'intimité, avec des demeures de dimensions modestes, ouvertes sur le paysage (Petit Trianon, Bagatelle). Face au baroque du Belvédère viennois, au rococo du palais d'Hiver de Saint-Pétersbourg, l'Angleterre voit se développer des country houses, dans un style néopalladien introduit par Inigo Jones.
Le néoclassicisme connaît une certaine vogue outre-Manche (décor intérieur « à la romaine » de Syon House) comme en France (château de Moncley), où le style pittoresque trouve sa plus belle expression avec le hameau de Marie-Antoinette, qui consacre la mode du retour rousseauiste à la nature.
La Révolution marque la fin, du moins en France, de la construction des châteaux, privilège nobiliaire, et elle en détruit d'ailleurs un grand nombre. Les privilèges changent de mains, et la bourgeoisie s'intéresse elle aussi aux châteaux : en 1818, un banquier rachète celui de Maisons, qui devient Maisons-Laffitte ; les industriels du XIXe s. se font construire de tapageuses bâtisses, anoblies du nom de château.
Napoléon III se contente, en plus de ses ajouts au Louvre, d'entreprendre la restauration de quelques châteaux, dont celle de Pierrefonds, confiée à Viollet-le-Duc, et d'élever, à Biarritz, la villa Eugénie, résidence dont la principale grâce est la vue sur la mer ; plus tard transformé en hôtel, le palais devient palace.
Louis II de Bavière est le dernier grand bâtisseur de châteaux ; celui de Neuschwanstein, commencé en 1869, avec ses tours élancées, évoque, dans son décor alpestre, à la fois Wagner et les frères Grimm.
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