Opération qui consiste à mettre en circulation une monnaie, un effet de commerce, un chèque, des actions ou des obligations, etc. (L'émission de la monnaie est une fonction de l'État souverain. En France, l'État confie à la Banque de France le privilège de l'émission de la monnaie et de sa diffusion pour le compte du Trésor.)
Production de signaux sonores ou visuels.
Programme ou tranche de programme de radio ou de télévision.
Manière de produire des sons vocaux avec tous les moyens techniques appropriés.
Émission électronique, projection d'électrons dans l'espace environnant par un corps porté à haute température.
Sortie hors d'un volcan de produits solides, liquides ou gazeux.
Émission acoustique, création spontanée d'ondes élastiques dans des matériaux soumis à des sollicitations d'origine mécanique, thermique ou chimique ; détection et analyse de ces ondes pour le contrôle non destructif des structures des matériaux.
Processus au cours duquel un système physique produit un flux de matière ou de rayonnement porteur d'énergie.
Émission de vœux, explicitation extérieure des vœux de religion.
Production de signaux, à l'entrée d'une voie de transmission.
Production de signaux rayonnés par une antenne alimentée par un émetteur, en vue d'assurer une radiocommunication ; ces signaux eux-mêmes.
En France, la Banque avait le privilège de l'émission du franc. C'est maintenant la Banque centrale européenne (B.C.E.), par l'intermédiaire du Système européen de banques centrales, qui a en charge l'émission des billets en euros, dont une partie sera imprimée à Chamalières (Puy-de-Dôme), les pièces de monnaie continuant à être frappées par les États sous le contrôle de la B.C.E.

Une émission électronique est obtenue lorsqu'une quantité d'énergie suffisamment importante est fournie à des électrons pour rompre la liaison qui les maintient autour du noyau d'un atome. Selon la nature de l'énergie apportée, on distingue différents types d'émissions, parmi lesquelles l'émission thermoélectrique, l'émission photoélectrique, l'émission par effet de champ électrique et l'émission secondaire.
L'énergie est apportée ici sous forme de chaleur. C'est Edison qui constata le premier, en 1884, qu'un métal chauffé émettait des électrons ; en effet, à partir d'une certaine température, l'énergie cinétique des électrons atteint une valeur suffisante pour que certains d'entre eux quittent le métal.
Cette émission est utilisée dans un grand nombre de tubes qui contiennent une électrode, appelée cathode, destinée à fournir des électrons.
Cette émission, également appelée émission photoélectronique ou photoémission, résulte d'un apport d'énergie aux électrons d'un corps à l'aide d'un rayonnement. Les photons du rayonnement transportent une quantité d'énergie élémentaire, appelée quantum, qui dépend de la fréquence de la radiation, et certains d'entre eux transmettent leur énergie à des électrons qui peuvent alors sortir du métal ; ce phénomène ne se produit, d'ailleurs, que si la fréquence de la radiation est suffisamment élevée. Cette émission est employée dans les tubes photoélectriques, qui comportent tous une photocathode, électrode métallique destinée à émettre des électrons lorsqu'on l'éclaire à l'aide de une ou de plusieurs radiations appropriées.
L'émission électronique résulte dans ce cas de l'application d'un champ électrique de grande valeur à la surface du corps émetteur. Dans ce champ, les électrons sont soumis à des forces très intenses et certains d'entre eux, qui ne sont pas attirés par le noyau de l'atome avec une force suffisante, sont arrachés. Cette émission électronique est mise en œuvre dans les tubes à cathode de mercure, tels les mutateurs et les ignitrons.
Elle se produit lorsqu'on bombarde une surface métallique par des électrons, appelés primaires, ou par des ions. Depuis longtemps, en effet, on a constaté qu'une plaque d'aluminium se charge positivement lorsqu'elle est bombardée par des électrons, bien que ceux-ci lui apportent une charge négative. Ce phénomène s'explique par le fait qu'il y a un départ d'électrons en nombre supérieur (électrons secondaires) à celui des électrons primaires reçus. Cette émission secondaire ne se produit que si la vitesse v de l'électron primaire est suffisante ; on remarque d'ailleurs que le taux d'émission secondaire varie avec cette vitesse v et qu'il est fonction de la nature du corps bombardé, alors qu'il ne dépend pas de la température de ce dernier (le taux d'émission secondaire représente le nombre moyen d'électrons secondaires arrachés par le choc d'un électron primaire). L'émission secondaire se produit dans la plupart des tubes électroniques, mais comme dans ces tubes c'est l'anode qui constitue la cible, les électrons secondaires sont aussitôt rappelés vers elle et le phénomène passe inaperçu. Cette émission est employée dans les photomultiplicateurs pour obtenir une amplification de courant, et dans les tubes cathodiques pour décharger les écrans fluorescents.

À l'échelle atomique, l'absorption et l'émission d'un photon par un atome correspondent à deux transitions, inverses l'une de l'autre, entre deux niveaux d'énergie différents. L'absorption, nécessitant un apport d'énergie, se traduit par la transition d'un niveau d'énergie donné à un niveau d'énergie plus élevé. L'émission électromagnétique (spontanée ou induite) se traduit par la transition inverse, l'atome revenant à un état plus stable.
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