Métal d'un blanc jaunâtre, cassant et facile à réduire en poudre. (Élément chimique de symbole Bi.)
Numéro atomique : 83
Masse atomique : 209
Température de fusion : 271,3 °C
Masse volumique : 9,8 g/cm3
Métal dont les sels étaient naguère utilisés par voie orale dans le traitement des colites.

Par ses propriétés physiques et mécaniques, par sa configuration électronique, le bismuth est proche de l'antimoine. Il brûle à haute température en donnant l'oxyde Bi2O3 ; il est aisément dissous par l'acide nitrique. Allié à d'autres métaux facilement fusibles, il en abaisse encore le point de fusion (exemple alliage de Darcet). Pour obtenir le métal, on grille la bismuthinite Bi2S3 puis on réduit l'oxyde formé par le carbone. L'oxyde Bi2O3 est un solide jaune. Le chlorure BiCl3 est un solide incolore, que l'eau hydrolyse en acide chlorhydrique et oxychlorure BiOCl, employé en peinture. Le nitrate de bismuth Bi(NO3)3, en solution diluée, se transforme en nitrates basiques, dont le plus important, BiOH(NO3)2, est le sous-nitrate de bismuth. On connaît des dérivés organométalliques, les bismuthines, analogues aux arsines, comme le bismuth-triméthyle Bi(CH3)3. Le bismuth est utilisé dans des alliages à bas point de fusion et dans les produits pharmaceutiques.

La prescription des sels de bismuth, qui peuvent provoquer des accidents neurologiques graves, est strictement réglementée. Par voie intramusculaire l'injection de certains d'entre eux a une action antisyphilitique.