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thesis

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la musique ».

Mot grec signifiant « posé » et qui s'oppose à arsis qui signifie « levé ».

L'usage actuel le plus fréquent attribue au posé (thesis) l'appui rythmique dont le levé (arsis) n'est que la préparation ou la répercussion, mais cet usage n'est pas universel et d'innombrables discussions n'ont cessé d'avoir cours sur ce sujet. Si l'on se réfère à la gestique de la battue de mesure, on constate que l'école n'a cessé d'enseigner la coïncidence de l'appui (→ ICTUS) avec le geste de descente de la main, alors que beaucoup, instinctivement, pratiquent l'assimilation inverse. Si l'on se réfère à l'écriture musicale, la conclusion est analogue : on enseigne la coïncidence du « temps fort » avec le premier temps de la mesure, après la barre, alors que le phrasé exige souvent le déplacement de l'appui de cet emplacement (thesis) à l'anacrouse arsique. L'ancienne battue de mesure se faisait volontiers de gauche à droite et vice versa, en arc de cercle, ce qui excluait toute distinction entre arsis et thesis.

Ces deux termes sont parfois employés en métrique ; ils signifient alors simplement élévation ou abaissement de la voix.

On appelait autrefois fugue par arsis et thesis un genre particulier de fugue, dit aussi contre-fugue, dans lequel à l'exposition du sujet correspondait une réponse par renversement du sujet. Bach a inclus des contre-fugues de ce genre dans son Art de la fugue.