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voluntary

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Terme anglais qui désigne une pièce d'orgue jouée avant ou après l'office religieux, mais qui n'en fait pas intégralement partie.

Les premiers voluntaries remontent au début du xvie siècle ; ce sont de courts morceaux d'orgue construits sur le thème d'une messe donnée. Avec la Réforme, nombre de pièces de Byrd ou de Gibbons intitulées « In nomine », fantaisies ou préludes seront utilisées comme voluntaries malgré leur coupe profane et cela, d'autant plus facilement que les orgues anglaises ne comporteront pas de pédaliers avant les dernières décennies du xviiie siècle.

L'Angleterre purcellienne connaîtra des « middle voluntaries » destinés à être exécutés durant le service religieux ; c'est aussi l'époque où l'emploi du voluntary au théâtre provoque des réactions scandalisées telles que celle du Spectator qui, en mars 1712, critique « les joyeuses fins de tragédies et leurs voluntaries sautillants ». La vague de piété qui suivra le renouveau méthodiste, puis le retour aux sources recherché par l'Église victorienne, redonneront au voluntary toute sa splendeur liturgique.

Parmi les compositeurs qui se sont illustrés dans ce genre, il faut citer, avec Purcell lui-même, John Stanley, Benjamin Cooke, et surtout les deux Wesley, neveu et petit-neveu du grand réformateur religieux, et organistes prestigieux de l'Angleterre du xixe siècle.