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Bourse des valeurs de New York

Bourse

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Bourse
nom féminin
(peut-être de bourse 1 ou de Van der Burse, banquiers à Bruges)

 Marché où s'effectuent des transactions sur les valeurs mobilières ou les marchandises.

La Bourse de commerce

En France, c'est l'ancienne appellation du marché à terme de marchandises, réuni depuis la loi de 1987 avec le MATIF (marché à terme d'instruments financiers, devenu en 1988 marché à terme international de France), sous la tutelle du Conseil des marchés à terme. Les marchés à terme portent donc aujourd'hui soit sur des instruments financiers, soit sur des marchandises. Parmi les Bourses de province, seules celles de Lille-Roubaix-Tourcoing (pomme de terre) et Le Havre (café) ont une certaine activité sur le marché réglementé des marchandises, les autres places ne maintenant plus que des marchés de gré à gré. À Paris sont négociés le sucre blanc, le café et le cacao, mais seul le marché du sucre blanc atteint une taille internationale.

La Bourse des valeurs

La Bourse des valeurs est l'un des principaux marchés financiers, comme le marché monétaire – marché de la monnaie à court terme (c'est-à-dire à moins d'un an) – et le marché des changes (marché des devises). La Bourse assure la confrontation de l'offre et de la demande de capitaux à long terme (engagements supérieurs à un an). Son rôle est de permettre le financement de l'activité économique des entreprises par la rencontre entre l'épargne disponible et les besoins des entreprises en ressources liquides.

Le lexique boursier

 

Le rôle de la Bourse dans l'économie

La Bourse relève de l'« économie de marché de capitaux », appelée également « finance directe ». Les agents à capacité de financement rencontrent directement les agents à besoin de financement sans passer par l'intermédiation bancaire. Un agent économique dont les dépenses sont inférieures à ses revenus cherchera à tirer un avantage de son épargne sous la forme de revenus du capital (dividende, intérêt, plus-value). Parallèlement, une entreprise qui veut financer sa croissance et son développement aura besoin d'un surcroît de ressources monétaires. La Bourse assure le rapprochement entre ces deux catégories d'agents. Elle apparaît alors comme une institution fondamentale dans une économie de marché, dans la mesure où les entreprises ne peuvent réaliser leur production qu'à la condition d'obtenir les capitaux dont elles ont besoin.

La Bourse est un marché qui obéit aux mêmes mécanismes que les autres marchés. Le prix d'équilibre d'un produit financier, par exemple une action, est déterminé par le jeu de la rencontre entre les titres offerts et les titres demandés par les investisseurs sur le marché. Plus la valeur est recherchée par les investisseurs, plus son cours tend à se valoriser ; moins la valeur semble attractive auprès des épargnants, plus son cours tend à baisser. La cotation des titres permet ainsi de mesurer la capitalisation boursière d'une entreprise. Il suffit de multiplier la totalité des titres émis par le cours de Bourse à un moment donné. L'augmentation de la capitalisation boursière d'une entreprise est un indicateur de croissance au même titre que l'évolution du chiffre d'affaires ou du bénéfice.

Les produits et instruments financiers

Objets de l'échange sur les marchés, les produits financiers sont multiples et ne cessent de se diversifier en fonction des besoins des investisseurs et des innovations des opérateurs de marché (banques, sociétés de Bourses, courtiers). On distingue principalement les produits traditionnels – actions et obligations –, les produits attachés à la gestion collective de valeurs mobilières (OPCVM [organismes de placements collectifs en valeurs mobilières]) et les produits dérivés.

Les actions

Ce sont des titres représentatifs d'un droit de propriété d'une fraction du capital social (capitaux propres) d'une société anonyme cotée sur une place financière. Un investisseur qui souscrit une certaine quantité d'actions devient actionnaire de l'entreprise ; à ce titre, il participe à l'assemblée générale des actionnaires. L'actionnaire peut bénéficier de deux types de revenu en fonction de la durabilité de son partenariat avec l'entreprise. Il peut rechercher un gain à court terme sous la forme d'une plus-value – il revend un titre coté à 12 euros, alors qu'il se l'était procuré à 10 euros trois mois plus tôt. Il lui est également possible de conserver ses titres en vue de percevoir un dividende, revenu annuel des actionnaires, déterminé en fonction du bénéfice distribuable de la firme et de la politique de rémunération des actionnaires définie par l'assemblée générale.

Les obligations

Ce sont des titres d'emprunt qui s'étalent sur une durée allant généralement de 5 à 15 ans. L'obligataire perçoit un intérêt déterminé lors de l'émission, pour toute la durée du prêt : c‘est-ce que l‘on appelle le « coupon régulier ». À ce titre, l'obligation est une valeur à revenu fixe, donc moins risquée que l'action qui ne génère qu'un revenu variable. L'obligataire est remboursé au terme du prêt de la valeur d'origine de la souscription, sauf faillite de la société.

Il existe trois types d'obligations : les emprunts d'État, les obligations privées, les obligations convertibles en actions. Les États émettent des obligations pour faire face à leurs dépenses, le plus souvent associées à un déficit budgétaire. Dans le cas de la France, il s'agit des obligations assimilables du Trésor (O.A.T.), mais d'autres nations recourent à l'épargne publique, notamment dans le cadre de l‘Union européenne. Les entreprises du secteur privé lancent également des emprunts obligataires surtout lors des phases de ralentissement du crédit bancaire. Enfin, les obligations convertibles sont des titres hybrides : l'obligataire peut se transformer en actionnaire en usant de son droit de conversion lui permettant d'échanger ses obligations contre des actions de la société émettrice de l'obligation.

Les produits collectifs

À la gestion individuelle sur le marché peut s'ajouter, ou se substituer, la gestion collective par le biais des OPCVM Ces derniers se répartissent en quatre grandes catégories en fonction de la nature des produits financiers qu'ils comprennent. On distingue les OPCVM monétaires, les OPCVM obligations, les OPCVM actions et les OPCVM diversifiés. Ils revêtent deux formes différentes : les sicav et les fonds communs de placement (FCP).

Les sicav (sociétés d'investissement à capital variable) ont été créées en 1964. Il s'agit de sociétés anonymes, financées à partir des parts souscrites par les épargnants. L'objectif du gérant de chaque sicav est de gérer un portefeuille collectif de valeurs mobilières. Le capital de la sicav est divisé en un certain nombre d'actions, variable en fonction des souscriptions et des retraits. La valeur de chaque sicav est calculée quotidiennement en fonction du cours des actions et des obligations qui constituent son portefeuille. On trouve sur le marché différents types de sicav (sicav monétaires, sicav obligataires, sicav en actions, etc.).

Les FCP, créés en 1979, se définissent comme une copropriété de valeurs mobilières, animée conjointement par une société de gestion des fonds et une société dépositaire des actifs. Les FCP ont des stratégies financières plus spécialisées que les sicav.

Les fonds de fonds constituent une catégorie de sicav ou de FCP qui investit, non pas directement en actions ou en obligations, mais dans d'autres sicav ou FCP.

Les produits dérivés

Les produits dérivés sont nés dans les années 1980 aux États-Unis. Ils ne sont pas liés à un achat ou une vente ferme de produits financiers, mais se présentent sous la forme de contrats d'option d'achat ou de vente à terme de ces mêmes produits. Ainsi, un investisseur achète un droit de transaction sur une action à un prix donné et durant un laps de temps déterminé (trois mois, six mois) au moment du contrat. Si le cours du titre évolue à la hausse, l'acquéreur fait valoir son droit à l'achat et bénéficie d'une plus-value.

Les produits dérivés font à leur tout l'objet de transactions sur leurs propres marchés (marché des produits dérivés). Les instruments financiers sur lesquels portent les transactions sont appelés « sous-jacents » (matières premières, actions et obligations, indices boursiers, devises). On distingue parmi les produits dérivés : les futures, les options et les warrants (bons de souscription).

La place de Paris au sein de NYSE-Euronext

Créé le 4 avril 2007, New York Stock Exchange-Euronext (NYSE-Euronext) résulte de la fusion de la Bourse de New York et d'Euronext, Bourse paneuropéenne qui réunit les places d'Amsterdam, de Bruxelles, de Paris et de Lisbonne, et à laquelle s'ajoute le Liffe (London International Financial Futures and Options Exchange). Il s'agit du plus grand groupe boursier mondial du fait de sa capitalisation globale et du volume de transactions qui y sont effectuées.

Les compartiments de la place de Paris

Euronext est composé de trois compartiments, qui répertorient les entreprises cotées en fonction de leur taille et de leur capitalisation boursière :

– Eurolist A, où sont cotées les valeurs des grandes entreprises (les blues chips), souvent à dimension internationale, dont la capitalisation est supérieure à 1 milliard d'euros ;

– Eurolist B, où sont cotées les entreprises dont la capitalisation est inférieure à 1 milliard d'euros et supérieure à 150 millions ;

– Eurolist C, où sont cotées les entreprises dont la capitalisation est inférieure à 150 millions d'euros.

La place de Paris permet également la cotation des sociétés de la zone euro et des sociétés internationales.

Alternext

En 2005, Euronext a lancé, sous le nom d'Alternext, un marché original, plus particulièrement destiné aux entreprises de dimension moyenne. Proposant des règles de cotation allégées, mais une protection minimale pour rassurer les investisseurs, il se situe à mi-chemin entre le marché libre – sans contraintes d'accès ni réelle protection des investisseurs – et l'Eurolist, aux conditions de fonctionnement qui demeurent sévères. Il est appelé à devenir un concurrent du dynamique Alternative Investment Market de la place de Londres.

Les acteurs de la place de Paris

Les investisseurs individuels

Les particuliers sont nombreux à orienter leur épargne vers les marchés boursiers. La diffusion croissante des organes de presse spécialisés de même que l'appel à l'épargne publique lors des diverses privatisations ont détourné une certaine partie du public des placements liquides traditionnels (comptes sur livret). Les ménages peuvent placer leurs liquidités soit de façon individuelle, en devenant actionnaires ou obligataires, soit de façon collective, en souscrivant des titres d'OPCVM.

Les entreprises

Dans le cadre de l'économie de marché de capitaux, les entreprises peuvent faire appel à l'épargne publique par l'émission de titres sur les marchés financiers. Les ressources ainsi obtenues leur permettent de financer leurs stratégies de développement. Parallèlement, comme n'importe quel investisseur, les sociétés sont détentrices de portefeuilles de valeurs mobilières. Elles préfèrent parfois investir en Bourse plutôt que d'investir en biens d'équipement ou de se lancer dans l'élaboration de nouveaux produits en période de ralentissement de la demande.

L'État

Par l'intermédiaire du Trésor public, l'État finance son déficit budgétaire ou certaines dépenses en émettant des bons du Trésor, souscrits par les particuliers, les entreprises, les banques et les agents économiques non résidents.

Les investisseurs institutionnels

Appelés familièrement les « zinzins », ils regroupent certaines catégories d'agents financiers ou d'institutions gérant d'importantes liquidités, telles les compagnies d'assurance, la Caisse des dépôts et consignations, les banques et les caisses de retraite. L'objectif de ces institutions est de faire fructifier les fonds qui proviennent de l'épargne des particuliers (assurance-vie, assurance-retraite).

Les agents économiques non résidents

Cette catégorie regroupe l'ensemble des investisseurs extérieurs à l'économie française, mais qui interviennent en achetant et en vendant des titres sur la place de Paris. On peut citer les ménages et les entreprises non résidents, mais surtout les investisseurs institutionnels non résidents. Parmi ces derniers, on trouve les fonds de pension, qui gèrent l'assurance-retraite dans les pays ne disposant pas d'un système de retraite par répartition (États-Unis, Royaume-Uni, Japon), les fonds d'investissement et les hedge funds, dont les opérations très volatiles et hautement spéculatives peuvent constituer un facteur notable de risque pour le système financier mondial.

Les indices boursiers de la place de Paris

Les indices boursiers ont pour fonction de synthétiser les évolutions des transactions sur titres. La place de Paris possède une gamme d'indices boursiers dont le rôle est de donner à tous les opérateurs des marchés financiers la tendance, à la hausse ou à la baisse, des valeurs cotées à partir d'un échantillon d'actions. À la Bourse de Paris, le CAC 40 est l'indice le plus médiatisé du marché français. Créé en juin 1988, le CAC 40 signifie « cotation assistée en continu », c'est-à-dire que sa valeur est calculée en continu, toutes les 30 secondes, chaque jour ouvrable de 9 heures à la clôture. Le CAC 40 est une construction statistique réalisée à partir des quarante actions françaises les plus représentatives d'Eurolist. Deux facteurs sont pris en considération : la capitalisation boursière, qui mesure le poids de l'entreprise, et l'importance du volume des actions échangées.

Deux autres indices permettent de rendre compte de la dynamique de la place de Paris : le SBF 120 et le SBF 250, correspondant chacun à un panel de 120 et 250 valeurs. Ces trois indices sont emboîtés les uns dans les autres. Ainsi, le SBF 120 contient les valeurs comprises dans le CAC 40 et le SBF 250, celles du SBF 120.  

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